Première Virtual Reality Night au Coworking Namur, le rêve n’en est plus un

Support de promotion ou réel support de jeu, d’apprentissage et même de plaisir, la réalité virtuelle nous tend de plus en plus les bras. Pour s’en rendre compte, nous nous sommes rendus au Coworking Namur qui, pour une première édition de la Virtual Reality Night, conviait une dizaine d’intervenants tous azimuts pour nous faire tâter du rêve immatériel et pourtant tellement bluffant. 

Dans les bâtiments flambant neufs de l’espace de coworking namurois, le monde afflue peu à peu mais c’est une ambiance étrange qui règne et intrigue. Sur les stands, des hommes casqués se mettent en marche, comme absorbé par un monde invisible. Ils sont loin très loin et ce qu’on aurait pu prendre pour une école de formation de Daft Punk en puissance se révèle être un centre de voyages éphémère. Des voyages lointains ou plus proches.

© Laura Scraeyen

À commencer par la boutique Club Med de Namur qui, grâce à des diaporama-photos et des vidéos 360°, nous expédie ailleurs. Sur les plages les plus dorées de la Terre. Sur une terrasse nocturne où luit une superbe piscine et où brille un magnum de champagne. Les images sont belles et le son traversé de quiétude.

© Laura Scraeyen

Ça donne envie et c’est bien là l’intention du Club pour qui l’utilisation toute récente de ce casque amélioré dans lequel on vient glisser un smartphone est un fameux outil de communication et de promotion.

Pareillement, dans un tout autre registre, Reed.be a lancé les VR Sessions, plateforme belge dédiée à la musique hors-format en 360°. Si les vidéos que l’équipe crée sont avant tout dédiée  à une vision sur les réseaux ou sur les smartphones, sans autre subtilité, force est de constater qu’un simple casque de VR et des écouteurs nous font encore plus prendre conscience des capacités fantastiques de cet outil. Au théâtre ou en musique, nous sommes au coeur de l’événement. Au coeur, vraiment au coeur, pas transporté dans l’ambiance d’un quelconque concert, non non non, sur scène avec les artistes. En pleine répétition avec Trilogy (groupe des violonistes de haut vol Hrachya Avanesyan, Lorenzo Gatto et Yossif Ivanov) et l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie.

Au centre de cette vingtaine de musicien, c’est comme s’ils jouaient pour nous. L’instant d’après, on retrouve l’ambiance à la cool et chaleureuse d’un bar, le big groupe Piano Club reprend en coeur son incontournable tube, Christine. On y est. On n’est même pas étonnés d’apprendre que l’équipe de VR Sessions n’a même pas besoin de démarcher les artistes pour vivre cette expérience (en une prise), ce sont désormais les artistes qui viennent vers la réalité virtuelle (avec, entre autres, Tryo, Dan San, La Jungle…).

Un peu plus loin, on a le souffle coupé avec l’expérience déroutante que propose de vivre Lugway, le premier Digital Touch Store de Belgique. Mais mieux vaut ne pas avoir le vertige car c’est un vol d’oiseau au-dessus d’une cité futuriste qui nous tend les ailes. Le Cinacien Lugway réinvente les jeux d’arcades et autres jeux de console pour que le joueur ne fasse plus qu’un avec son avatar aventurier. Et pour l’heure nous assistons à la naissance d’un nouveau « Green Arrow » devant à la force de son arc à flèches virtuels défaire les sordides dessins d’une armée de petits bonshommes. Tron, ce n’est plus de la fiction.

Dans le même genre, le Studio ViDock nous propose, avec Squidyscape, de nous mettre dans la peau du Dr. Jean Ventouse, laborantin qui, tel Hulk ou Jekyll, se retrouve transformé en calamar à cause d’une expérience foireuse. Son but ? Avant tout, comprendre le fonctionnement de ses deux tentacules, reprendre des forces (ce qui permet de faire grandir les tentacules) et s’échapper de la salle d’expérience dans laquelle il s’est enfermé. Et pour y arriver, il convient de retourner toute la pièce pour en percer le secret. Un mariage réussi entre Réalité Virtuelle et Escape Room.

On revient les pieds sur terre et à Namur, et à l’étage, l’aventure se continue. Le ton est plus grave. Un meurtre a eu lieu… à Mons. Et la Cellule Patrima (réalisée dans le cadre du VR Hackathon de Mons) compte sur votre sens de l’investigation pour trouver le coupable. Ce jeu de piste fait aussi coup double en permettant d’approcher le patrimoine historique montois, explications à la clé, mais aussi de donner l’envie d’aller sur place. Un outil touristico-ludique, donc, plombé par quelques bugs mais dont le potentiel est véritable.

Enfin, on termine la visite (malheureusement, nous n’avons pas eu le temps de passer chez le photographe Stéphane Francq qui propose, avec AutrePointdeVue, une découverte sensorielle de ces lieux de reportages aussi variés qu’insolites; ni chez Rebelle et son Vr4Child « Le papillon » qui a mis au point une application ludo-médical à destination des enfants hospitalisés afin de les mettre en relation saine et réconfortante avec l’environnement hospitalier et le personnel soignant) de manière déconcertante (nous allons quand même essayer de l’expliquer) et toujours sous un casque, en nous glissant dans la peau d’un homme dans le plus simple… appareil et s’offrant une partie de plaisir avec une inconnue, surtout nue. Pas le temps pour les préliminaires, place à l’acte buccal et brutal. Vous ne vous y tromperez pas, ici, on est chez Lovely Sins, la boutique coquine, qui vient tout juste de recevoir les Sense Max. Une coque que vous contrôlez qui, connectée au casque de VR et à une application dédiée et placée judicieusement autour d’un « attribut » mâle, permet à n’importe quel célibataire de s’envoyer en solo mais à deux au septième ciel.

Pour le moment, la technique est encore bâtarde et les images ressemblent à un jeu vidéo vintage dans lequel les corps manquent encore d’affinage, mais les tournages sont en cours pour donner à ces scènes érotiques un visage un peu plus réel. De même qu’un Sense Max pour la gent féminine devrait bientôt voir le jour. Et si l’objet a l’air plus divertissant (ou répugnant, c’est selon) qu’autre chose, on ne peut passer outre le fait qu’il pourrait révolutionner le quotidien de personnes souffrant d’un handicap, notamment.

© Laura Scraeyen

On sort de cette visite aux frontières du réel et de la fiction, conforté dans l’idée que la réalité virtuelle jouera un rôle majeur dans les années à venir. Et comme pour nous le prouver un peu plus, ce matin, on a reçu deux mails qui en parlaient. Dont Calogero qui, en guise de teaser de son nouvel album, nous propose de visiter le studio londonien dans lequel il a enregistré.

 

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