Malec, « Kakkoï » et auteur de BD au Japon : « Dans mes strips, si la forme peut paraître extravagante, stupide, ou même incroyable, le fond est toujours vrai »

C’est fou l’art quand même. Il y a quelques jours, Delaf et Dubuc nous emmenaient au Québec et, cette fois, par la magie d’internet encore une fois, c’est Malec qui nous emmène dans son monde délirant et au Japon. L’occasion d’en savoir un peu plus sur ce blogueur, youtubeur, storyboarder, turbo-utilisateur et désormais auteur de BD. Le monde à Malec, c’est son premier album, une porte ouverte sur le monde de ce touche-à-tout « hyperkinétique. Nous lui avons posé pas mal de questions. Mais avant ça, musique !

Bonjour Malec. Avant toute chose, c’est votre premier album BD. Ça vous fait quoi ? Vous touchez un rêve du doigt ?

Coucou ! Bah a la base, mon rêve, c’était d’être pilote de chasse. J’ai abandonné cette idée assez tôt. Après quoi, j’ai voulu faire de la BD. Puis, on m’a conseillé de faire de l’animation parce que la bd ne paye pas. J’ai, au final, eu l’occasion de faire de la BD un peu par hasard. On va dire que je reviens un peu à mes premières envies. Donc oui, je suis content.

Vous appelez tout le monde « tonton », pourquoi ? Je peux vous appeler tonton, alors ?

Bien sûr, tonton ! Avec plaisir. En fait, ça vient d’un très bon pote avec qui je traînais sur Tokyo. Il s’appelle Karim et lui m’appelait tonton. Très vite, on s’est tous mis a s’appeler tonton dans le groupe, comme on emploierait « poto » ou « mec », et du coup c’est resté !

© Malec

J’ai réellement appris à vous connaître avec cet album. Bien sûr, j’avais déjà vu passé l’un ou l’autre de vos dessins sur les réseaux sociaux, sans aller plus loin. Car avant cet album, vous n’avez pas chômé, tour à tour Youtubeur, storyboardeur pour l’animation, animateur des réseaux sociaux… Mais avant toute chose, que doit-on savoir sur vous ?

Bah je suis Malec, Francais exilé au Japon et marié a une Sud-Coréenne du sud. J’aime les chiens et les chips au vinaigre. Je fais de la boxe aussi, et je sais dire plein de gros mots en coréen.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire du dessin ? Et de la BD ? Quels sont vos maîtres et y’a-t-il des bandes dessinées qui vous ont convaincu de faire ce métier ?

Je sais plus trop pourquoi j’ai eu envie de dessiner honnêtement. Peut-être que je saoulais ma mère et qu’elle m’a mis des crayons entre les mains pour avoir la paix ! Comme je le disais, je voulais faire de la bd et puis je me suis dirigé vers l’animation. Je suis tombé dans le storyboard car j’étais convaincu de ne pas avoir le niveau pour faire de l’animation à l’époque. Et comme le storyboard est un métier complet qui permet de perfectionner son dessin, son sens de la mise en scène et du mouvement, avec en plus un salaire correct, je suis resté dans cette branche. Et je suis parti au Japon faire du dessin anime.

© Malec

J’ai eu envie de revenir a la BD car j’en ai eu marre de n’être qu’un écrou dans la gigantesque machine qu’est la production d’un dessin anime. Je voulais être reconnu en tant qu’auteur et produire mon propre contenu personnel. Du coup lorsqu’on m’a proposé de mettre mes aventures en BD, ça m’a tout de suite intéressé.

Au niveau de mes influences, Bastien Vives a été une étape dans ma carrière artistique, tant au niveau de l’humour que du dessin. Quant à mes plus grandes inspirations et maîtres de la bd tous genres confondus, ils sont à chercher du côté de Carl Barks et Don Rosa, les maîtres des canards. Riad Sattouf m’a également beaucoup inspiré pour aller à l’essentiel dans la silhouette et les expressions.

Du coup, quel a été votre cursus, votre apprentissage des arts graphiques ?

Après avoir obtenu un bac S très médiocre (10,1 de moyenne), j’ai travaillé un an à l’usine pour payer mes études (en partie) à l’école Pivaut à Nantes dans la section dessin d’animation, de 2003 a 2006.

© Malec

À partir de quel moment avez-vous décidé de vous mettre en scène, de publier sur internet des strips vous prenant comme héros dans des aventures plus ou moins réelles ? Facile à faire ? 

J’ai décidé de me mettre en scène en 2011. Avant ça, j’étais très occupé par le travail et encore en phase d’apprentissage artistique professionnel et personnel. Du coup, grâce à Balak, j’ai découvert le Turbomedia qui est une proposition de lecture d’histoire en format numérique, et j’ai eu envie de mettre mes histoires de couple en scène. Je n’ai quasiment fait que du turbomedia jusqu’en 2013, puis, déçu du manque de retour et d’enthousiasme du public pour ce format et mes propres histoires, j’ai décidé de me mettre aux vidéos Youtube. Toujours en mettant mes histoires en scène avec ma femme dans des vidéos live. Encore une fois, le succès n’ayant pas été au rendez-vous, j’ai continué de faire des vidéos mais cette fois-ci en dessins animés (rap fighter).

À l’époque, j’étais très découragé par le manque de reconnaissance comparé au temps de travail que cela représentait. Mais j’aimais faire des dessin animés ! Du coup, j’ai continué, et puis un jour je me suis dit que ça pourrait être intéressant de dessiner ma vie de couple au Japon dans des strips courts. Les gens étant de plus en plus habitués à consommer des choses rapidement, les strips m’ont semblé être le format le plus adapté. Et là, les retours sont devenus plus importants, mes raps ont commencé à marcher également, donc j’ai continué dans cette voie.

Doit-on abandonner une certaine pudeur pour le faire ? Trouver le bon ton ?

Me mettre en scène avec ma femme, ce n’est pas très compliqué. Il me suffit juste d’appuyer quelques traits de caractère, m’inspirer de notre vie, et hop. Tout vient tout seul. Et puis ma femme ne lit pas encore très bien le français… donc pas de risque de me faire disputer si je vais trop loin. (rires)

© Malec chez Delcourt

Parce que votre femme, c’est l’attachante, émotive et pourtant si forte en caractère, Kirika. Vous n’hésitez pas à la charrier et à la tourner en dérision. Lui demandez-vous son accord pour certains gags ? Avec des limites à ne pas franchir ?

Non, je ne lui demande jamais son avis. Souvent elle peste parce qu’elle croit que les gens vont vraiment croire qu’elle est comme ça (et elle a raison, d’ailleurs!) mais je lui rabâche tout le temps la même chose : c’est de la bd, c’est marrant, et puis si t’es pas contente, fallait pas te marier avec un artiste frustré ! (Rires)

Enfin pour vous faire pardonner, vous avez laissé Kirika réaliser quatre planches ! Concluant ?

Oui ! J’ai été très surpris. Je ne pensais pas qu’elle pouvait dessiner aussi bien ! Ahaha !

© Malec chez Delcourt

Mais dites-moi, êtes-vous aussi exubérant et hyperkinétique dans la vie réelle que dans vos planches ?

Tous ceux qui me connaissent me traitent de fou. Et ceux qui me connaissent pas… aussi. Je suis une vraie pile électrique, j’ai toujours besoin de faire un milliard de choses, de parler et tester des nouvelles choses. Mon personnage ne me ressemble pas physiquement, mais psychologiquement, bien !

Comment avez-vous trouvé votre patte, hybride entre manga et franco-belge, souvent minimaliste dans les décors mais tellement reconnaissable ?

J’ai toujours été un énorme consommateur de BD franco belge : Boule et Bill, Cédric, Le journal de Mickey, les Schtroumpfs, etc. J’ai découvert le manga avec « Noritaka » lorsque j’avais 12 ans mais je consommais bien plus de bd classique que de mangas. Du coup je ne me suis intéressé au manga et à ses codes vraiment sur le tard.

Dans mon métier de storyboarder, on nous oblige à dessiner vite tout en étant précis et clair. J’ai énormément travaillé dans la silhouette et dans des dessins aux traits simples, par gain de temps. Tout ça combiné a fini par me donner mon style actuel, j’imagine.

© Malec

Des dessins publiés sur Facebook sont-ils publiables dans un album, sans transition ? Ou faites-vous certaines modifications ? Quand vous utilisez Turbomédia (kézako, d’ailleurs ?), ça devient nettement plus casse-tête d’adapter vos histoires sur des planches fixes, non ? Cela signifie-t-il que le format album est dépassé ?

Alors, pour mon album, j’ai du construire toute une histoire autour de mes strips qui avaient éte publiés précédemment sur Facebook. Ce fut un exercice intéressant avec une vraie histoire, et donc un début et une fin. Au final, mon album ne contient que 40 % de strips déjà existants sur Facebook. Tout le reste c’est de la création !

Le turbomedia, pour moi, ça reste un média adapté à la lecture sur smartphone ou ordinateur. Un clic gauche pour reculer, un clic droit pour avancer. D’ailleurs dans mon album, il n’y a aucune adaptation de turbomedia à l’intérieur. Le turbomedia, ça doit rester pour le numérique. Pour découvrir mes créations, je ne peux que vous inviter à aller sur turbointeractive.fr, un site tenu par Batraf, qui regroupe tous mes turbomedias et ceux de plein d’autres auteurs talentueux et motivés !

Cet album est votre premier du genre. Vous sentez-vous comme un nouveau venu, pour autant ? Difficile, le monde de la BD ? De trouver sa place parmi tant de parutions ?

Oui complètement. Je me suis rendu compte que malgré la petite notoriété que je peux avoir sur le net avec mes vidéos et mes dessins, je suis quasiment un inconnu dans le monde de la BD. Tout le travail reste à faire, et c’est intéressant ! C’est un nouvel univers à explorer !

© Malec

Quand j’ai commencé ma carrière de youtuber, je voulais faire un million de vues pour une video. J’y suis parvenu. Alors, pourquoi ne pas se mettre des objectifs similaires dans le monde de la bd ? Si j’arrive à vendre 5000 albums de ma BD « Le monde à Malec », ce sera une énorme victoire pour moi. Plus de 4000 albums sortent sur une année : difficile de se faire sa place mais bon ! On dit que le travail paye, alors travaillons. (il sourit)

Les éditeurs démarchent-ils d’ailleurs un blogueur comme ils le feraient avec un auteur « normal » et pas forcément actif sur le web ? 

Ce qui peut rebuter un éditeur, c’est de ne pas savoir vers quoi l’auteur va. Avec des choses déjà publiées sur le net, on a une image assez précise du contenu final. En plus, si une communauté est déjà présente, l’éditeur se sent plus en confiance. Il se dit peut-être qu’il pourra en vendre un minimum (même si ça ne se vérifie pas toujours).

© Malec chez Delcourt

Au Japon, le monde éditorial est-il différent ? Les auteurs ont-ils plus facile à vivre de leur art ? La BD/Manga est-elle plus innovante ?

Au Japon, je n’ai travaillé que dans le monde de l’animation, donc je ne suis pas certain de ce que j’avance . Mais de ce que j’ai lu et entendu, le métier de mangaka est extrêmement difficile et mal payé. Tout est affaire de passion. Avec les prépublications dans les magazines tels que les « shounen jump », ce sont les lecteurs qui décident des séries à garder grâce à un système de vote. Du coup, les auteurs ont une pression directe, et ils peuvent sauter du jour au lendemain si leur série ne marche pas.

Aujourd’hui, où vivez-vous ?

Sur internet et dans toutes les bonnes librairies !

Il est beaucoup question du Japon ? Que représente ce pays pour vous ? Avez-vous réfléchi à deux fois quand vous avez eu la possibilité d’y partir ? Un rêve de gosse ?

Le Japon, ce fut une opportunité. Je n’avais jamais pensé à partir habiter au japon, je ne suis même pas sûr d’avoir su ou ça se trouvait a l’époque ! hahaha Du coup, quand j’ai rencontré Eddie Mehong qui m’a parlé du Japon, j’ai sauté sur l’occas’. Je me suis dit, c’est l’aventure, c’est un monde nouveau, c’est super, il faut y aller !

© Malec

Qu’est-ce qui marque le plus quand on y arrive ? S’immisce-t-on facilement dans cette culture très différente de la nôtre ? Des différences aussi entre le rêve, l’idée que vous vous faisiez de ce pays, et la réalité ?

Alors le Japon, je ne me faisais aucune idée dessus. Je suis arrivé complètement vierge dans ce pays lointain qu’est le Japon. Je n’étais pas spécialement intéressé par ce pays avant d’y aller. Mais, lorsque je suis arrivé là-bas, ça a été un choc pour plusieurs raisons : l’absence d’étranger (à l’époque, il n’y avait pratiquement pas d’étrangers), la propreté, le sentiment d’insécurité réduit à son plus simple appareil et le dépaysement à tous les points de vue : culinaire, architectural et social.

J’ai également été frappé par la gentillesse et la politesse des Japonais. Au début, la barrière de la langue a été un gros obstacle pour tisser des liens sociaux. Mais, très vite, à force de travail, de sorties et de copines, j’ai vite progressé et pu m’intégrer progressivement.

© Malec

Car au Japon, s’il y a une chose essentielle à savoir, c’est que 99 % de la population ne parle QUE le japonais (j’exagère à peine). Du coup, il est extrêmement conseillé d’apprendre le japonais si l’on souhaite vivre au Japon. En tant que touriste, ce n’est pas un problème majeur, les Japonais étant très agréables et avenants, et beaucoup de choses sont renseignées en anglais. Mais pour vivre, c’est autre chose. Comme l’a dit Thomas Romain, génie du dessin et pièce maîtresse française au sein de l’industrie de l’animation japonaise : « Si vous voulez apprendre le dessin d’animation japonais, apprenez d’abord à parler japonais. »

Bon pour y arriver, vous avez dû faire des choix. Notamment celui d’abandonner votre… munster ! Surréaliste, cet épisode aéroportuaire, non ?

Ahaha je vais vous dire un petit secret. En vrai, c’est arrivé à un ami (Régis Donsimoni, l’auteur du College Invisible et Angus) et à son… saucisson ! En vérité, ils les ont laissés partir, lui et son saucisson, mais j’ai trouvé ça tellement drôle que j’ai décidé de me l’approprier !

Après, vous lui donnez une conclusion encore plus dramatique en finissant en prison et… sans le fromage. Le gag est marrant mais vous l’identifiez bien comme une blague ! C’est important d’être transparent entre la réalité et la fiction du papier ? Encore plus sur le web sur lequel Gorafi et autres font toujours recette de la crédulité des internautes ?

Dans mes histoires, il y a un point essentiel à savoir. C’est que même si la forme peut paraître extravagante, stupide, ou même incroyable, le fond est toujours vrai. Je pars toujours d’une anecdote ou d’une histoire que j’ai vécue ou entendue et j’en fais un gag. Et comme j’ai parfois l’impression que les lecteurs peuvent faire l’amalgame entre le vrai et le faux (je sais pas si c’est du a leur crédulité ou aux fakes qui pullulent sur le net), je me sens parfois obligé de montrer que ce n’est pas vrai avec soit une justification ou explication, ou soit en allant encore plus dans le n’importe quoi.

© Malec

Cet album, c’est aussi une manière de remettre les choses en places et de casser les idées reçues. Notamment lors des Japan expo et autres organisations du genre que vous ne portez pas dans votre cœur, n’est-ce pas ? Pourquoi ?

Il y a beaucoup de choses que je déteste, et la chose que je déteste particulièrement, c’est de profiter de la crédulité ou de la gentillesse des gens. Je suis d’ailleurs souvent le premier a me faire avoir, que se soit par des amis ou dans le milieu professionnel. Après, si l’on prend comme exemple la Japan Expo, il y a beaucoup de choses qui m’horripilent chez eux, mais il y a également des choses très bien. Mais « bizness is bizness » comme on dit, et il n’y aurait pas de vendeurs s’il n’y avait pas d’acheteurs, et inversement.

Du coup, ce n’est pas tellement ces organisations que je n’aime pas, mais le système en place (auquel chacun est obligé de se soumettre, sous peine d’être mis à l’écart ou rejeté ) qui consiste à vendre dans l’optique de ne faire que du profit. J’ose espérer qu’ils ne sont pas tous comme ça, mais j’ai quand même une vision assez pessimiste de la société.

© Malec

Comment les Européens sont-ils vus là-bas ? Avez-vous vite été intégrés ?

Les Européens sont vus souvent comme quelque chose d’exotique. On est souvent cool, et comme on est différent, on peut souvent faire le sujet d’une attention particulière. Mais en parallèle, comme on est un étranger, on reste un étranger. Même si un étranger parle parfaitement japonais et vit au Japon depuis 1000 ans, il ne sera pas considéré comme un Japonais. Au mieux un étranger, au pire un… étranger. D’ailleurs, les Japonais utilisent très souvent le dénominatif « Gaijin » qui signifie étranger pour parler d’un étranger, qu’il soit en présence de la personne concernée ou non. Vous imaginez ça dans un pays comme le nôtre ? Ça ne passerait pas du tout. Mais comme les Japonais n’ont pas le même passé colonial que nous, les systèmes de pensée et de jugement sont différents. Au Japon on parle souvent de racisme inconscient et non agressif. Et c’est exactement ça. On ne vous frappera sûrement pas pacque vous êtes étranger, mais on vous fera comprendre avec le sourire que vous l’êtes. Pour le meilleur et/ou pour le pire.

© Malec chez Delcourt

Au fond, n’avez-vous jamais eu le mal du pays ? Mais justement, internet et son effet « si proche de tout » ne permet-il pas de le faire passer, ce mal ? Y’a-t-il néanmoins des choses qui vous manquent de votre bonne vieille Europe, introuvables au Japon ?

LES CHIPS AU VINAIGRE ET LE SAUCISSON. Plus sérieusement avec internet, le Japon ne semble pas aussi loin. Lorsque j’ai mis pour la première fois les pieds au Japon, en 2007, les smartphones n’existaient pas, et je peux vous assurer que c’était le dépaysement total. Nous n’étions pas agressés de toutes parts par les photos postées sur les réseaux sociaux et connectés constamment à internet avec nos smartphones. Maintenant, c’est différent. On est loin mais on s’y fait. Et puis, avec la mondialisation et le libre échange, on trouve quasiment de tout partout. Comme quoi le système a de bons côtés parfois !

Cela ne vous à pas empêcher de donner votre (non-)avis sur la campagne électorale que la France vient de vivre. Vu du Japon, ça donnait quoi ? Un strip vous a aussi vu dénoncer cette sorte de chantage au vote (genre, certains sont morts pour le droit de vote, et toi tu ne voterais pas ?). Vous avez été harcelé jusqu’au Japon ?

Non, je ne faisais que me référencer à ce que je pouvais lire sur internet. Vu du Japon, c’était un peu le désert. Je ne regarde pas la télé, et je fréquentais peu de monde, étant en freelance à la maison à travailler toute la journée. Comme ma femme n’en avait strictement rien à faire, j’en parlais de temps en temps avec des amis français sur place, mais c’était le plus souvent autour d’un verre dans un bar pour faire de la politique de comptoir…

© Malec chez Delcourt

Et vous qui êtes beaucoup sur internet (à tel point que dans votre sous-titre, il est aussi important que Paris et Tokyo), comment qualifieriez-vous ce média ? Une relation amour-haine ? Internet va-t-il trop loin ? Comment le Japon réglemente-t-il cet espace sans limite ?

J’adore internet, j’en suis extrêmement dépendant à un point tel que je ne saurais vous dire comment on faisait pour communiquer avant.  (rire) Pour moi, internet est très important pour rester proche de ma communauté et me tenir au courant de ce qui se passe dans le monde. Je ne regarde jamais la télé (que ce soit en France ou au Japon), internet m’apporte tout ce dont j’ai besoin !

Quels ont été vos derniers coups de cœur blogs/BD ? Pourquoi ?

Je ne suis aucun blog malheureusement, étant occupé 24h/24. Niveau BD, j’ai beaucoup aimé L’arabe du futur de Riad Sattouf.

Pour finir, quels sont vos projets ? D’autres envies d’album ?

Avec Benoit Phillipon, le scénariste et réalisateur du film d’animation « Mune », on est en train de travailler sur un projet d’album pour enfants/ados. Si tout se passe bien, ça devrait sortir l’année prochaine ! Pour la suite du Monde à Malec, je me vois bien sortir « Le Monde à Kirika », ça pourrait être drôle ! Mais j’imagine que seules les ventes du premier permettront ou condamneront la sortie d’un hypothétique volume 2 ! Let’s wait and see !

Un grand merci Malec. Signalons quand même qu’on peut visiter votre appartement et même jouer à un jeu vidéo sur le site de Delcourt. Bonne continuation. Sayonara.

Titre : Le Monde à Malec

Sous-titre : Paris – Tokyo – Internet

Récit complet

Scénario, dessin et couleurs : Malec

Genre : Humour, Autobiographie

Éditeur : Delcourt

Collection : Tapas BD

Nbre de pages : 144

Prix : 22,50€

Date de sortie : le 19/04/2017

Extraits : 

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