Un dimanche à Esperanzah! ou le tour du monde en un demi-dernier jour

Vendredi 4 août, l’Abbaye de Floreffe s’apprêtait à ouvrir ses portes à près de 35 000 festivaliers prêts à en découdre avec une programmation toujours aussi éclectique. Au programme, trois jours de musique métissée, de binouse bio et de good vibes ! Retour sur une dernière journée qui a vu les nuages déserter le ciel pour un soleil presque agressif !

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© Benoit Demazy

15h55, à peine arrivés, nous sommes assaillis de partout par des dizaines de bombes à eau qui fusent dans une seule et même direction : le visage d’un homme mystère étalé sur les murs à l’entrée du festival. Qui est-il ? Aucune idée ! Sans doute l’incarnation du capitalisme. Les festivaliers ne se posent pas de question en tout cas, trop heureux de pouvoir balancer leurs ballons en pleine face de notre homme ou de leurs amis !

© Alexis Seny

Il est déjà temps de rejoindre la scène Alpha pour aller applaudir Yallah Bye!. Il ne faut pas longtemps pour que la magie opère, au carrefour des cultures, entre Tunisie et Hongrie. Sur scène, Jahwar Basti, que l’on a pu apprécier en solo dans un genre plus folk, mêle avec brio chaâbi et électro, le tout brillamment survolé par la voix de la chanteuse et icone rom Mónika « Mitsou » Miczura. Nous vivons un moment planant, hors du temps et des frontières, la découverte est grande et belle.

© Alexis Seny

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17h, l’heure est aux retrouvailles avec ces génies rocambolesques que sont les Hello Girls. La recette de leur succès n’a pas changé : des crêpes, du chocolat, de la crème fraîche et… une ambiance délirante et électrique ! Secouez le tout au son d’une musique tonitruante, ajoutez une pincée de Mad Max à la sauce lapins… crétins et surtout criez. Il n’y a pas à discuter, la performance de cette année était encore barrée à souhait mais, c’est bien pour ça qu’on les aime car ils ont l’art de transformer une banale distribution de crêpes en attractions à sensations fortes.

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Les crêpes digérées, nous rejoignons les jardins. Après avoir découvert une Tunisie saupoudrée de culture Hongroise, nous voici happés par le charme fou de l’Afrique. Continent représenté aujourd’hui par Hindi Zahra et Fatoumata Diawara qui viennent tout juste de prendre possession de la scène sous les auspices d’un ciel radieux. C’est la rencontre providentielle de deux univers, amorcée il y a dix ans, sur les planches de l’Olympic Café à Paris. On ne peut qu’être conquis par ces deux demoiselles au talent et aux messages universels. « Ouvrez les frontières, les gens voyageront puis ils finiront par revenir à la maison. Parce que rien ne vaut la maison ! »

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© Benoit Demazy
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© Benoit Demazy

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C’est sur ses paroles sages que nous sautons de le mythique petit train pour migrer vers la scène Futuro où l’enthousiasme des Lucky Chops a déjà embrasé le public. Une bien belle révélation, tout en groove et puissance qui aura su conquérir le public floreffois.

© Benoit Demazy

Le prochain artiste que nous allons applaudir du côté des jardins nous ramènera dans notre beau pays. On a déjà pu l’apercevoir dans la foule, appréciant le concert ds Yallah Bye!, comme un festivalier normal, mais cette fois ces de l’autre côté de la barrière qu’Ozark Henry prendra place, pieds nus. Ambassadeur de bonne volonté aux Nations Unies, engagé contre la traite des êtres humains, c’est un artiste aux multiples facettes que nous avons là, rendant hommage à un festival, lui aussi, engagé. Atmosphérique de bout en bout, Ozark offre à son public un moment hors du temps. Les messages conscients planent dans l’air dictés par la voix hypnotique de ce David Bowie à la belge. Il nous emmènera avec lui, tout en douceur, jusqu’au climax de ce concert, résidant dans deux morceaux incontournables, This One’s For You et Sacrifice. Et s’il quitte la scène en prince, c’est pour mieux retourner de l’autre côté des barrière où les fans l’attendent, pour échanger quelques mots ou partager un selfie. Ils ne seront pas déçus, le Gantois sait recevoir et donner.

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© Benoit Demazy

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21h30, un long voyage nous attend. Nous traversons le Pacifique pour rejoindre l’Australie. Deux malabars nous attendent sur la scène Alpha, Jack and Pat Pierce, des jumeaux, officiant sous le nom, pas très original avouons-le, de Pierce Brothers. L’énergie est au rendez-vous, la folk aussi, un peu trop semblable à celle de Mumford and Sons ou John Butler Trio au début, mais réussit à s’en affranchir au bout du compte. Peu à peu, la patte des Pierce Brothers prend forme et c’est un réel plaisir de partager ce moment musical avec eux. Un coup de cœur ? Peut-être bien !

© Alexis Seny

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Et c’est sur cette folk venue du pays des kangourous que nous terminons notre périple autour du monde. Certes la soirée est encore loin d’être finie, il y aura encore French Kiwi Juice, Keny Arkana ou encore Panda DUB mais ce soir, ce n’est pas la musique qui aura eu raison de nous, mais bien la fatigue. Promis, on reviendra l’année prochaine, en grande forme !

© Alexis Seny

Le festival en images avec les photos de Benoit :

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