Harry Potter 8, comme un retour du temps, la suite magistrale de ce qu’on pensait être le point final

Plaçons tout de suite le débat : j’ai adoré. C’est un peu court, je vais faire de mon mieux pour étoffer mon commentaire mais je suis de parti pris, complètement fan et accro ! Tout a commencé bêtement par un reportage au journal télévisé sur la « nouvelle folie Harry Potter ». Et le décompte des heures avant la sortie francophone de commencer. Et moi, confortablement installée dans le fauteuil, à ronchonner « Oui, c’est ça, encore du business? Qu’elle arrête et profite de sa retraite, cette JK Rowling« . Sauf que, quelques mois plus tard!

Soyons franc, l’expo ne m’a pas attirée (ndlr. et Marie-Sophie n’est pas la seule). Je ne peux la commenter car je ne m’y suis pas rendue mais je sentais (de loin) l’odeur de l’argent plus que celle de la bière au beurre. Les heures de file, l’univers reconstitué, c’est bien mais pas réellement neuf ou attirant. Puis est venu le temps de la pièce en anglais, l’annonce de la sortie du texte et mauvaise langue que je suis, j’ai pensé, encore une fois : « encore un coup de marketing« .

Ensuite les bandes annonces des spin off (les films « Les animaux fantastiques » annoncés à grand coup de budget pub). Bon, le texte en français de la pièce de théâtre s’inscrivait dans la droite ligne de tout ceci, très bien, je passe mon chemin.

Harry Potter, j’y suis venue assez tard (entre la sortie du 6eme et du 7eme tome). J’ai d’abord suivi une copine au cinéma (oui, c’est bien mais bon, je découvre le tome 3 au cinéma alors que je ne connais rien des deux premières aventures). La copine me décode les scènes, m’explique l’épaisseur des personnages, l’importance que certains seconds ou troisièmes rôles ont dans l’histoire globale et je suis piquée par la curiosité.

Un soir de novembre, rien à lire, et si je tentais le premier Potter. Je vais le chercher, la vendeuse me demande si je ne veux pas les six tomes sortis « Non, non, je vais essayer de lire le premier jusqu’au bout mais les histoires pour enfants, suis pas réellement fan« . Comme prévu (par tous les accros sauf moi), j’ai passé la nuit à lire et le lendemain, j’étais à l’ouverture du magasin pour acheter la collection complète. J’étais mordue, c’était fait. Et donc, à la fin du septième tome, comme vous sans doute, j’ai terminé la dernière page avec une petite émotion. Me disant que je fermais le livre de la vie de Harry définitivement.

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Et c’est la force de cette pièce, c’est qu’elle nous plonge immédiatement dans l’univers que nous avons laissé à contre-coeur. Les premiers échanges de « l’enfant maudit » reprennent ces dernières pages « des reliques de la mort » si riches en émotion. Ce samedi, je me suis rendue au magasin (juste pour voir), j’ai ouvert le livre (par curiosité), je ne l’ai pas lâché en attendant mon tour à la caisse et je rédige aujourd’hui ces quelques mots.

Le contrat est rempli : l’univers si particulier de Harry, des personnages nouveaux, des caractères connus, une alchimie qui renaît, une sensation que le temps est retourné en arrière pour quelques heures. Du bonheur en concentré. Je ne dirai rien de l’histoire car j’ai eu le plaisir de la découverte. Je ne peux que vous conseiller ce texte. Il est moins riche que les derniers tomes, moins fourni… C’est normal, c’est une pièce de théâtre.

Mais le génie de JK Rowling réside pour moi dans le fait qu’elle confère à la nouvelle génération de sorciers les caractéristiques de la précédente. Le fils de Harry ne ressemble pas à Harry  et la fille d’Hermione n’a rien de la Granger que l’on connait. Mais c’est là que le génie de l’auteur s’exerce, elle reprend tous les codes connus et les transpose aux personnages de la génération nouvelle. Nous avons été excédés par la « madame-je-sais-tout-je-suis-une-encyclopédie-vivante » et bien, rassurez-vous, un sorcier de la nouvelle génération prend la relève. Nous avons eu peur de voir disparaître le courage et la témérité qui allaient si bien à Harry, un sorcier de la nouvelle génération présente les mêmes caractéristiques. Et donc, l’alchimie renaît, elle prend vraiment. On s’attache aux personnages plus vite encore qu’avec Harry, Hermione, Ron et leur bande. Et on pourrait encore en lire 7 autres sur cette génération nouvelle.

J’ai adoré les histoires de Harry Potter et celle-ci était aussi époustouflante que les autres. À lire d’urgence pour les fans.

harry-potter-et-lenfant-maudit-jk-rowling-tome-8-couvertureTitre: Harry Potter et l’enfant Maudit

Auteur: JK Rowling

Genre: Pièce de Théâtre

Éditeur: Gallimard

Collection: Jeunesse

Nbre de pages: 341 pages

Prix: 21 €

Date de sortie: le 14/10/2016

Extraits:

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