Beverly Jo Scott et ses talents se sont éclatés au Zik Zak !

C’est une foule compacte qui garnissait, vendredi dernier, les travées de la toute nouvelle salle Zik Zak à Ittre pour assister au concert très attendu de Beverly Jo Scott. Et ceux qui avaient fait le déplacement ont eu toutes les raisons d’être satisfaits car la plus belge des chanteuses américaines from Alabama leur a offert un set cinq étoiles bourré d’énergie et de générosité.

Quand on évoque le nom de Beverly Jo Scott on ne peut s’empêcher de penser à cette voix incroyablement belle dont la palette soul et bluesy en fait pâlir plus d’un. BJ porte dans sa voix toute son âme et son parcours de vie qui n’a pas toujours été facile. Et c’est avec un sourire dont elle ne se départit jamais que cette grande dame du blues nous transmet la musique de ses racines, celle qui la fait vivre.

BJ Scott © Jean-Pierre Vanderlinden

C’est soutenue par un band d’exception composé de Thierry Rombaux à la basse, Samuel Vetcho à la batterie, Roberto Cimino à la guitare, Marcus Scheibmaier aux claviers et de ses deux choristes, choisies parmi ses ex talents de The Voice, Milla Brune et Carmen Araujo Santamaria, que BJ Scott déboule sur les planches et démarre le set avec «  If You Don’t Want Me ». Le public (parmi lequel on trouve étonnement beaucoup d’enfants au premier rang) l’accueille chaleureusement et se montre très participatif.  BJ me confiera après le show qu’elle gardera un excellent souvenir de sa prestation de ce soir car l’ambiance fut exceptionnelle et quelque peu nostalgique.

Roberto Cimino © Jean-Pierre Vanderlinden

Pendant plus de nonante minutes l’artiste nous a fait voyager dans son univers avec des titres comme « I Need A Man » , «  Something’s Got A Hold On Me » chanté par la charismatique Carmen, le formidable «  Drift Away » que Dobie Gray avait porté au sommet des charts en 1973, a pioché dans son dernier album « Swamp Cabaret » avec «  Working After Midnight » avant de laisser la scène à la jeune Eva Marx pour une version bien énergique du « Because The Night » co-écrit par Bruce Springsteen et Patti Smith qui en a fait un hit mondial sur son album Easter en 1978.

BJ nous explique ensuite que les hommes aiment les femmes sauvages avec «  Love Me Wild », puis radoucit le ton en nous offrant une jolie ballade du nom de «  No Kiss Goodbye » avant de passer le flambeau à une autre ex-talent en la personne de Milla Brune qui  vole aujourd’hui de ses propres ailes et s’attaque ce soir à « To Know You is to Love You »,  clin d’oeil à Stevie Wonder.

Milla Brune © Jean-Pierre Vanderlinden

Rien que du bon ! C’est au tour de Laura Cartesiani (alias désormais LiLi GiN), qui avait remporté l’édition 2016 de The Voice de monter sur scène pour nous chanter le torride «  Under Fire ». La température monte dans la salle aussi haut que ses porte-jarretelles sexy.

« everything in Alabama bites »

Puis BJ s’attaque à «  Mona Lisa Klaxon » de Jacques Higelin livrée en pâture au public dans une version brûlante, et nous dit que la seule chose qui nous appartient vraiment c’est notre petite voix intérieure avec « Tolling » . Il paraît que  toutes les bestioles en Alabama mordent ! Quel pays ! «  Light the Torch » nous l’explique avec fureur et groove.

Laura Curado © Jean-Pierre Vanderlinden

C’est au tour de la jolie Laura Curado de rejoindre les planches pour un gospel saisissant du nom de « Spirit in The Dark » avant que BJ Scott ne mette la salle à genoux avec une interprétation très hot du « Tell Mama » de Etta James. Le public est chaud bouillant et exige un bis, et sa demande sera plus que satisfaite avec une version de The House of The Rising Sun » totalement habitée comme seul BJ en a le secret. Je croyais avoir entendu mille interprétations de ce classique intemporel et ne plus pouvoir être surpris, et pourtant ce que j’ai entendu ce soir a frôlé le sublime . Non seulement BJ Scott est une artiste complète et intègre qui se donne à deux cent pour cent en concert mais elle prend aussi le temps de rencontrer son public avec une grande gentillesse malgré la fatigue et l’heure tardive en se pliant à une séance de dédicaces qui a duré plus de septante minutes.

Chapeau Madame Scott, c’est pour toutes ces raisons là qu’on vous aime !

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER.

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