Comment se mettre dans la peau du plus hors-la-loi des bikers, quand on est… No Body

Voici venu le temps du deuxième acte ! Et, encore une fois, nous ressentons ce qu’aurait pu ressentir Clarisse Starling, en cellule, face à Hannibal. Car si la voix d’un conteur peut être douce et avenante, celle du héros, No Body, créé par Christian De Metter, se fait dure et sans compromis, démêlant l’inextricable. Après un premier tome qui nous entraînait dans les arcanes sombres du FBI et de Cointelpro, l’auteur continue de faire son Americanaaaargh et nous emmène rouler avec le diable, à savoir les motards de la pire espèce, à tendance facho.

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© De Metter chez Soleil

« Quand t’es dans le désert, depuis trop longtemps » chantait l’autre et il faut croire que dans ce désert de Badwater où persiflent les serpents, le soleil a cramé des têtes de plus en plus brûlées sur leurs bécanes semblant indéboulonnables. Nous sommes en 1978 et notre inconnu meurtrier nous fait repartir de plus belle dans le passé. À l’heure où sa nouvelle mission, s’il l’accepte (mais il n’a pas trop le choix et surtout il n’a que ça pour se sentir vivre même au travers d’une identité secrète), est de s’impliquer dans le démantèlement des gangs de Hell’s Angels et autres loubards aux comportements dangereux et marginaux. Et pour connaître son ennemi, notre homme va devoir infiltrer les Napalm’s Soldier, des un-pourcentistes, de ceux qui se déclarent ouvertement, de manière à provoquer, … hors-la-loi. C’est à ce moment-là que notre héros malgré lui et ses actes devient… No Body.

© De Metter chez Soleil

On change d’atmosphère, de couleur aussi, d’ambiance et d’enjeu pour retrouver un héros sans doute plus mature, plus concerné par ce qu’il fait, moins à subir les choses moins soucieux d’être en danger. Et c’est sur une moto de choix que Christian De Metter lui fait traverser une Amérique qui a plus l’air d’un cauchemar que d’un fantasme. Héroïque peut-être mais pas dans le bon sens du terme tant la violence y est latente. Sur la route de No Body, déjà torturé par sa récente expérience de l’espionnage pas franchement concluante d’un point de vue relationnel et amoureux, l’aventure ne sera pas qu’une longue route tranquille et il y faut bien choisir ses alliés puisque les ennemis sont tout trouvés.

© De Metter chez Soleil

De Metter, lui, a choisi la tension, crescendo, pour livrer un deuxième acte qui se finit sur une image sur laquelle on voudrait retenir notre souffle jusqu’au troisième épisode. Pan ! Pourvu qu’elle ne dure pas trop longtemps cette virée dans le désert ignorant de ce que sera la suite de ce destin haletant. Le plan en puzzle de l’auteur fait en tout cas plus que tenir la route !

Série : No Body

Saison : 1

Tome : 2/4 – Rouler avec le diable

Scénario, dessin et couleurs : Christian De Metter

Genre : Polar, Espionnage

Éditeur : Soleil

Collection : Noctambule

Nbre de pages : 76

Prix : 15,95€

Date de sortie : le 05/04/2017

Extraits :

 

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