Les Ardentes (Part One) – de coups de chaud en coup de cœur, l’éclectisme au rendez-vous !

Samedi 8 juillet, j’arrive à Liège, c’est ma première édition de ce festival, certes pas à côté de la porte pour une bruxelloise, mais quand on aime, on ne compte pas ! Et en parlant de chiffres, 80.000 festivaliers au compteur pour cette édition, ce n’est pas rien !

À peine arrivée et déjà un premier concert à shooter, celui de Jacle Bow ; J’ai bien cru le rater, j’avais sous-estimé le temps de marche pour arriver jusqu’à l’Open Air (entendez par là la grande scène). On ne m’y reprendra plus !

Jacle Bow @ Les Ardentes 08/07/2017 © ManuGo Photography

Ça fait plaisir de voir ce groupe pop-rock accrocheur entonner des titres tout droit sortis des 70’s. En tout cas, les festivaliers présents, même si peu nombreux en ce tout début de journée, ne s’y trompent pas, « Suit Yourself » et les titres qui suivent, ça le fait et même plutôt bien.

J’hésite entre aller voir OJBM et Kel Assouf, tous deux programmés en même temps sur des scènes différentes fort heureusement proches l’une de l’autre, ce qui me permettra de faire les deux mais sans m’attarder. Après les 3 titres du premier, je file voir l’autre.

Kel Assouf, je connaissais un peu. On ressent parfaitement l’influence rock mêlée à la musique traditionnelle Touareg. Hanana Harouna et son groupe ont d’ailleurs un agenda bien rempli ; ils sillonnent les routes d’Europe et d’Afrique en se posant sur plusieurs festivals cette année. Vite, il faut se dépêcher, OJBM a déjà bien commencé. Ce groupe combine rap et chant tantôt en français, tantôt en anglais ; ils n’en sont pas à leur premier festival. J’ai du mal à accrocher, pas que leur musique soit mauvaise mais ce n’est pas à mon goût tout simplement.

Kel Assouf @ Les Ardentes 08/07/2017 © ManuGo Photography

C’est au tour de Mountain Bike d’entrer en scène. J’ai déjà eu l’occasion de les prendre en photo. On se laisse facilement entraîner sur leur rock des sixties aux notes psychédéliques, ce qui leur donne un côté moderne  assez sympathique.

Une petite pause au point presse derrière l’Open Air, c’est qu’il fait plutôt chaud et « soif », avant d’aller rejoindre The Pirouettes.  Je suis assez curieuse, je ne les connais pas du tout. Un camarade photographe me dit que c’est un couple d’amoureux à la scène comme à la ville. Léo et Vickie font de la pop électro chantée en français. Dommage que je ne puisse pas m’attarder un peu sur ce groupe que je trouve fort intéressant mais Warhaus va commencer son set et hors de question de le rater.

Warhaus @ Les Ardentes 08/07/2017 © ManuGo Photography

J’aime beaucoup ce qu’il fait. Je trouve que ce projet solo lui va parfaitement bien. Le public est au rendez-vous pour acclamer le leader si charismatique de Balthazar. Je me laisse emporter au son de Love’s A Stranger, cette petite merveille avec ce côté hypnotique qui n’est pas sans rappeler Nick Cave, tout c’que j’aime.

Changement de style, on part shooter Caballero & Jeanjass venus présenter leur nouvel album ainsi que de Paradis, duo électro house et ensuite place à l’énergie indescriptible de La Femme. Il me tardait de voir ce groupe depuis un moment. Le public ne reste pas longtemps indifférent face à cette danseuse en tenue légère laissant apparaître une poitrine généreuse et des aisselles non épilées dans des mouvements de corps ondulant. Une provocation peut-être, ou alors un réel désir de laisser faire la nature sans la contrer. « Où va le monde » et « Si un jour » restent en tête une fois le frontstage quitté.

La Femme @ Les Ardentes 08/07/2017 © ManuGo Photography

Je ne veux pas rater  le rappeur Georgio car même si je ne suis pas du tout fan de rap, je sais de quoi il est capable ayant eu l’occasion de le shooter lors de plusieurs festivals l’an dernier.  Mes impressions cette année sont les mêmes, je suis tout aussi touchée par les textes qu’il nous propose que par ce charisme à fleur de peau qui se dégage de ce jeune homme. Il n’en fait jamais trop mais juste ce qu’il faut.

Une pause repas est la bienvenue après cette après-midi intense et aussi quelques clichés dans les allées du Festival car les Ardentes ce n’est pas que la musique mais toute une ambiance autour qu’il est bon de capter.

Il est déjà 21h00, c’est au tour de Mac Miller de se produire sur l’Open Air. Je n’accroche pas mais par contre sur un plan plus personnel, j’apprécie sa lutte anti-Trump. Pour ce qui est de The Experimental Tropic Blues Band qui joue sur la scène Rambla, qu’on aime ou qu’on déteste, le trio liégeois ne peut laisser de marbre.

Pas le temps de m’attarder, ça va être au tour de Placebo. Mon réflex est fin prêt et la foule aussi. Coup de cœur assuré pour Brian Molko et ses musiciens qui ont allumé l’Open Air ce samedi soir de leurs envolées glam. Fan inconditionnelle j’étais, fan inconditionnelle je reste… Pur bonheur que de réentendre des titres plus anciens qu’ils n’avaient plus joué depuis bientôt 10 ans.

Placebo @ Les Ardentes 08/07/2017 © ManuGo Photography

Je clôture cette journée intense de photos par Kenji Minogue. Ce binôme féminin électro totalement déjanté est un délice à regarder tant qu’à shooter. Ça valait la peine de ne pas les louper.

Je reprends la route vers Bruxelles car dimanche sera également intense. Dans ma tête, quelques irrésistibles coups de cœur : Warhaus, La Femme, Georgio, Placebo et Kenji Minogue, des ovnis dans leur propre univers. Et si les mots s’arrêtent, il n’y a plus qu’à laisser parler les images !

 

 

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