Les critiques de Julien #6: tout est bon dans l’espion, des chiens, des chats et un petit plongeon

On n’en a jamais fini de faire le tour de tous les films qui sortent au cinéma. Jamais sauf Julien, un des irréductibles qui se plongent dans les salles obscures quelques bonnes heures par semaine. Et l’été alors, vacances? Que nenni, il rattrape le temps perdu. Au menu de cette semaine, de l’action plein dans les dents avec le retour d’un vieux briscard de l’espionnage (et tant pis s’il y a Bourne-out), des chiens et des chats plus ou moins au poil, des femmes de caractère et un saut dans la piscine islandaise de la regrettée Solveig Anspach. Parce que vous le valez bien.

Dans l’ordre: Jason Bourne, Ma Ma, Ma vie de chat, C’est quoi cette famille, Hors contrôle, Comme des bêtes, Florence Foster Jenkins et L’effet aquatique. Bonne(s) séance(s)

« Jason Bourne » de P. Greengrass (10/08), le D…amon est dans les détails

Jason Bourne - 2016 - Matt Damon - Tommy lee Jones -Vincent CasselMatt Damon n’avait de souhait que de retrouver son célèbre personnage, mais à la seule condition que le réalisateur Paul Greengrass le redirige, comme ce fut le cas pour la trilogie « Jason Bourne » (« La Mémoire dans la Peau » (2002), « La Mort dans la Peau » (2004) et « La Vengeance dans la Peau » (2007)). Malgré sa volonté de ne pas revenir, le réalisateur changera d’avis et annoncera en septembre 2014 qu’il est finalement partant pour un quatrième film, alors qu’un spin-off « Jason Bourne: l’Héritage » (avec Jeremy Renner dans le rôle-titre, et sans Jason Bourne, si ce n’est quelques mentions de l’espion casse-cou et casse-tout) a vu le jour entre la trilogie et ce quatrième épisode qui débarque sur nos écrans.

Dans « Jason Bourne », il est de nouveau question de fantômes du passé, puisque le personnage incarné par Matt Damon cherchera à trouver les raisons de la mort de son père, et ce avec l’aide de Heather Lee (Alicia Vikander), responsable en chef de la division sur le cyber-espionnage à la CIA. Mais pour cela, Jason devra faire la peau à la CIA et à leurs dossiers noirs liés à cette affaire; la CIA étant alors principalement emmenée ici par Robert Dewey (Tommy Lee Jones), avec l’aide d’un tueur à gages, « l’Atout’ (Vincent Cassel).

Peu inspirée, cette suite s’avère mécanique, superficielle, et facile. Car David Webb, alias Jason Bourne est devenu invincible, tel un super-héros. Car il a beau se prendre des balles, voltiger d’une moto à toute vitesse, tomber de cinq étages, traverser les frontières d’une petite dizaine de pays, ou passer inaperçu sous sa casquette, rien n’arrête le personnage, qui perd alors totalement en crédibilité.

Tommy Lee Jones quant à lui se cache derrière ses rides d’agent usé, manipulateur et corrompu, tandis que Alicia Vikander joue en mode « je râle », le visage vide, tout en sachant bien que son personnage mijote quelque chose de bien différent par rapport à la clémence qu’elle affiche face à Jason Bourne. Sans oublier Cassel, en tueur ultra entraîné, tuant même des innocents pour la réussite de ses missions! Mais voyons!

Film d’action et d’espionnage, « Jason Bourne » accumule des scènes de combat à mains nues, des courses-poursuites improbables, et des courses de voitures, toutes agrémentées d’une même bande-son en mode « tension » (faisant ici cruellement penser à une musique tout droit sortie de l’émission « Koh-Lanta »). Mention spéciale au tank conduit par le personnage de Vincent Cassel, à Las Vegas, détruisant tout sur passage, dont une cinquantaine de voitures… Faut quand même pas exagérer! Autant dire qu’il n’y a là aucune montée en puissance et d’adrénaline dans cette mise en scène trop conventionnelle.

Avec « Jason Bourne », on se demande bien ce qui a pu arriver à l’équipe Paul Greengrass/Matt Demon, d’habitude bien inspirée et réaliste, tout en étant des plus efficaces. Car ce cinquième épisode se laisse regarder, mais en nous faisant tomber dans le panneau, mettant en scène un personnage trafiqué, dans un scénario finalement insignifiant.

« Ma Ma », de J. Medem (10/08): Noirs (des)seins

Ma Ma - Julio Medem - Penelope Cruz - Luis TosarRien à voir ici avec le film d’horreur homonyme réalisé par Andrés Muschietti, sorti en 2013 et produit par Guillermo del Toro… Non, l’espace est important, et Ma Ma est un mélodrame sur fond de la maladie responsable du plus grand nombre de décès sur Terre, le cancer. Bon, ce n’est pas très rose dit comme ça, mais « Ma Ma » ne s’apitoie pourtant pas sur le destin d’une souffrante atteinte de cette maladie…

D’emblée, la plus belle force de ce film, c’est l’interprétation de la délicieuse Penélope Cruz, rayonnante et pleine d’espoir, malgré  ce qui attend son personnage. Penelope incarne avec retenue et naturel cette femme à qui la vie en veut… En effet, alors que son mari vient de partir en vacances avec l’une de ses étudiantes, ainsi que son fils (lui chez ses cousins), elle apprend par son gynécologue, Juan, qu’elle est atteinte d’un cancer du sein (droit). Elle décidera alors de le cacher à sa famille. Mais après plusieurs chimiothérapies, le docteur lui annoncera qu’il faut lui retirer l’entièreté de ce sein…

Mais l’horreur ne s’arrêtera pas là, puisque peu de temps après avoir appris sa maladie, elle se liera d’amitié avec Arturo, un dégoteur de futurs footballeurs (rencontré lors d’un match de son fils), mais venant tout juste de perdre sa fille et sa femme (restée de longues semaines dans le coma), suite à un accident. Elle décidera alors de l’épauler, malgré sa maladie, comme si elle n’avait déjà pas assez de problèmes comme ça…

Certes, le réalisateur et scénariste n’a pas été dans la finesse avec son récit. Tout d’abord, les malheurs s’abattant sur Magda ne semblent ne plus finir. Et ce ne sont pas les crabes qui lui font coucou sur la plage (et lui rappelant ainsi qu’elle a le cancer) qui vont l’aider. De plus, son personnage semble aidé par une énergie peu explicable, de source spirituelle, ce qui peine à convaincre, et relativise ses réactions face à sa maladie. Enfin, le réalisateur a ponctué son récit d’images assez « cheap », telles que celles du cœur de Madga battant dans sa poitrine, d’une fille qu’elle n’a vu qu’en photo, ou encore de l’extraction de son enfant lors de sa césarienne.

Pourtant, à l’aide d’un casting plus que convaincant (Penélope Cruz, Luis Tosar, Asier Etxeandia, Teo Planell), et des péripéties inattendues (notamment en lien avec la relation qu’elle entretient avec son gynécologue Juan), « Ma Ma » limite fortement la casse. Car Magda (dont il ne reste alors plus que six mois à vivre) tombera, contre toute attente, enceinte (merci à son gynécologue) d’une petite fille en guise de testament qu’elle laissera sur Terre, à son fils, à Arturo, et à…

Malgré la grosseur de son écriture et les partis pris du réalisateur, « Ma Ma » ne pourra pas empêcher de vous émouvoir, ou de vous faire ressentir au moins quelques frissons, notamment lors des scènes de chants (Juan, le gynécologue, a clairement raté sa vocation!), et son dénouement, tout simplement émouvant.

« Ma Vie de Chat », de B. Sonnenfield (10/08): RéincarnaCon

Ma vie de chat - Barry Sonnenfeld - Kevin Spacey - Jennifer GarnerPas facile de croire qu’il s’agit là du réalisateur de la trilogie « Men In Black » qui est aux commandes de cette comédie moralisatrice pour enfants, dépassée, et aux effets numériques ratés…

Tom Brand est un homme d’affaires qui se donne à 100% pour sa carrière, s’éloignant de sa femme et sa fille… Mais après un violent accident, il se voit réincarner dans le corps du chat qu’il venait d’acheter à un curieux vendeur, et qu’il s’apprêtait à offrir à sa fille, pour son anniversaire, et donc se racheter. En se rendant compte de ses erreurs de père, il devra donc tout faire pour être le parfait petit chaton de famille, et ainsi pouvoir retrouver son enveloppe corporelle humaine, laissée à l’hôpital, dans le coma…

Mais que vient donc faire l’acteur oscarisé Kevin Spacey dans ce film sorti avec dix, quinze ans de retard? On est clairement dans le registre d’un « Stuart Little » ou d’un « Comme Chiens et Chats », mais ni drôle, ni original. Heureusement, le côté familial de l’histoire pourrait vous toucher légèrement, et ainsi vous caresser dans le sens du poil. Mais voilà un bel exemple de film qui aurait pu se passer d’une sortie sur grand écran…

« C’est Quoi Cette Famille?! », de G. Julien-Laferrière (10/08): On ne s’entend plus dans cette famille

C'est quoi cette famille - Gabriel Julien-Laferriere - Gayet - Neuvic - Depardieu - Tagbo - Philippe Katerine - Chantal Ladesou - Arié ElmalehQuand on pense que le divorce était encore tabou il y a quelques années… Aujourd’hui, on ne cherche plus à savoir pourquoi des couples se séparent, on en rigole! C’est en tout cas ce qui se passe dans cete histoire…

Bastien, treize ans, parents divorcés, a eu une idée révolutionnaire! En effet, en ayant assez de devoir jongler d’une maison à l’autre semaine après semaine, il était temps de mettre un terme à ce calvaire, car dans une « vraie » famille, on voit ses frères et sœurs tous les jours… Avec ses six demi-frères et sœurs, ils mettront donc en place un nouveau règlement de famille, où les parents devront se relayer à tour de rôle pour s’occuper des enfants, tous vivants au même endroit…

Traitant (vous l’avez compris) d’une « famille recomposée », cette comédie divertit, mais ne va pas au fond de son sujet. Porté par de jeunes acteurs attachants et revendicateurs, entourés de seconds rôles canons (Julie Gayet, Claudia Tagbo, Chantal Ladesou, Julie Depardieu, Thierry Neuvic, etc.), on reste en surface d’une situation que peu de parents sont capables d’assumer, et dans laquelle les enfants souffrent.

« C’est Quoi Cette Famille?! » est bien une comédie… familiale, qui a la bonne idée de proposer une situation inédite, mais invraisemblable. Car un divorce, de nos jours (ou non), ce n’est pas aussi harmonieux que ça… Alors imaginez huit parents différents, pour sept enfants, dans la même maison… Reste alors un gentil divertissement, à voir au travers les yeux d’enfants…

« Hors Contrôle », de J. Szymanski (10/08): une énième débandade

Hors Controle - Jake Szymanski - Zac Efron - Anna Kendrick - Adam Devine - Audrey PlazaDeux frères complètement débiles (Zac Efron et Adam DeVine) sont forcés de trouver une « amoureuse » afin d’assister au mariage de leur sœur à Hawaï, et ce afin de ne pas le ruiner (car ils ont l’habitude de ne faire ensemble que de grosses bêtises). Malheureusement, les deux prétendantes choisies (Anna Kendrick et Audrey Plaza) n’y verront là qu’une opportunité pour partir en vacances, et profiter de leur naïveté…

Comédie américaine s’inscrivant parfaitement dans la catégorie « humour en dessous de la ceinture », « Hors Contrôle » vous amène à rire quelques fois face à certaines situations plutôt tordues. Mais cette histoire ne soulève jamais de montagnes, et n’emprunte que des chemins déjà balisés, en passant ainsi par les ficelles du genre. Dès lors, on devine très vite quel sera le dénouement de ce malentendu sur fond de guerre des sexes et de provocation. De plus, les dialogues semblent tout droit sortis d’une blague « Carambar », ce qui n’a pas tendance à marquer le coup…

Mais petite surprise: ce ne sont pas les deux zigotos qui font ici le show, mais bien les deux demoiselles. La tendance s’inverse donc, pour une fois! Au contraire, Zac Efron y est plutôt discret, et Adam DeVine beaucoup trop expressif. D’ailleurs, ce dernier est l’un des pires acteurs de sa génération. Son interprétation ici est tout simplement à donner mal à la tête, avec un nombre incalculable de grimaces et de cris… Ce n’est juste pas possible de jouer de la sorte!

Pourtant, dans l’ensemble, la fraîcheur du casting manque… de comédie, dans le sens où il y a là quatre acteurs « comiques » qui ne sont pas capables de se donner à fond, pour renouveler le genre, ne fût-ce que lors d’une seule scène… On reste donc, encore une fois, sur notre fin. Initialement intitulé « Incouchable », « Hors Contrôle » s’oublie aussitôt vu, et reflète très bien la situation actuelle de la comédie américaine.

Comme des Bêtes », de C. Renaud et Y. Cheney (03/08): un dessin animé commercial mais au poil

Comme des betes - C. Renaud - Y. CheneyLe studio Illumination (Entertainment et Mac Guff) et le réalisateur Chris Renaud sont de retour avec un film d’animation annoncé depuis des mois sur la toile, et directement destiné à devenir un futur hit (après notamment le carton de « Moi, Moche et Méchant », et ses suites). Et ce n’est pas anodin, puisqu’il part d’une idée assez primaire, mais totalement originale: que font vos animaux de compagnie une fois que vous les laissez à la maison pour aller travailler, faire des courses (etc.)? Alors, curieux?

« Comme des Bêtes » commence donc par présenter ses sympathiques personnages anthropomorphes, tout en répondant à cette fameuse question initiale (même si la majorité des réponses ont déjà été donnée dans les différentes bandes-annonces). Et on ne peut s’empêcher de penser à nos chers compagnons, suite aux habitudes très reconnaissables entre ces animaux et les nôtres (on se souviendra aussi de Kito, le chien-star d’Electrabel). Dès lors, nos cœurs s’emballent, et l’on ressent beaucoup d’affection pour cette petite équipe à poils.

Malheureusement, une fois passé cette hilarante introduction, le scénario s’enfonce dans un road-trip movie classique, à travers le tout grand Manhattan, dans lequel deux chiens (Max et Duke) doivent fuir une bande d’animaux anti-domestiques, pour retrouver leur « home sweet home ».

Premier degré, gentillet et parfait pour le jeune public, « Comme des Bêtes » est LE produit destiné à attirer les familles en salles, et à amasser beaucoup d’argent. Et le cahier des charges est pleinement rempli, une suite étant déjà prévue pour 2018. Parallèlement à ça, le studio a déjà préparé le terrain pour son prochain film, « Tous en Scène » (« Sing » en VO), dont la sortie est prévue le 21 décembre prochain. En effet, si on observe bien le film en détail, on peut apercevoir (lors d’une course-poursuite) sur un bus une affiche publicitaire à l’effigie de ce prochain film. Sans oublier les nombreuses références aux « Minions »… Une machine qui ne cache donc pas son penchant commercial, mais on ne peut plus familial. Astucieux!

PS: Allez, comme vous êtes sages, loin d’être des fauves en cages, on vous met Kito, le chien d’Electrabel, en bonus.

« Florence Foster Jenkins », de S. Frears (03/08): Meryl Streep déchante pour le meilleur

Florence Foster Jenkins - Stephen Frears - Meryl Streep - Hugh Grant - Simon HelbergVous connaissez certainement l’histoire de cette cantatrice incapable de chanter correctement, puisqu’elle a inspiré le dernier film de Xavier Giannoli, « Marguerite », sorti en septembre 2015, dans lequel Catherine Frot incarnait librement ce personnage haut en couleur.

Cette fois-ci, il s’agit de la véridique histoire de cette dame qui est adaptée à l’écran, en passant de l’ascension de sa « carrière » à son histoire d’amour (son agent St. Clair Bayfield), ainsi qu’à sa rencontre avec son compositeur et accompagnateur M. Cosmé McMoon. Et c’est le Britannique Stephen Frears, à qui l’on doit notamment le fabuleux « Philomena », que l’on retrouve ici derrière la caméra.

Et qui de mieux que l’irremplaçable (et aimée de tous ou presque) Meryl Streep pour jouer cette riche héritière aspirant à devenir une grande chanteuse d’opéra (malgré son manque -total- de justesse)? Car Meryl Streep est parfaite dans ce rôle, à plusieurs points de vue. Tout d’abord, cette grande actrice a l’âge (67 ans) pour incarner cette personnalité, dont la fausse gloire a éclaté à sa soixantaine. Ensuite, Meryl Streep sait jouer de tout! Et ce n’est pas ce rôle de dame de pacotille, naïve par-dessus tout, qui va lui faire peur. D’ailleurs, une nouvelle nomination aux prochains Oscars n’est pas à exclure (bien que le film sorte trop tôt pour la compétition). Enfin, Meryl sait jouer de sa voix. En effet, elle chante très bien, et nous l’a déjà prouvé dans « Mamma Mia! », « Into the Woods » ou encore dans « Ricki & the Flash ». Mais elle peut aussi parfaitement chanter faux, tout comme elle le fait dans ce film. C’est d’ailleurs lors des répétitions de Florence à son domicile que l’on ne peut s’empêcher de rire! Meryl Streep repoussera encore une heureuse et nouvelle fois (et de manière juste) la chansonnette dans la nouvelle version live-action de « Mary Poppins », que nous prépare Disney pour 2018! Supercalifragilisticexpialidocious !

Mais revenons sur la voix du faux. Beaucoup plus fidèle donc à l’histoire d’origine que son cousin français, « Florence Foster Jenkins » ne se démarque pourtant pas des films du genre, suite à sa mise en scène très classique, et sans prise de risque. Quant à la musique signée par le multi-demandé Alexandre Desplat, celle-ci sonne parfaitement à l’époque. Mais c’est dans ses dialogues sucrés et personnages bien sentis que ce film gagne des points. Car il n’y a pas que Meryl Streep qui livre là une performance à souligner!

En effet, ce film permet à Hugh Grant (ayant pris un sérieux coup de vieux) de redorer son blason d’acteur, et nous montre délicatement à travers son personnage que l’amour peut prendre plusieurs formes. Sans oublier l’excellentissime Simon Helberg, incarnant le compositeur décalé et féminisé Cosmé McMoon, persuadé que chacune des montées sur scène de Florence va se transformer en naufrage, et ruiner ainsi sa propre carrière de musicien…

« Florence Foster Jenkins » a de l’élégance et de l’humour, tout en parsemant son récit d’une touche d’émotion, propre au personnage principal, aveugle amoureusement et vocalement, et à la santé on-ne-peut-plus fragile. Voilà un divertissement généreux et fidèle, dont seul le cinéma d’un tel metteur en scène est capable de redonner vie à cette dame, née il y a plus d’un siècle…

« L’Effet Aquatique », de S. Anspach (29/06): un saut dans la piscine de la classe
L'effet aquatique - Solveig Anspach - Florence Loiret-Caille - Samir GuesmiÀ titre posthume, la réalisatrice Sólveig Anspach nous laisse avec cette comédie romantique immersive et thérapeutique, après s’être battue contre un cancer durant de longues années (et décédée des suites d’une récidive).

Issu d’une trilogie composée de « Back Soon » et « Queen of Montreuil », « L’Effet Aquatique » n’est pas à proprement parler une suite, mais une variation autour du personnage d’Agathe (la veuve de « Queen of Montreuil »), de ses amis Islandais, et du « beau » grutier amoureux, Samir (interprété par Samir Guesmi). L’ensemble des personnages de ce dernier film se sont donc déjà rencontrées, ne fût-ce qu’au détour d’une scène dans l’un de ses films.

Dans « L’Effet Aquatique », il est donc question d’une histoire d’amour, qui va finir par éclore à travers (dans) l’eau, étant donné qu’il s’agit d’un coup de foudre entre une maître nageuse et un grutier, apprenant dès lors à nager avec celle-ci (mais sachant déjà nager), car tout est bon pour arriver à ses fins (ce dernier étant en totalement magnétisé par Agathe)!

Ce film témoigne aussi de l’envie de Solveig Anspach de retrouver l’énergie propre à l’Islande, qui est son pays d’origine (comme il en avait déjà été question dans ses précédents films). Et c’est à travers un détour par cette île que l’idylle entre ces deux personnages se concrétisera, après moult péripéties burlesques (et même une amnésie).

Très léger et quelque peu loufoque, « L’Effet Aquatique » laissera comme un goût de la réalisatrice à vouloir montrer l’amour de manière peu conventionnelle, borné de poésie, et d’humanité.

 

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