Impérial à l’AB, Slayer a rasé tout sur son passage et n’a laissé aucun survivant !

Quand on parle de trash metal on pense indubitablement à Slayer. Actif depuis 1981, le band américain s’est érigé en un peu plus de trois décennies en porte-drapeau incontestable du genre. Une machine de guerre bien rodée qui a vendu plus de trente cinq millions d’albums dans le monde et qui continue inlassablement à remplir les salles. Mardi dernier devant une Ancienne Belgique sold out depuis des semaines, le Tueur n’a épargné personne !

Slayer © Jean-Pierre Vanderlinden

Lorsque Slayer sort en 1986 son mythique album « Reign of Blood »,  il écrit une page importante de l’histoire du metal. Considéré avec le «  Master of Puppets » de Metallica comme un des chefs-d’oeuvre du genre, l’album cartonne et apporte au combo un statut de groupe culte. Aujourd’hui malgré le départ de Dave Lombardo remplacé par Paul Bostaph et le décès de Jeff Hanneman en 2013, Slayer, emmené par le charismatique Tom Araya ( bass, vocals), le tueur à la six cordes Kerry King (guitar) et son acolyte Gary Holt (guitare), continue à écrire l’histoire du trash metal en multipliant les prestations cinq étoiles comme le concert que nous avons vécu ce 13 juin.

Slayer © Jean-Pierre Vanderlinden

Puissance phénoménale, son impeccable, musiciens généreux et lightshow fabuleux, c’est à un sans faute que le groupe nous a conviés dans une ambiance de feu.

Slayer © Jean-Pierre Vanderlinden

Avec ce style musical particulier qui le caractérise et ces tremolo-picking chers à Kerry King le band enclenche le turbo et démarre son set avec «  Repentless » suivi de «  The Antechrist », pour le clôturer en beauté nonante minutes plus tard avec des brûlots comme «  Raining Blood » , «  Chemical Warfare » et «  Angel of Death ». En tout vingt titres démentiels d’une sauvagerie extrême interprétés magistralement. Car pour celui qui maîtrise un tant soi peu le genre, Slayer est un groupe hyper talentueux composé de solides musiciens.

Slayer © Jean-Pierre Vanderlinden

Plusieurs musicologues et musiciens ont noté le rôle du « triton »  dans le heavy metal, un intervalle dissonant résultant de l’adjonction d’une fondamentale à une quarte augmentée qu’on retrouve chez des compositeurs classiques comme Gounod, Lizt, Berlioz, Bartok, Stravinski ou Schönberg. Cette intervalle fut d’ailleurs baptisée  » Diabolos in Musica » et exclue par les moines dans la musique médiévale pour raison de bon goût musical et morale chrétienne. La boucle est donc bouclée. Étonnant non ?

Slayer © Jean-Pierre Vanderlinden

Bref, Slayer c’est du lourd et c’est du tout bon, et ce concert de l’AB fut certainement un des meilleurs du groupe qu’il m’ait été donné de voir depuis dix ans. Comme quoi, même si pour des raisons de fragilité dorsale Tom Araya ne nous sert plus son headbanging légendaire, les dieux du metal en ont toujours sous le pied et ne sont pas prêts à jeter l’éponge.

Slayer © Jean-Pierre Vanderlinden

Une fois de plus les absents ont eu tort, ce concert ne fut rien moins qu’une tuerie ! Quoi de plus normal quand on s’appelle Slayer d’ailleurs…

Texte et photos Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER.

Setlist :

  1. Intro
    (Delusions of Saviour)

 

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