(D)étonnant ! Le réalisateur de Dikkenek, Olivier Van Hoofstadt, embarque sur l’Arcadia pour réaliser Albator en prises de vues réelles

En 2019, Albator fêtera ses cinquante ans, comme Valérian fête les siens cette année. Quinqua ne veut pas dire ringard et le corsaire de l’espace créé, sous le nom d’Harlock et d’abord en manga, par Leiji Matsumoto, n’en finit plus de passer et repasser au-dessus de notre tête, dans ce space-opera mythologique et d’anthologie. Avec un nouveau projet de grande envergure en ligne de mire : une adaptation « live action » pour le grand écran de ce formidable Dark Knight spatial.

Non content d’avoir cinquante ans (et à l’heure où les modes passent, c’est un exploit), Albator fêtera aussi bientôt ses quarante ans de présence à l’écran. Sur le petit puis sur le grand, un média qui lui aura permis d’ouvrir les horizons, de passer les frontières et de passer de 2947 aux dernières décennies des années 1900 et de franchir avec brio, et sans bug, l’an 2000, de séries en métrages. Si bien que notre pirate borgne continue son épopée cinématographique avec l’accent… belge, pour ne pas dire brusseleir. « Si aujourd’hui tu ressembles plus à Albator qu’à Candy… » qu’elle disait, la Marion Cotillard, dans Dikkenek.

Vous auriez imaginé faire le pas entre Dikkenek et Albator ???

Car après un dernier film d’animation en 2013, Albator est plus que jamais dans l’air du temps et du grand écran. Parallèlement à la trilogie animée (consacrée successivement à Emeraldas, Albator et Maetel) annoncée en grande pompe à la Japan Expo parisienne, c’est une surprise du chef qui nous attendait quelques mois plus tard.

© Matsumoto

Profitant d’une fin de dimanche estival, le réalisateur belge Olivier Van Hoofstadt a en effet créé la surprise sur son profil Facebook en changeant sa photo de profil pour un dessin reconnaissable au premier coup d’oeil du héros de l’espace avant de publier une autre photo assortie du commentaire court mais étincelant : « Trop fier de vous annoncer cette bonne nouvelle ! » Sur la photo, pas d’équivoque : la fiche d’un film, secret jusqu’ici, en cours d’élaboration sur le site de l’Internet Movie Data Base. Space pirate Captain Harlock serait ainsi en préparation pour une sortie dans le courant de 2020. Si rien n’est connu sur le casting de chair et d’os (une première pour le flibustier science-fictionnel), on sait que le réalisateur sait s’entourer et que, dans l’adaptation du manga, c’est Luc Brunschwig (bien connu des bédéphiles puisqu’auteur, entre autres, de La Mémoire dans les poches, d’Urban ou d’adaptations et reprises comme Holmes, Mic Mac Adam et… Bob Morane) qui se charge du scénario. Ce nouveau film coïncide-t-il avec l’annonce, plus tôt cette année, par Film World Studios llc de l’acquisition des droits du manga (et seulement du manga!) de Matsumoto en vue de la mise en chantier d’un film live ?  

Toujours est-il que si l’on sait que Jean-Pierre Dionnet a longtemps tenté d’adapter Albator (avec Olivier… Dahan) sans succès, on s’attendait sans doute plus à avoir un Christophe Gans à la barre. Mauvaise pioche, donc, puisque c’est Olivier Van Hoofstadt qui se chargera de ce film, apriori à des lieues de Dikkenek, son énorme fait d’arme devenu culte avec un casting royal (normal, pour un belge). On ne pouvait pas savoir qu’en dégoupillant la réplique « Va t’faire refaire, alien », Olivier s’en approcherait méchamment, de ces aliens. De là, à voir François « L’embrouille » Damiens dans le rôle du corsaire ?

No way, il ne faut pas oublier que Van Hoofstadt avait su réussir sa passe de deux dans un tout autre genre avec « Go Fast », un film sans humour mais dégageant une nervosité imparable et vous envoyant valser dans le décor, aux côtés d’Olivier Gourmet et Roshdy Zem.

Signe que le ketje de Bruxelles a plus d’une corde à son arc même si, depuis 2008, la chance n’a pas vraiment souri à ses projets ambitieux qu’on espère bien voir un jour (Sketté, présenté à l’époque comme « la vie dans tous ses états. Des vies qui s’entrecroisent pour ne former qu’une seule et même histoire. Une histoire visitée par une force d’autodérision qui a le pouvoir de faire rire le public mais aussi de le toucher, et qui s’appuie sur un élément clé : l’humain. » Ou Steve, « l’histoire d’une montre qui passe de main en main. Mais ce n’est pas n’importe quelle montre, c’est la montre de Steve McQueen. Et Steve, c’est aussi le nom d’un trou de cul de Jette qui a un club de tir et qui a tout de Steve McQueen: la bagnole Mustang, le buggy, les fringues… et qui veut cette montre. Sa seule obsession, c’est de la mettre à son poignet.« ). Espérons que cet Albator propulsera pour de bon ce réalisateur attachant et créatif en diable qui nous est revenu, l’année passée, avec A/K, un court-métrage à nouveau décapant présenté à Cannes. Bref, on ne manquera pas de suivre tout ça !

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