La semaine ciné de Julien: les vacances de Pâques au cinéma – Partie 3 !

Chers cinéphiles, bonjour ! Les vacances de Pâques continuent de plus belle, et surtout dans les salles ! Et pour cause, voici rien que pour vous mes avis cinématographiques sur les sorties du 29 mars, avec au programme « Ghost in the Shell », « Les Schtroumpfs et le Village Perdu », « Telle Mère, Telle Fille », « Gangsterdam » et « Baby Boss », sans oublier le documentaire « Enfants du Hasard » vus sur le tard, mais toujours à l’affiche !

Première partie, ici

Deuxième partie, ici

Que faut donc retenir de ces sorties ciné ? Let’s go pour une nouvelle semaine ciné de Julien ! 

SEMAINE 13 (29/03 au 04/04): 6 films vus

Esprit troublé dans un corps sale 
GHOST IN THE SHELL

Vu au cinéma Caméo à Namur

Sortie du film: le 29 mars 2017

Réalisateur(s): Rupert Sanders

Acteur(s): Scarlett Johansson, Pilou Asbæk, Takeshi Kitano, Michael Pitt

Genre(s): Action, science-fiction
Durée: 1h47

Résumé: Dans un futur proche, le Major est unique en son genre: humaine sauvée d’un terrible accident, son corps aux capacités cybernétiques lui permet de lutter contre les plus dangereux criminels. Face à une menace d’un nouveau genre qui permet de pirater et de contrôler les esprits, le Major est la seule à pouvoir la combattre. Alors qu’elle s’apprête à affronter ce nouvel ennemi, elle découvre qu’on lui a menti : sa vie n’a pas été sauvée, on la lui a volée. Rien ne l’arrêtera pour comprendre son passé, trouver les responsables et les empêcher de recommencer avec d’autres.

Signe(s) particulier(s): 

– « Ghost In The Shell » est l’adaptation du manga culte créé par Masamune Shirow en 1989, et plus précisément des longs-métrages animés « Ghost In The Shell » et « Innocence », sortis en 1995 et 2004;

– c’est Margot Robbie (« Le Loup de Wall Street », « Diversion », « Suicide Squad ») qui devait initialement tenir le rôle principal dans cette adaptation, finalement proposé à Scarlett Johansson;

– afin de rester fidèle aux matériaux d’origine, le réalisateur de « Blanche-Neige et le Chasseur » a tourné son film en partie à Hong Kong, la ville qui avait grandement inspiré Mamoru Oshii pour ses films animés, et dont les décors allaient de pair avec ceux que l’on retrouvait dans le manga.

Le(s) +

Si « Ghost In the Shell » n’est pas n’importe quelle adaptation, celle d’un univers à part entière, on le retrouve ici parfaitement retranscrit au cinéma. Alors que l’on reproche trop souvent au cinéma actuel de pas avoir de fibre personnelle, celui-ci en possède bien une. Trip japonais dantesque et futuriste, c’est donc dans son visuel que ce film vaut le détour, se résumant à reprendre des bribes de certains longs-métrages animés.

Scénaristiquement abouti dans son idée principale de vengeance, cette histoire aborde la notion d’identité (l’humain dans le corps d’un robot), de manipulation et d’appropriation illégale pour le bien (?) de la sécurité de tous.

Sombre, divertissant, sophistiqué, et relativement digeste, « Ghost In The Shell » devrait plaire aux amateurs de science-fiction, et peut-être même à ceux qui n’en attendaient rien…

Le(s) –

Une fois de plus, Scarlett Johansson nous ressort son regard à la « Lucy », vide comme un poisson rouge (ou quelque chose comme ça). Or, il n’y a pas que la plastique qui compte ! Dans le genre, le script n’apporte rien de nouveau au thème de la filiation à son créateur, ainsi que de sa remise en question, où quand le bon s’avère en fait être le mauvais. En soit, sur papier, c’est du déjà vu, et c’est bien dommage pour une œuvre qui s’annonçait si novatrice. Et puis, les ralentis, ça ne fonctionne plus depuis belle lurette.

Note: 12/20

Carrément Schtroumpf ! 
LES SCHTROUMPFS ET LE VILLAGE PERDU

Vu au cinéma Caméo à Namur

Sortie du film: le 29 mars 2017

Réalisateur(s): Kelly Asbury

Acteur(s): Laëtitia Milot, Gérard Hernandez, Arié Elmaleh (voix françaises)

Genre(s): Animation
Durée: 1h30

Résumé: La Schtroumpfette, le Schtroumpf costaud, le Schtroumpf à lunettes et le Schtroumpf maladroit ont filé en douce pour suivre une carte vers un mystérieux village. Mais le chemin qui y mène regorge d’embûches, de créatures magiques et de souterrains labyrinthiques. Il leur faudra par ailleurs redoubler de prudence puisque Gargamel n’est pas loin et compte bien les arrêter.

À lire aussi | Schtroumpfs : fini de rire, les filles arrivent

Signe(s) particulier(s): 

– après « Les Schtroumpfs » (2011) et « Les Schtroumpfs 2 » (2013), films en live-action dérivés de l’univers de Peyo, et réalisés par Raja Gosnell, Sony Pictures Animation revient entièrement au dessin-animé pour cette nouvelle aventure des Schtroumpfs;

– on doit notamment au réalisateur (oui, malgré son prénom) de ce film « Shrek 2 » et « Gnoméo et Juliette »;

– la Schtroumpfette a été effacée des affiches du film dans certaines villes ultra-orthodoxes d’Israël, où les hommes n’ont pas le droit de poser les yeux sur des images de femmes.

Le(s) +

Oublions les deux précédents films, et focalisons-nous d’emblée sur cette nouvelle aventure. Voilà enfin un joli film animé autour de ces petites créatures bleues vivant dans un « village champignon » situé à l’intérieur d’une vaste forêt, et qui peuplent ainsi l’univers de Peyo depuis 1958.

On retourne ici aux fondamentaux avec une histoire de découverte par les Schtroumpfs d’un village perdu dans la « Forêt Interdite ». Les Schtroumpfs, et la Schtroumpfette, ne sont donc pas seuls dans leur monde ! Mais c’est sans compter sur le sorcier Gargamel, ainsi que sur son chat Azraël, toujours bien décidés à s’emparer des Schtroumpfs pour devenir le plus puissant des sorciers à l’aide d’une potion à base de Schtroumpfs…

« Les Schtroumpfs et le Village Perdu » est assez fidèle aux bandes-dessinées, et se permet même quelques clins d’œil bienvenus à divers albums, notamment le « Schtroumpf Plongeur », ou encore le « Schtroumpf Volant ». L’histoire, rythmée, tient la route, et transmet de gentils petits messages, tout en assurant côté humoristique. Faut dire ce qui est: ils sont schtroumpfement mignons et rigolos ces Schtroumpfs !

L’équipe technique du film y a recrée l’univers propre aux personnages bleus, c’est-à-dire un monde très coloré, enchanteur, détaillé, où règne, à la façon des « Trolls », la fête ! Bref, c’est à voir avec ses jeunes enfants au cinéma !

Le(s) –

Si l’histoire fonctionne et diverti, elle reste malgré tout fort conventionnelle, et ne s’éloigne pas des thèmes de prédilection des œuvres de Peyo. L’ensemble est bien trop gentillet, et fini sans surprise par une fête géante où tout le monde chante et danse. Oui, c’est bien ce qu’il me semblait: on a déjà vu ça…

Note: 13/20

Tout sauf de la bonne ! 

GANGSTERDAM

Vu au cinéma Acinapolis à Jambes

Sortie du film: le 29 mars 2017

Réalisateur(s): Romain Lévy

Acteur(s): Kev Adams, Manon Azem, Côme Levin

Genre(s): Comédie, action
Durée: 1h40

Résumé: Résumé:
Ruben, Durex et Nora sont tous les trois étudiants en dernière année de fac.
Par manque de confiance en lui, Ruben a déjà raté une fois ses examens. Même problème avec Nora, à qui il n’ose avouer ses sentiments. Et ce n’est pas Durex son ami d’enfance, le type le plus gênant au monde, qui va l’aider… Lorsqu’il découvre que Nora est aussi dealeuse et qu’elle part pour Amsterdam afin de ramener un tout nouveau type de drogue, Ruben prend son courage à deux mains et décide de l’accompagner. Ce voyage à Amsterdam, c’est le cadre idéal pour séduire enfin Nora, dommage pour lui que Durex s’incruste dans l’aventure. Alors que tous les trois découvrent la capitale la plus dingue d’Europe, leur vie va franchement se compliquer quand ils vont réaliser que la drogue qu’ils viennent de récupérer appartient aux plus grands criminels d’Amsterdam… Très vite Ruben, Durex et Nora vont comprendre que pour retrouver leur vie d’avant, ils vont devoir cesser d’être des blaireaux, pour devenir de vrais héros.

Signe(s) particulier(s): 

– quatrième fois que le réalisateur travaille avec son acteur fétiche, Manu Payet;

– Manon Azem, qui incarne dans le film une dealeuse (dont le personnage de Kev Adams tombe amoureux), est la voix officielle d’Emma Watson depuis ses dix ans;

– le comédien hollandais Rutger Hauer, incontournable réplicant dans le film « Blade Runner » (réalisé par Ridley Scott), tient un rôle dans cette comédie.

Le(s) +

Son principal atout est aussi l’un de ses pires: son scénario, complètement barré, qu’on ne sait sorti d’où, sauf de la tête de quatre scénaristes. Certes, mais c’est plutôt dans l’existence d’une telle histoire, improbable, qui fait rire. Et puis, le personnage incarné par Côme Levin est suffisamment indescriptible et difficile à cerner qu’il nous intrigue et nous diverti par sa bêtise, entre son attirance folle pour le sexe féminin, et son amour pour Ruben, et tout cela même si c’est de lui que viennent les pires répliques…

Le(s) –

Propos racistes, sexistes, homophobes, vulgarité… On ne peut pas dire que l’humour et les dialogues volent haut dans cette soi-disant comédie-popcorn. De plus, rarement la femme n’aura été aussi dévalorisée à ce point dans le cinéma français, ce qui est d’autant plus inquiétant ici puisqu’il s’agit d’une comédie « grand public », destinée aux familles, grâce notamment à la présence de Kev Adams en tête d’affiche. Et ce n’est pas tout, puisque les femmes y apparaissent aussi nues (la prostitution, à Amsterdam)…

Concernant Kev Adams, rien à redire, si ce n’est qu’il reste fidèle à lui-même (…), tandis que Manu Payet se caricature à mourir dans le rôle d’un mafieux, brûlure à la gorge et accent monstrueux à la clef.

Ne tombez pas dans le panneau: ce faux pas (pire que les autres, va-t-on dire) de Kev Adams est à éviter, tout court. Mais surtout, épargnez vos enfants. Vous leurs (et vous vous) éviterez bien des horreurs, car cette histoire de trois jeunes qui se retrouvent embarqués dans un trafic de drogue à Amsterdam touche au mauvais goût, et au grand n’importe quoi. Et puis, entre nous, franchement, c’est quoi ce titre ?

Note: 6/20

Mauvais exemple de mères
TELLE MÈRE, TELLE FILLE

Vu au cinéma Acinapolis à Jambes

Sortie du film: le 29 mars 2017

Réalisateur(s): Noémie Saglio

Acteur(s): Juliette Binoche, Camille Cottin, Lambert Wilson, Catherine Jacob

Genre(s): Comédie
Durée: 1h34

Résumé: Inséparables, Avril et sa mère Mado ne peuvent pourtant pas être plus différentes. Avril, 30 ans, est mariée, salariée et organisée à l’inverse de sa mère, éternelle ado insouciante et délurée qui vit aux crochets de sa fille depuis son divorce. Mais quand les deux femmes se retrouvent enceintes en même temps et sous le même toit, le clash est inévitable. Parce que si Mado, en pleine crise de jeunisme, n’est pas prête à être grand-mère, Avril, quant à elle, a bien du mal à imaginer sa mère… mère !

Signe(s) particulier(s): 

– l’idée du film vient d’un hebdo féminin, où la réalisatrice a lu que la mère d’une lectrice lui avait fait l’affront de tomber enceinte en même temps qu’elle…;

– Camille Cottin a été conquise par le script, car il reflète selon elle ces « qua/quindrados », qui, ayant élevé leur progéniture, veulent profiter d’une nouvelle vie;

– après « Toute Première Fois » et « Connasse, Princesse des Cœurs », c’est la troisième fois que la réalisatrice dirige Camille Cottin.

Le(s) +

La duo Cottin-Binoche est une rencontre pour le moins intéressante d’un point de vue curriculum vitae, la première étant en plein essor cinématographique après son rôle à succès dans « Connasse, Princesse de Coeurs » en 2015, alors que la seconde est à la tête d’un empire international déjà bien établi (pour preuve, Binoche est actuellement à l’affiche de « Ghost In the Shell » de R. Sanders). Pourtant, les deux actrices se complètent mutuellement. Le capital assumé de ce duo est à saluer, surtout au regard de leurs rôles… Sans oublier Catherine Jacob, en belle-mère dépassée par la situation, au potentiel comique très élevé, notamment par ses mimiques et expressions face aux situations imprévues… Un rôle tout autre que celui qu’elle tenait dans le récent « Chez Nous » (de L. Belvaux).

« Telle Mère, Telle Fille » vous arrachera quelques sourires, vous divertira par le répondant de ses dialogues, et, qui sait, vous émouvra par moments.

Le(s) –

Convenue et sans surprise, cette comédie qui surfe sur l’air du temps présente deux personnages principaux féminins tellement immatures qu’il en devient difficile de croire en leur histoire. Car quand ce n’est pas l’une qui s’y met, c’est l’autre, et ainsi de suite. Au final, tout ce cinéma entre mère et fille pour que tout rentre dans l’ordre, c’est trop facile, et bien trop ennuyant.

Ce récit prévisible et formaté n’est pas à la hauteur de son casting quatre étoiles, et ce n’est pas en nous mettant du Mathieu Chédid dans les oreilles que ça va changer quoi que ce soit…

Note: 9/20

Le hasard fait bien les choses

ENFANTS DU HASARD

Vu au cinéma Caméo à Namur

Sortie du film: le 22 mars 2017

Réalisateur(s): Thierry Michel et Pascal Colson

Acteur(s): Brigitte Waroquier

Genre(s): Documentaire
Durée: 1h40

Résumé: Dans la petite école communale de Cheratte, une ancienne citée minière, des élèves issus de l’immigration terminent leur cycle d’étude primaire avec Brigitte, une institutrice dynamique. Le film suit ces enfants dans leur quotidien, tout au long de l’année scolaire. L’approche pédagogique de l’enseignante, liée au charbonnage voisin, leur permet de se construire dans un monde en mutation face aux réseaux sociaux et à la mise en cause de l’Islam après les attentats terroristes. Narré par la voix des enfants, les liens entre passé, présent et futur se tissent, permettant à toute une communauté de s’intégrer dans un patchwork lumineux et coloré.

Signe(s) particulier(s): 

– documentaire tourné à Cheratte, en Belgique (province de Liège), dans une école communale, et précisément dans une classe de sixième primaire, durant une année.

Le(s) +

Dans ce documentaire tourné durant une année dans une classe de sixième primaire, Thierry Michel et Pascal Colson donnent le « la » aux élèves, majoritairement d’origine turque. Et pour cause: Cheratte abrite les vestiges d’un ancien charbonnage, où les grands-pères ou arrière grands-pères de ces enfants ont travaillés, d’où leur présence, et celle de leur famille, aujourd’hui à Cheratte.

Cette immersion ne se limite pas à un seul sujet, et parle aussi bien de social, que de l’enseignement, ou encore de la religion, mais toujours au travers des yeux et paroles d’enfants, à l’aube du secondaire. Entre la découverte des hauts-fourneaux, de leurs différents bulletins rythmés par les saisons, mais aussi grâce à un retour en groupe-classe sur les attentats de Bruxelles et d’interviews de leurs grands-parents (et on en passe), les réalisateurs filment ces élèves de vis-à-vis, s’exprimant ainsi avec leurs propres pensées, opinions, et craintes. De plus, les réalisateurs ont réalisé de brèves interviews de chacun d’eux sur différentes questions-clefs, diversifiant ainsi leurs interventions.

« Enfants du Hasard » n’offre pas seulement la mainmise aux enfants, mais aussi à une institutrice, Brigitte Waroquier, dont la seule volonté est la réussite de tous ses élèves, indissociablement de la transmission du savoir-vivre en société.

Entre rigolades, petites chamailleries et larmes, ces enfants nous livrent leur vision du monde, et commencent à prendre aussi conscience de leurs rôles, et de l’importance de l’école, le tout encadré par le savoir-faire de leur maître pédagogique. C’est tantôt instructif, initiatique, pédagogique, émotionnel, mais toujours brut. Et puis, ce bel objet nous rappelle le courage et l’héroïsme du métier de mineur, qui plus est, devant les yeux d’enfants, futurs adultes de demain.

Le(s) –

Ce cinéma est destiné aux amoureux des documentaires, ainsi qu’au public issu du milieu pédagogique. Par contre, peu de retour possible sur ce film en classe avec vos élèves, étant donné que ce documentaire ne s’appuie pas uniquement sur un seul thème, mais plutôt sur le vécu global d’une classe d’élèves durant une année. Dommage aussi qu’on n’entende pas la voix de tous les élèves de la classe…

Note: 14/20

Bébé-roi
BABY BOSS

Vu au cinéma Caméo à Namur

Sortie du film: le 29 mars 2017

Réalisateur(s): Tom McGrath

Acteur(s): Stefan Godin, Vincent Ropion, Laurent Maurel (voix françaises)

Genre(s): Animation
Durée: 1h40

Résumé: C’est toujours un choc de voir ses parents rentrer à la maison avec un bébé dans les bras – surtout quand il porte une cravate, qu’il se balade avec un attaché-case et qu’il a la voix d’un quinquagénaire ! Si Tim, 7 ans, ne voit pas d’un très bon œil ce «Baby Boss» débarquer chez lui, il découvre qu’il a en réalité affaire à un espion et que lui seul peut l’aider à accomplir sa mission ultra secrète… Car Baby Boss se prépare à un affrontement titanesque entre les bébés et…. les toutous, charmants petits chiots qui vont bientôt être vendus pour remplacer les bébés dans le cœur des parents !

Signe(s) particulier(s): 

– « Baby Boss » est l’adaptation d’un livre illustré pour enfants publié en 2010 intitulée « The Boss Baby », écrite par l’Américaine Marla Frazee;

– on doit au réalisateur du film Tom McGrath la trilogie « Madagascar ».

Le(s) +

Telle que nous la montrait la bande-annonce, l’idée de départ est particulièrement marrante, et assez folle, soit un bébé (espion) débarquant chez la famille Templeton, où le petit Tim était jusqu’alors le petit chéri de ses parents. « Baby Boss » marque des points dans sa capacité à rendre en images la remise en question du grand frère à l’arrivée du petit, et du simple fait qu’il faille grandir… Mais avant cela, place à la rivalité !

Bourré de références aux grands classiques (notamment de Spielberg), parfois féroce, et toujours dynamique, ce film d’animation plaira énormément aux enfants d’âge égal à celui du début de l’école secondaire.

Le(s) –

Le visuel est beaucoup trop chargé, et part dans tous les sens, surtout lorsque Tim vit ses rêves éveillés. De plus, le récit et ses péripéties font abstraction de toute logique. Par exemples, les parents de Tim disent « amen » à un bébé habillé en costard-cravate qui arrive de nulle part en taxi, mais sont aussi trop sourds et aveugles pour ne pas entendre et voir leur nouveau bébé organiser une cellule de crise avec d’autres « baby boss » dans leur salon, en parlant à voix haute…

Sans oublier des situations de la vie de tous les jours qui régissent maladroitement cette aventure, telle qu’une scène à l’aéroport, où l’avion des parents de Tim décolle aussitôt après qu’ils aient passé la porte du contrôle des tickets, alors que Tim courait inlassablement après ses parents pour leur dire quelque chose d’important…

Tout cela est assez énervant, surtout qu’il ne s’agit pas de détails. Dès lors, l’histoire manque de points d’attache réalistes, et aussi de second degré destiné à l’adulte (bien qu’il ne soit pas principalement le public visé – mais quand même un peu puisque le film se verra en famille). Enfin, la seconde partie de l’histoire n’assume pas son pitch de départ, avec sa sous-intrigue très prout-prout-pipi-caca, où bébés humains et bébés chiens se chamaillent la place dans le foyer familial…  Bref, « Baby Boss » est malheureusement une (grosse) déception.

Note: 8/20

Maintenant, à vous de faire votre (vos) choix ! En attendant, on se retrouve très vite pour la dernière semaine ciné de Julien en mode vacances de Pâques, et cela afin de vous parler des sorties du 05 avril, que sont « Power Rangers » (de D. Israelite), « Your Name » (de M. Shinkai) « Boule et Bill 2 » (de P. Bourdiaux), « Gold » (de S. Gaghan), « A Bras Ouverts » (de P. de Chauveron) et « Orpheline » (de A. des Pallières) ! 

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