La semaine ciné de Julien: tout, tout, tout, vous saurez tout sur le…s sorties !

Chers cinéphiles, bonjour ! Et bienvenus pour un nouvelle semaine ciné de Julien, déjà la septième ! Mais quoi de beau au programme cette semaine ? Et bien Scorsese signe « Silence », LE film qui l’a tant fait rêver depuis trois décennies, Gore Verbinksi s’est enfin remis de l’échec de « Lone Ranger » avec « A Cure For Life », Luc Jacquet retrouve ses manchots empereurs dans « L’Empereur », la bande à Fifi s’essaie à autre chose qu’à « Babysitting » avec « Alibi.com », tandis que Samara ressort de son puits pour « Rings », et enfin, Vatche Boulghourjian nous offre « Tramontane », un voyage au cœur du passé tumultueux libanais.

Mais que faut donc retenir de ces sorties ciné ? Let’s go pour une nouvelle semaine ciné de Julien !

SEMAINE 07 (15/02 au 21/02): 6 films vus

Au bal masqué, olé olé…

159175-jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxxA CURE FOR LIFE

Vu au cinéma ACINAPOLIS à Namur

Sortie du film: le 15 février 2017

Réalisateur(s): Gore Verbinksi

Acteur(s): Dane DeHaan, Jason Isaacs, Mia Goth

Genre(s): Thriller, fantastique
Durée: 2h27

Résumé: Lockhart, jeune cadre ambitieux, est lancé sur la trace de son patron disparu dans un mystérieux centre de bien-être en Suisse. Pris au piège de l’Institut et de son énigmatique corps médical, il découvre peu à peu la sinistre nature des soins proposés aux patients. Alors qu’on lui diagnostique le même mal qui habite l’ensemble des pensionnaires, Lockhart n’a plus d’autres choix que de se soumettre à l’étrange traitement délivré par le centre…la Cure.

Signe(s) particulier(s): 

– tourné en partie dans le château Hohenzollem en Allemagne;

– Gore Verbinski renoue avec le cinéma de genre après « Le Cercle » en 2002, et notamment les trois premiers épisodes de la franchise « Pirates des Caraïbes », ainsi que « Lone Ranger ».

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Le(s) +

« A Cure For Life » s’ouvre avec les images d’immenses buildings new-yorkais, qui n’avaient pour l’occasion jamais été filmés de manière si impressionnant de froideur, et de virtuosité. Le ton est donc vite donné. Visuellement soigné et scénaristiquement intrigant, le nouveau Gore Verbinski est un voyage dans un centre de bien-être thermal, cachant son lot de secrets, et de pièces façon « cabinet des curiosités ». Alors que Lockhart y cherche son supérieur pour le bien d’un dossier à signer, celui-ci va se rendre compte que quelque chose ne tourne pas rond dans ce centre, face au comportement très spécial de ses clients, de leur pâle allure, mais aussi suite à sa rencontre avec Hannah…

Créant en nous questionnements et angoisses, cette histoire envoûte, surtout grâce à sa direction artistique, très audacieuse. Tel un opéra gothique romanesque, « A Cure For Life » est une immersion dans les couloirs des ténèbres, qui joue avec la réalité et l’imagination.

Le(s) –

À trop vouloir en faire, le scénario compte un bien trop grand nombre de fausses pistes et, le film, de scènes inutilement complexes, voire incohérentes, restant même sans réponses. Et puis, c’est triste de distiller à rallonge le dénouement (si grotesque) de cette enquête, à travers un film possédant une mise en scène si riche et si prometteuse (rappelant un certain « Shutter Island »), mais pourtant si creux dans son fond

Note: 12/20

Héros de la Nature (hostile)

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Vu au cinéma ACINAPOLIS à Namur

Sortie du film: le 15 février 2017

Réalisateur(s): Luc Jacquet

Acteur(s): Lambert Wilson

Genre(s): Documentaire
Durée: 1h24

Résumé: À travers le regard et les souvenirs de son aîné, un jeune manchot se prépare à vivre son premier voyage… Répondant par instinct au mystérieux appel qui l’incite à rejoindre l’océan, découvrez les incroyables épreuves qu’il devra à son tour traverser pour accomplir son destin et assurer sa survie et celle de son espèce. Marchez avec lui dans les paysages éphémères de l’Antarctique, ressentez la morsure du vent et du froid qui l’attendent à chaque pas et plongez avec lui dans les fonds marins jusqu’alors inexplorés.

Signe(s) particulier(s): 

– douze ans après le documentaire à succès critique et commercial « La Marche de l’Empereur » (Oscar du meilleur documentaire en 2006), l’écologue de formation Luc Jacquet remet le couvert avec un troisième réalisation consacrée à l’Antarctique (la seconde, « La Glace et le Ciel », est sortie en 2015).

Le(s) +

Voilà un documentaire qui ne ment pas: Luc Jacquet est passionné par l’Antarctique, et de ses manchots empereurs, qu’il filme une nouvelle fois avec amour et respect. À travers sa nouvelle réalisation, Jacquet nous montre le périple, instinctif, qu’accomplissent ces animaux remarquables, en conditions très difficiles et dans un paysage instable, pour rejoindre la banquise, notamment pour nourrir leur progéniture.

C’est remarquable de voir à quel point le réalisateur a réussi à nous faire ressentir le poids et la force d’adaptation de ces animaux face à leur environnement, de là à les comprendre. La photographie y est exemplaire, tandis que Jacquet s’est essayé, avec succès, aux prises de vues sous-marines. Ce documentaire ne cherche pas à moraliser le spectateur (le piège facile), mais bien à partager avec lui la vie, fragile et incroyable, des manchots empereurs. Et puis, la voix précise et chaleureuse de Lambert Wilson (qui conte ce périple) ajoute en poésie et douceur à ces images incroyables. Voilà un documentaire animalier qui plaira aux amateurs, et à la famille.

Le(s) –

Ne vous attendez pas à une explosion d’images époustouflantes qui, de toute manière, alourdiraient la narration. Non, « L’Empereur » est relativement sobre, et ses images suffisent à elles seules. Et puis, c’est un divertissement à recommander à un public ciblé; il ne s’agit pas d’une fiction.

Note: 14/20

Victime de guerre

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Vu au cinéma CAMEO à Namur

Sortie du film: le 15 février 2017

Réalisateur(s): Vatche Boulghourjian

Acteur(s): Barakat Jabbour, Julia Kassar, Michel Adabashi

Genre(s): Drame
Durée: 1h45

Résumé: Rabih, un jeune chanteur aveugle, est invité avec sa chorale à se produire en Europe. Lors des formalités pour obtenir son passeport, il découvre qu’il n’est pas le fils biologique de ses parents. Un mensonge qui l’entraîne dans une quête à travers le Liban, à la recherche de son identité.
Son périple dresse aussi le portrait d’un pays meurtri par les conflits, incapable de relater sa propre histoire.

Signe(s) particulier(s): 

– présenté en Compétition à la Semaine de la Critique au dernier Festival de Cannes;

– le réalisateur du film a passé sa vie au Liban, son pays d’origine, et ne cache pas de gros problèmes  de production qu’à rencontré le film suite à l’instabilité du pays.

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Le(s) +

À travers le portrait de ce jeune Libanais en quête identitaire, « Tramontane » dresse les séquelles et conséquences de la Guerre civile Libanaise (qui a déchiré le pays entre 1975 et 1990), toujours bien présentes de nos jours dans le paysage libanais. Car à l’heure où la population descendante de cette guerre cherche des réponses, celle qui l’a vécue ne veut pas revenir en arrière, de peur d’affronter les fantômes du passé, tel un traumatisme psychologique qui les poursuit. Cette confrontation est assez troublante, dans le sens où Rabih souffre aussi, mais de cécité (suite à la guerre). Deux visions différentes autour d’une même cause (conséquence) s’affrontent, dans l’espoir que chacun y trouve une paix intérieure. Un drame suggéré, tout en retenue.
Le(s) –

Pudique, ce drame nous laisse sur notre faim, par manque de réponse directe. Et puis, celui-ci met du temps à démarrer, et tourne un peu en rond dans sa narration, à force de mensonges racontés au jeune libanais.

Note: 12/20

Un plan infaillible, ou presque…

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Vu au cinéma ACINAPOLIS à Namur

Sortie du film: le 15 février 2017

Réalisateur(s): Philippe Lacheau

Acteur(s): Philippe Lacheau, Elodie Fontan, Julien Arruti, Tarek Boudali, Nathalie Baye, Didier Bourdon

Genre(s): Comédie
Durée: 1h30

Résumé: Greg a fondé une entreprise nommée Alibi.com qui crée tout type d’alibi. Avec Augustin son associé, et Medhi son nouvel employé, ils élaborent des stratagèmes et mises en scène imparables pour couvrir leurs clients. Mais la rencontre de Flo, une jolie blonde qui déteste les hommes qui mentent, va compliquer la vie de Greg, qui commence par lui cacher la vraie nature de son activité. Lors de la présentation aux parents, Greg comprend que Gérard, le père de Flo, est aussi un de leurs clients…

Signe(s) particulier(s): 

– comédie créée par l’équipe de « Babysitting » et sa suite, soit la bande à Fifi, qui compte Philippe Lacheau, Tarek Boudali et Julien Arruti.

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Le(s) +

On confirme: cette comédie sans prétention est bien un vaudeville classique, où nouvelle et ancienne générations humoristiques se rencontrent, à travers une histoire pensée sur un triste phénomène de société, conjugal, qui est l’infidélité. Rappelant le récent « Rupture pour Tous » d’Eric Capitaine, on rigole volontiers devant cet humour, parfois instable, mais d’un comique de situation certain, et frais. Et puis, c’est marrant aussi de voir qu’une panoplie d’acteurs et humoristes ont joué le jeu à travers d’innombrables caméos, comme Kad Merad, Joeystarr, Michèle Laroque, Norman, et bien d’autres. Tous ont été conquis par l’humour de la troupe (qui n’a, il faut le dire, pas peur du ridicule). Et ils ont eu majoritairement raison de croire en elle, puisque leurs scènes réservent de sympathiques moments d’autodérision. Même le Président français a droit à sa propre scène, hilarante ! Et si on tenait là la relève de l’humour francophone ? C’est certainement trop tôt pour le dire, mais les intentions sont bien là…

Le(s) –

Bien que la méthode « Alibi.com » semble implacable, celle-ci va bien vite se transformer en une improbable catastrophe pour son créateur, mêlé, malgré lui, a l’un de ses dossiers. L’histoire en devient alors vite incontrôlable, sans structure, tandis que les gags sont expédiés pour une romance quelque peu stéréotypée. Et puis, les références aux classiques du cinéma (« Star Wars », « Retour Vers le Futur »…), à Van Damme, Schwarzenegger et Stallone ne font rire que ses créateurs…

Note: 12/20

Un cercle qui tourne en rond

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Vu au cinéma ACINAPOLIS à Namur

Sortie du film: le 15 février 2017

Réalisateur(s): F. Javier Gutiérrez

Acteur(s): Matilda Lutz, Alex Roe, Vincent D’Onofrio

Genre(s): Horreur
Durée: 1h42

Résumé: Une jeune femme s’inquiète pour son petit ami lorsqu’ il commence à s’intéresser aux mystères entourant une vidéo censée tuer celui qui la regarde 7 jours après l’avoir visionnée. Elle se sacrifie pour sauver son petit ami et fait alors une terrifiante découverte : il y a « un film dans le film » que personne n’avait encore vu…

Signe(s) particulier(s): 

– suite directe du remake du film « Le Cercle » de Gore Verbinski sorti en 2002, et faisant abstraction de sa suite sortie en 2005 réalisée par Hideo Nakata, le réalisateur du premier film original sorti en 1998;

– le film a vu sa date de sortie repoussée à quatre reprises, ce qui n’est pas très rassurant…

Le(s) +

Tout le monde (ou presque) connaît l’histoire de cette vidéo où l’on voit une fille (Samara) sortir d’un puits, et tuer tout ceux qui la regardent une semaine après. Film particulièrement angoissant et ne se limitant pas à son pitch de départ (dans « Le Cercle », le personnage de Naomi Watts partait à la recherche de l’origine de la vidéo, afin de contrer la malédiction), c’est avec un certain engouement que les amateurs du genre retrouvent sur grand écran les nouvelles aventures de Samara…

De plus, dans le film sorti en 2002, la malédiction se répandait via la cassette vidéo, qui est aujourd’hui rélovue. C’est donc intéressant de voir comment la transmission de la fameuse vidéo se répand de nos jours, avec l’évolution de la technologie.

Le(s) –

Tout ça pour ça, franchement ? Triste sort qu’a subi ce film considéré d’abord comme un reboot, puis un remake, et finalement comme la suite d’une franchise à succès, morte avant même sa sortie… Avec sa simple scène d’ouverture (sans aucune tension et expédiée en moins de deux), on comprend très vite que ce « Rings » n’ira jamais au bout de ses idées, préférant suggérer que terrifier, et ne pas innover. « Rings » est un copié-collé dans les grandes lignes de ses modèles, où son scénario excessivement mécanique ne laisse place à aucune surprise, ni à la peur. On s’ennuie terriblement devant ce film mal interprété, et mal monté. La véritable malédiction, elle ne vient pas de Samara (grande victime de l’histoire, ou presque), mais bien d’Hollywood, qui a encore essayé de nous arnaquer…

Note: 6/20

Pour l’amour du Christ

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Vu au cinéma CAMEO à Namur

Sortie du film: le 15 février 2017

Réalisateur(s): Martin Scorsese

Acteur(s): Andrew Garfield, Adam Driver, Liam Neeson

Genre(s): Drame historique
Durée: 2h42

Résumé: XVIIème siècle, deux prêtres jésuites se rendent au Japon pour retrouver leur mentor, le père Ferreira, disparu alors qu’il tentait de répandre les enseignements du catholicisme. Au terme d’un dangereux voyage, ils découvrent un pays où le christianisme est décrété illégal et ses fidèles persécutés. Ils devront mener dans la clandestinité cette quête périlleuse qui confrontera leur foi aux pires épreuves.

À lire aussi| William Adams, Samouraï prépare le terrain au Silence de Scorsese et raconte l’incroyable histoire du premier Anglais au Japon

Signe(s) particulier(s): 

– adaptation du roman du même titre écrit en 1966 par Shūsaku Endō (écrivain catholique japonais), lui-même inspiré d’un fait réel;

– cela fait plus de trente ans que Scorsese tentait de réaliser ce film, n’ayant pas obtenu de financements jusqu’à aujourd’hui.

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Le(s) +

Troisième incursion du réalisateur dans le film religieux (après « La Dernière Tentation du Christ » et « Kundun »), « Silence » traite de la persécution des (missionnaires) jésuites dans le Japon du XVIIème siècle. C’est un film qui illustre le déchirement spirituel de ces hommes de foi, suite au non-retour du Tout-Puissant face à leurs prières, et leur apostasie forcée par le Grand Inquisiteur du Japon, par manipulation et sacrifice. Quête spirituelle intense dans ses messages, mais pas du tout dans sa forme, « Silence » porte bien son titre, sublimée par des images, des décors naturels époustouflants et une bande-originale privilégiant les sons naturels, et les silences. Une expérience qui se vit par la pensée, et notre rapport à la foi. Sans imposer une vision, mais en posant des questions, Scorsese signe une oeuvre spirituelle personnelle, à réserver à un public plus qu’intéressant.
Le(s) –

Beaucoup trop long et lent, « Silence » est un film lourd dans le traitement de ses idées, qui se digère lentement, mais sûrement (si on comprend les messages, lui étant un fervent catholique). Rien ne justifie cette durée interminable, si ce n’est le fait de vouloir appuyer de déracinement à petit feu de ces chrétiens…

Note: 13/20

Voilà voilà ! Sur ce, on se retrouve la semaine prochaine pour une nouvelle semaine ciné de Julien de FOLIE, afin de vous parler notamment de « SPLIT » (M. Night Shyamalan), « LION » (Garth Davis), « FENCES » (de D. Washington), « SI J’ÉTAIS UN HOMME » (de A. Dana, dont vous pouvez retrouver l’interview ici), « ROCK’N ROLL (de G. Canet), « JOHN WICK 2 » (de C. Stahelski)…

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