Les mauvaises herbes ne meurent jamais, Raxola est de retour et son punk jouissif n’a pas pris une ride !

Fort de son nouvel album «  Guts Out » sorti il y a peu et produit par Thierry Plas (ex Machiavel), le combo punk belge drivé par Yke Raxola (Yves Kengen) avait donné rendez vous à ses afficionados ce 6 mai dernier à l’Excelsior à Jette. Cette fois, contrairement à sa prestation écourtée livrée au Rock Nation Festival à la salle Zik Zak à  Ittre il y a quelques semaines, le groupe proposait un set complet composé de vieux titres et de nouvelles compos.

Raxola © Jean-Pierre Vanderlinden

C’est à The Rackers que revient l’honneur d’ouvrir la soirée. Power trio aux influences UK telles que Royal Blood, The Clash, The Rapture, Franz Ferdinand ou Arctic Monkeys, le band parcoure les scènes belges pour se faire les dents avant la sortie d’un premier album prévu pour septembre 2017.

Ca joue bien, ça envoie un max, et le public accroche dès les premiers titres, ce qui est bon signe pour les trois musiciens qui mouillent allègrement leurs chemises. The Rackers constitue réellement une excellente surprise et se pose comme un band en devenir à surveiller du coin de l’oeil assurément.

Le temps de préparer le matos sur le podium et voici Raxola qui déboule sur scène.

Raxola © Jean-Pierre Vanderlinden

Yke a sorti son complet à carreaux, petit frère rouge et noir de celui que porte souvent Jock Mc Donald des Bollock Brothers et c’est parti pour un set énergique et revigorant qui replonge les plus anciens dans une époque ou «  No Future » s’affichait sur mes murs, et où les épingles à nourrice s’arboraient fièrement  pendues aux lobes percés des oreilles.

Raxola © Jean-Pierre Vanderlinden

Le punk de Raxola teinté de rock indie s’écoute avec bonheur et les titres défilent les uns après les autres devant un public qui s’échauffe au fil des titres. « Son of a Bitch «  hurle Yke en martelant sa guitare, puis il attaque «  Come Back Shoes » le nouveau single dont le refrain entêtant se vrille dans votre cerveau pour ne plus vous lâcher.

Raxola © Jean-Pierre Vanderlinden

Le groupe se donne à fond et «  Kill Your Son », «  Wildcat », « Steal It » et l’étonnant « Paranoized » enfoncent le clou de bien belle manière. Bien sûr tout n’est pas parfait, il y a quelques couacs, un petit problème technique avec la guitare de Yke et quelques approximations parfois, mais tout le monde s’en fiche : l’esprit punk est bien là et c’est le principal.

Raxola © Jean-Pierre Vanderlinden

Autour d’Yke on trouve aujourd’hui Phil Bertran (ex Klang), Mario Zola et Fab Giacinto et tout ce beau monde entame « Stakhanovist  Punk » tiré du dernier album, un titre qui aurait tout aussi bien pu être écrit en 1978 , avant de clôturer en beauté le set avec «  84 Man « .

Raxola © Jean-Pierre Vanderlinden

L’Excelsior veut un bis, et Raxola nous sort de sa poche «  Between The Wars » avant de s’attaquer à un titre culte, le «  Thalidomide Child » écrit à la grande époque du band en collaboration avec Didier Odieu venu ce soir soutenir son frère Yves et qui ne se privera pas d’ajouter la folie de ses backing vocals à la version allumée que le combo nous envoie dans la tronche. Et vlan !

Raxola © Jean-Pierre Vanderlinden

Quarante ans plus tard Raxola est de retour et son punk jouissif n’a pas pris une rideNormal, les mauvaises herbes ne meurent jamais !

Texte et photos: Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER.

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