La semaine ciné de Julien: du divertissement, en veux-tu, en voilà !

On est reparti pour une nouvelle semaine ciné avec Julien, avec 5 sorties vues au cinéma (et un sixième film non vu, suite à sa programmation très limitée) ! Une semaine assez calme avant la tempête « La La Land » (un chef-d’oeuvre, on vous le dit déjà)… Let’s go !

SEMAINE 03 (18/01 au 24/01): 5 films vus

Noir c’est noir… mais quand c’est blanc?

il_a_deja_tes_yeuxIL A DEJA TES YEUX

Vu au cinéma CAMEO à Namur

Sortie du film: le 18 janvier 2017

Réalisateur(s): Lucien Jean-Baptiste

Acteur(s): Aïssa Maïga, Lucien Jean-Baptiste, Zabou Breitman, Vincent Elbaz

Genre(s): Comédie
Durée: 1h35

Résumé: Paul est marié à Sali. Tout irait pour le mieux s’ils arrivaient à avoir un enfant. Jusqu’au jour où Sali reçoit l’appel qu’ils attendent depuis si longtemps : leur dossier d’adoption est approuvé. Il est adorable, il a 6 mois, il s’appelle Benjamin. Il est blond aux yeux bleus et il est blanc. Eux… sont noirs !

À lire aussi| Il a déjà tes yeux: deux noirs, un couffin et un humour qui emporte tout sur son passage

Signe(s) particulier(s): 

– prix du public long métrage fiction lors du Festival International du Film Francophone de Namur 2016;
– quatrième réalisation de Lucien Jean-Baptiste, après « La Première Étoile » (2009), « 30° Couleur » (2012) et « Dieumerci ! » (2016).
– le réalisateur (acteur, scénariste et doubleur de voix) y a annoncé que le film aurait une suite;

Le(s) +

Vous avez envie de rire et de passer un sympathique moment en famille ? Alors cette comédie qui fait rire sur des sujets sérieux d’actualité vous fera oublier vos petits tracas quotidiens pour un instant de détente bienvenue. Dans cette comédie où un couple noir adopte un enfant blanc, il est bien évidemment question de tolérance, de la diversité, de la transmission de la culture, de l’évolution des mentalités, mais surtout du « vivre ensemble ».

Lucien Jean-Baptiste et Aïssa Maïga sont particulièrement attachants et rayonnants en parents très engagés et aux petits soins pour le petit bout de chou, alors qu’une assistante sociale (Zabou Breitman) essaie de tout faire pour leur empêcher de le garder. On aime passer ce moment avec eux, entre tendresse, choc familial et culturel (les grands-parents, hilarants). Cette comédie offre aussi un joli rôle pour Vincent Elbaz, interprétant Manu, soit le meilleur des parrains. Mais là où « Il a Déjà Tes Yeux » étonne, c’est dans son pouvoir de nous faire verser une petite larme qu’on n’avait pas vu venir, preuve que l’on croit dur comme faire en ces parents, et que leur histoire nous touche au cœur. D’une belle énergie, voilà une comédie qui trouve un bel équilibre entre le rire, l’émotion, et le message.

Le(s) – 

Les clichés, inévitables, et qui plombent par intermittence le scénario, tels que le personnage surfait de l’assistante sociale, ou encore la « prise d’otage » finale (tout est relatif) à l’hôpital, quelque peu artificielle. De plus, si le film aborde des sujets sérieux, cela reste sur un ton majoritairement très léger, outre une scène particulièrement émouvante, mais inoffensive quant à la prévisibilité du dénouement.

Note: 14/20

Vampires en-dedans  se cassent les dents

underworld_blood_wars_ver7_xlgUNDERWOLRD 5: BLOOD WAR

Vu au cinéma ACINAPOLIS à Namur

Sortie du film: le 18 janvier 2017

Réalisateur(s): Anna Foerster

Acteur(s): Kate Beckinsale, Theo James, Tobias Menzies

Genre(s): Action, fantastique, épouvante-horreur
Durée: 1h31

Résumé: Dans ce nouvel opus de la franchise de blockbusters, Underworld: Blood Wars suit la chasseuse de lycans, Sélène, face aux agressions brutales des clans lycans et vampires qui l’ont trahie. Avec ses seuls alliés, David  et son père Thomas, elle doit mettre fin à la guerre sempiternelle entre les deux clans, même si cela implique pour elle de faire le sacrifice ultime.

Signe(s) particulier(s): 

– 5ème opus de la saga non-linéaire entamée en 2003, qui a vu Kate Beckinsale endosser sa combinaison moulante en latex pour combattre (c’est plus difficile que ça) les vampires et les Lycans, eux-mêmes ennemis…;
– premier long-métrage pour la réalisatrice Anna Foerster après avoir notamment travaillé sur « Independence Day » de Roland Emmerich.

Le(s) +

Fidèle à sa patte, ce nouvel épisode rythmé (de la saga mélangeant plusieurs genres) répondra aux initiés. On y retrouve une fois de plus la sexy Kate Beckinsale dans la peau de Sélène, et les célèbres effets spéciaux, oserait-on dire « ratés », « particuliers » ? On va dire « propres à la saga »… Quoi qu’il en soit, le niveau reste le même que celui de ses prédécesseurs…

Le(s) – 

Scénario abracadabrant avec retournements de situation façon « Kinder Surprise », faisant abstraction en partie du précédent épisode (les humains ont de nouveau été boycottés), et sans aucun effort visuel: « Underworld: Blood War » est une série B assumée (pour geeks) qui ne cherchera pas à s’améliorer tant qu’elle rapportera… Et à ce niveau-là, on est peut-être sorti d’affaire… Mais rien n’est moins sûr…

Note: 9/20

Une grande muraille pas de taille pour un Matt Damon débridé

283305LA GRANDE MURAILLE

Vu au cinéma ACINAPOLIS à Namur

Sortie du film: le 18 janvier 2017

Réalisateur(s): Zhang Yimou

Acteur(s): Matt Damon, Jing Tian, Pedro Pascal

Genre(s): Aventure, historique, fantastique
Durée: 1h44

Résumé: Entre le courage et l’effroi, l’humanité et la monstruosité, il existe une frontière qui ne doit en aucun cas céder. William Garin, un mercenaire emprisonné dans les geôles de la Grande Muraille de Chine, découvre la fonction secrète de la plus colossale des merveilles du monde. L’édifice tremble sous les attaques incessantes de créatures monstrueuses, dont l’acharnement n’a d’égal que leur soif d’anéantir l’espèce humaine dans sa totalité. Il rejoint alors ses geôliers, une faction d’élite de l’armée chinoise, dans un ultime affrontement pour la survie de l’humanité. C’est en combattant cette force incommensurable qu’il trouvera sa véritable vocation : l’héroïsme.

Signe(s) particulier(s): 

– à l’heure où la Chine est en train de prendre le pas sur les États-Unis en termes de puissance mondiale, et plus particulièrement en demande cinématographique, « La Grande Muraille » signe la première réalisation à la production 50% américaine, 50% chinoise. Alors préparez-vous, car ce film d’aventure est le premier d’une nouvelle ère, américano-chinoise…

Le(s) +

Les chinois aiment assouvir leur soif de grandeur devant les yeux du monde entier. Ainsi, le spectacle visuel et parfois inventif qui nous est offert leurs est totalement dédié: des chorégraphies à couper le souffle, des costumes aux couleurs de l’arc-en-ciel, ou encore des armées de soldats à n’en plus finir… On est clairement dans la démesure, au service d’un divertissement efficace. D’un point de vue scénaristique, le trio de scénaristes donnent aussi le « la » à la culture chinoise et ses légendes, où des monstres menacent ici l’humanité, d’autant plus s’ils arrivent à passer la Grande Muraille de Chine. C’est donc dans son univers dantesque baigné de la culture chinoise que ce film « fantasy » tire son épingle du jeu.

Le(s) – 

Pas toujours très réussis, les effets spéciaux frisent parfois le ridicule, tandis que les monstres horriblement laids rappellent ceux d’un certain « Starship Troopers » (P. Verhoeven), sauf qu’ils ressemblent encore plus à rien… Mais que diable Matt Damon est-il venu faire dans ce divertissement aux intentions uniquement commerciales ? Car si on peut lui reconnaître un spectacle auquel on se prête naïvement, sur papier, c’est un peu court…

Note: 12/20

La gagnante de l’Eurovision n’aurait pas dû quitter le petit écran

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Vu au cinéma CAMEO à Namur

Sortie du film: le 18 janvier 2017

Réalisateur(s): Bavo Defurne

Acteur(s): Isabelle Huppert, Kévin Azaïs, Johan Leysen

Genre(s): Comédie dramatique, romance
Durée: 1h30

Résumé: Une chanteuse oubliée, qui a autrefois participé à l’Eurovision, rencontre un jeune boxeur qui va la convaincre de tenter un come-back.

Signe(s) particulier(s): 

– Isabelle Huppert vient de recevoir le Golden Globe de la meilleure actrice dans un drame ainsi qu’une nomination pour l’Oscar de la meilleure actrice, le tout pour son rôle dans « Elle » (de P. Verhoeven);
– « Souvenir » est un film flamand tourné en français, ce qui est plutôt rare;
– « Joli Garçon » de Pink Martini a été choisi par Isabelle Huppert pour signer son come-back dans le film.

Le(s) +

Cette comédie sentimentale a le mérite d’avoir un pitch de départ très… original, soit l’histoire d’une ancienne participante de l’Eurovision motivée par un jeune boxeur afin de tenter un come-back. De bonne intention scénaristique, le côté suranné de l’oeuvre peut charmer.

Le(s) – 

L’histoire d’amour, improbable, entre cette femme très mûre et isolée et un jeune de vingt-deux ans passe d’un mauvais œil, tandis que la mise en scène a tout d’un (télé)film du dimanche soir. Et puis, Isabelle Huppert qui chantonne, ça fait mal aux oreilles, tandis que la moustache de Kevin Azaïs nous donne envie de l’arracher. Voilà qui ne restera pas longtemps dans les souvenirs…

Note: 8/20

Pour la première fois, Ben Affleck se perd à Boston

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Vu au cinéma CAMEO à Namur

Sortie du film: le 18 janvier 2017

Réalisateur(s): Ben Affleck

Acteur(s): Ben Affleck, Zoe Saldana, Elle Fanning, Sienna Miller, Brendan Gleeson, Chris Cooper

Genre(s): Thriller, Policier, polar
Durée: 2h09

Résumé: Boston, dans les années 20. Malgré la Prohibition, l’alcool coule à flot dans les bars clandestins tenus par la mafia et il suffit d’un peu d’ambition et d’audace pour se faire une place au soleil. Fils du chef de la police de Boston, Joe Coughlin a rejeté depuis longtemps l’éducation très stricte de son père pour mener une vie de « criminel ». Pourtant, même chez les voyous, il existe un code d’honneur que Joe n’hésite pas à bafouer : il se met à dos un puissant caïd en lui volant son argent et sa petite amie. Sa liaison passionnelle ne tarde pas à provoquer le chaos. Entre vengeance, trahisons et ambitions contrariées, Joe quittera Boston pour s’imposer au sein de la mafia de Tampa…

Signe(s) particulier(s): 

– il en rêvait, il l’a fait: Affleck a réalisé un film qui prend racine dans l’Amérique de la Prohibition;
– quatrième film de Ben Affleck après « Gone Baby Gone », « The Town » et « Argo », et seconde fois qu’il adapté un roman de Dennis Lehane;
– ce film est le plus gros budget du réalisateur (65 millions de $), et aussi son premier échec commercial fracassant.

Le(s) +

La reconstitution est soignée, de même que les interprétations. Le rythme de ce polar en guise d’hommage ne faiblit jamais, tandis que les rôles féminins ont vraiment quelque chose à dire, et tiennent une place centrale dans cette histoire de gangsters et de mafias, comme en témoigne le double final. En soi, du travail efficace, mais…

Le(s) – 

Un hommage qui manque d’ambition (alors que réaliser un film comme celui-là était très ambitieux) par son classicisme. Par excès peut-être, Affleck s’est même attribué le premier rôle, alors qu’il n’a pas encore trouvé la fibre adéquate pour incarner un rôle comme celui qu’il y campe. Trop lisse du coup pour marquer les esprits, tout comme le film.

Note: 13/20

Brimstone confidentiel mais alléchant

brimstoneBRIMSTONE

Pas vu car distribution limitée

Sortie du film: le 18 janvier 2017

Réalisateur(s): Martin Koolhoven

Acteur(s): Dakota Fanning, Guy Pearce, Kit Harington

Genre(s): Thriller, drame
Durée: 2h28

Résumé: Dans l’Ouest américain, à la fin du XIX siècle. Liz, une jeune femme d’une vingtaine d’années, mène une vie paisible auprès de sa famille. Mais sa vie va basculer le jour où un sinistre prêcheur leur rend visite. Liz devra prendre la fuite face à cet homme qui la traque sans répit depuis l’enfance…

Note: Le film n’est pas sorti en Wallonie, et dans peu de salles bruxelloises. Si vous avez la chance de le voir, courez, surtout si vous êtes fan du genre, et de Tarantino. Attention cependant, car la violence y tient un pied central…

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