Benn: « J’ai squatté chez mon éditeur pour boucler Le magicien de Whitechapel »

C’est un plaisir renouvelé de retrouver Benn à l’heure où il conclut avec brio une oeuvre diabolique qui en bien ou en mal (puisqu’il en est tant question) ne laissera aucun lecteur insensible. Ainsi durant les trois tomes du Magicien de Whitechapel, le papa de Mic Mac Adam et maintenant du fameux magicien Jerrold Picobello, a promené son héros dans une oeuvre qui restera peut-être comme la plus personnelle. L’auteur, lui, a toujours refusé de faire pacte avec le diable, préférant la sincérité, un regard rieur sur la vie et le métier. Tout en n’oubliant pas le labeur.

Benn - Carte postale inedite - Texte et bulle (9)

Du labeur, comme sur sa table de dédicaces, durant ce week-end de Foire du Livre. Benne ne s’épargne pas, ses mains en portent les traces – noires charbon – pour donner le meilleur de lui-même. Il dessine, trace, gomme, vide quelques restes de mines pour les étaler et les transformer en un véritable nuage grisâtre rendant ses personnages un peu plus magnétiques et magiques. Lors de notre premier entretien, Benn nous avait dit faire, grâce au crayon, de la magie tous les jours. Et voilà que nous le comprenons seulement. 

Bonjour Benn! Nous sommes à la Foire du livre. En dédicaces, c’est le moins qu’on puisse dire, vous n’épargnez pas vos mains, elles sont tachées et couleur charbon, vous aimez bien faire corps avec le crayon, non? Il y a cet amour du crayon!

Disons que j’ai toujours travaillé comme un cochon, puis comme je suis de l’école de Marcinelle, on m’a appris à aller au charbon. (rires). Mais ça n’empêche que le résultat peut être très bien. Je travaille à la mine de plomb avec du 9B. Ce n’est pas très courant et c’est plutôt rare. Avec l’âge et en prenant de la bouteille, je travaille de plus en plus gras, ça me permet de me libérer beaucoup plus qu’avec le sec.

Vous nous revenez donc avec le troisième et dernier tome du Magicien de Whitechapel, de couleur mauve, cette fois. Une signification?

Quand les lecteurs découvriront ce livre, ils comprendront qu’on peut aller du mal au bien, et vice-versa. Et cette symbolique du bien et du mal, ça nous ramène aussi à un aspect religieux, catholique et autre. Le mauve est une couleur qui reste quand même très proche de la religion et de tout ce qu’elle sous-entend. À la lecture de ce tome, je crois que ça cadre bien avec ce qu’il raconte.

Benn - Le Magicien de Whitechapel - Tome 3 - Planche (14)

Avec un nouveau personnage apparu à la fin du deuxième tome et dont l’ombre plane sur l’entièreté de ce troisième tome, c’est Mister Pitch. Et sous des dehors de chasseur de sorcières et autres créatures infernales, peut-être ne vaut-il pas beaucoup mieux que le diable, si?

 Je ne pense pas qu’il y ait pire que le diable, quand même. Le diable, de toute façon, c’est le mal quel qu’il soit. Et si on y entre, qu’il prend son essor, cela peut aller jusqu’aux extrêmes, au pire. Et, à ce moment, que ce soit pour Pitch ou un autre, c’est pareil. Il n’y a qu’à regarder la vie de tous les jours! Je pense que ça se voit.

Et, pour preuve, vous n’épargnez pas grand chose à votre héros, Jerrold.

J’ai créé un héros auquel finalement personne ne voudra peut-être s’y identifier. Et pourtant, il est chacun de nous. Pas une seule personne ne pourra dire que ce n’est pas lui. C’est notre challenge à tous de combattre le mal ancré en nous et d’avancer vers un mieux à défaut d’un mal. Mon livre ne servira pas à grand chose, malheureusement, car aujourd’hui comme il y a 500 ou 1000 ans, j’ai l’impression que les gens ont plutôt tendance à faire le mal. Mais ça n’empêche que je pense que nous devons dénoncer cela et être plus ambitieux, de se délivrer du mal. Mais tout ça, ça n’a rien de religieux, c’est humain!

Benn - Carte postale inedite - Texte et bulle (5)

Avec cette matière, je me suis amusé à glisser beaucoup d’humour. Je ne voulais pas verser dans l’horreur complète malgré la descente aux enfers de mon personnage. Je ne m’en suis pas privée, c’est notre lot à tous. J’y ai aussi mis un grain de folie, il le fallait comme le monde dans lequel nous vivons est quand même un monde de fous. Sans ce grain de folie, ce serait insupportable.

Cette trilogie (et ses 192 pages, tout de même) a été publiée en tout pile un an. J’imagine que la cadence a été effrénée!

Disons que ma maison d’édition m’a laissé prendre de l’avance pendant trois ans et demi/quatre ans afin de pouvoir publier la trilogie sur un an. Des sorties d’albums de deux en deux ans, ça ne fonctionne plus. On ne peut plus se le permettre, mieux vaut les mettre à la queue leu-leu. Mais, cela dit, je vois des personnes acheter les trois en même temps avant de venir me les faire dédicacer, donc il y a des exceptions.

Benn - Le Magicien de Whitechapel - Tome 2 - Tour de magie

Du premier au troisième tome, s’il y a bien quelque chose qui a été crescendo, c’est ce pouvoir des apparences. Que ce soit pour les humains, le diable ou même ce vieux théâtre que Jerrold croit en bon état alors qu’il est complètement ravagé. Et dieu sait qu’en magie, les apparences et leur jeu, c’est important.

C’est l’histoire d’une personne qui pense pouvoir gérer une situation mais qui se fait manipuler. Mais, de manière journalière, j’entends des hommes d’état nous dire qu’il maîtrisent tout. Mais dès qu’il y a un tsunami, un typhon ou un autre phénomène destructeur, c’est la catastrophe, il y a des morts et tout est détruit. Nous ne maîtrisons rien, cher monsieur, absolument rien.

Mais ici, c’est un peu ça. Et si on affronte le mal, on se fait manipuler. Nous sommes vraiment peu de choses et mon héros va en faire l’amère expérience. Une fois parti dans les énergies, positives ou négatives, on peut s’enfoncer. Mon diable prend différentes apparences mais c’est toujours le même mal.

Benn - Le Magicien de Whitechapel - Tome 3 - theatre desaffecte

Ce troisième tome s’intitule de manière fort appropriée « L’éternité pour mourir« .

Oui, ça vient après « Vivre pour l’éternité » et ça fait référence à toutes ces idioties auxquelles on aspire, et notamment pour vivre un peu plus longtemps. Or, être vivant, par définition, ça sous-entend qu’il faudra mourir un jour. On échappe à la mort quelques fois, dieu merci, mais on ne dit pas qu’on échappe à la vie. Et heureusement qu’on n’échappe pas à la mort, rester vivant pour l’éternité, vous imaginez?, ce serait fou. Et Le pacte conclu avec le diable par Jerrold, c’est insensé. Et pourtant, nous y aspirons tous à cette folie.

Il y a beaucoup de choses dans ce livre. Il a une certaine profondeur, et sans doute me fallait-il une certaine maturité pour le réaliser. L’ai-je réussit? Je n’en sais rien. Mais, c’est un vieux sujet qui a été traité par pas mal de grands écrivains. Je pense que j’ai mon originalité, ma personnalité, même si bien sûr, je n’invente rien. Et ce sujet est si énorme qu’il permet à son auteur d’être original tout en apportant sa pierre à l’édifice. Bientôt, un autre auteur s’y attellera et donnera sa propre vision, autre que la mienne. Mais on revient toujours là où j’arrive, c’est une fin énorme et d’une simplicité hors-norme. Sans divulguer la fin, nous revenons là où nous allons tous.

Benn - Carte postale inedite - Texte et bulle (8)

Dans la littérature, le cinéma, l’imagerie populaire, de quel diable gardez-vous un souvenir impérissable?

Celui d’un film français, La main du diable de Maurice Tourneur. Je l’ai revu il n’y a pas si longtemps, il a pris un coup de vieux. Mais quand j’étais enfant, ça ne m’a pas laissé de glace, c’était d’enfer!

Vous êtes friand de ce genre?

Non, pas trop. J’aime travailler le fantastique mais je ne suis pas un grand amateur de ce genre. Il y a des choses que j’aime bien mais, encore une fois, si réellement quelque chose de bien arrive en littérature ou au cinéma, je m’y intéresserai.

Par exemple, j’ai dévoré la saga des Harry Potter mais l’adaptation cinématographique ne m’a pas séduit. J’ai adoré les livres. Et, en science-fiction, Blade Runner reste pour moi une référence absolue. Mais, par contre, je n’ai pas adhéré à Star Wars, les scénarios ne tiennent pas la route, pour moi. En thriller de science-fiction, j’ai bien aimé Alien. Mais il en faut pour tous les goûts et je ne veux surtout pas dégoûter des gens par rapport à certaines oeuvres. Et je trouve incroyable de voir certains lecteurs acheter, d’une part, une BD mal conçue et, d’autre part, une oeuvre remarquable. Ils sont éclectiques et c’est très bien.

Benn - Carte postale inedite - Texte et bulle (4)

Puis, parfois, il est intéressant de voir à quel point certains éditeurs peuvent être calculateurs en tout. Alors qu’on ne saura jamais l’être. Et parfois, un public vous suit sur un bouquin que vous étiez à mille lieu de croire qu’il séduirait. Ce n’est jamais gagné et on peut avoir de magnifique surprise. Mais, avant toute chose, pour qu’un artiste s’accomplisse pleinement, il faut être sincère envers soi-même, se donner à fond et le faire pour soi, d’abord. On m’a proposé la reprise d’une série dont je tairai le nom. J’ai refusé, j’aurais fait quoi? Dix albums et je me serais présenté devant vous, maintenant, en n’ayant rien à vous raconter et ennuyé de devoir continuer une série qui ne m’accomplissait pas?

Benn - Carte postale inedite - Texte et bulle (7)

Tout à l’heure à votre stand de dédicaces, je vous voyais observer les autres auteurs, avec un regard amusé et très intéressé. Quel regard portez-vous sur le travail des autres?

Je suis très ouvert, il n’y a pas de critique, encore moins négative. Je vois tout comme des jardins, chaque auteur à le sien. Et soit j’ai envie de m’y promener, soit je n’en ai pas envie. Mais il y a des fleurs, des fruits, des légumes, de tout pour tout le monde. Si ça ne me correspond pas, ça correspondra sans doute à un autre. Mais je suis à l’écoute, j’aime découvrir de nouvelles saveurs, comme j’apprécie qu’on vienne goûter aux saveurs que je distille dans mon jardin.

Mais, c’est vrai que parfois je vois des auteurs qui font plus dépotoir qu’autre chose, ou plus terrain vague. Mais si ce n’est pas encore bien fait, que le talent est jeune, que les fruits ne sont pas encore tout à fait au point, tu vois qu’il y a des belles fleurs qui vont en émerger et donner des saveurs dans peu de temps. C’est intéressant.

Vous en l’occurrence, le jardin est plutôt urbain avec ce Londres comme terrain de jeux magiques. Moi, j’ai été assez saisi par vos jeux de perspectives. Comment vous y êtes-vous pris?

Pour un auteur, c’est toujours assez comique, on se voit pour des choses qui sont plus innées que pour celles pour lesquelles vous avez du beaucoup travaillé. Les bâtiments, les perspectives, c’est de l’ordre de l’inné chez moi.

Benn - Le Magicien de Whitechapel - Tome 3 - Planche (18)

Alors, pour quoi avez-vous du beaucoup travailler?

J’ai dû travailler beaucoup plus fort pour être au point pour mes personnages. Mais au niveau des ambiances, des décors, ce sont des choses qui étaient là depuis le départ.

Bon, là, je suis sûr de ne pas me tromper. Il y a cette messe satanique, vous avez dû y mettre du temps, non?

Oui, j’ai dû m’y reprendre à plusieurs fois. On m’a même censuré, j’étais trop trash. C’est d’ailleurs en ça que ce bouquin n’a pas été vraiment évident. Vous savez, Benn, on n’en accepte pas certaines choses et mes éditeurs ne pensaient pas que j’irais dans de telles extrémités. Mais si! J’ai supprimé une séquence dans laquelle j’étais parti sur un côté plus féminin. Mais j’en avais fait quelque chose de fort, avec un moine au visage empli de bonté extérieure mais à la noirceur intérieure vraiment crasse. Alors imaginez ce petit monde dans le confesse… anal. Il a fallu beaucoup d’anxiété pour arriver à mes fins, ce ne fut pas de tout repos.

Benn - Le Magicien de Whitechapel - Tome 3 - Messe satanique

Imaginons que nous quittions le jardin de tout à l’heure pour pousser la porte de l’atelier de Benn, qu’y trouverait-on?

Oh, pas grand-chose. Il y a un bureau, un chevalet, des crayons, des pastels, et le reste, ce sont des voyages en pantoufles. Il faut peu de choses, finalement. C’est un métier qui ne demande pas énormément d’aménagement. Il ne faut pas tout un cinéma, quoi! Ce qu’il faut, c’est de l’argent, un éditeur comme celui que j’ai la chance d’avoir qui vous fait confiance et vous laisse tranquille de nombreux mois. Pour faire les décors les plus somptueux possibles, il ne faut pas de budget comme au cinéma. Ici, je fais tout, je joue tous les personnages, j’imagine les décors, j’écris l’histoire, c’est du pur bonheur, un one-man-show. Sans grands moyens extraordinaires, juste un peu de talent, beaucoup de patience et d’envie et se donner à fond, encore une fois.

Ce qu’il s’est passé par contre, c’est que je fais ce boulot depuis 45 ans, et j’ai eu des difficultés à la fin. Un coup de moins bien. J’avais besoin de soutien. Je devais donner et il me fallait du punch. J’ai recommencé certaines pages jusqu’à cinq fois. Du coup, pour boucler l’album, j’ai été dans les locaux de Dargaud et ai retrouvé le bureau dont je m’étais déjà servi sur certains des derniers Mic Mac Adam.

Benn - Carte postale inedite - Texte et bulle (3)

Un atelier pour un métier de solitude, non?

Oui et non, ça dépend. Parfois, j’aime beaucoup ça mais à d’autres moments. À une époque, c’était plus facile à gérer, quand je travaillais pour des journaux comme Tintin ou Spirou. Nous allions chaque semaine porter nos planches à la maison d’édition, il y avait du contact. Puis, je travaillais avec un scénariste à l’époque.

Puis, je suis entré dans une phase où je travaillais seul, et là ce fut plus dur, je ne voyais plus personne. Quelques fois, je squattais la maison d’édition. Ils m’avaient mis un bureau à disposition. Alors, j’avais du monde autour de moi, parfois jusqu’à 18 mois. Après quoi, j’étais content de retrouver ma solitude pendant 7 ou 8 ans. Ici, je sors de dix années de travail seul. Et pour terminer Le magicien de Whitechapel, je suis retourné à mon bureau à la maison d’édition pendant 11-12 mois.

On parlait de la solitude, ce genre de foire est l’occasion d’en sortir, de retrouver des auteurs. Comment vivez-vous ce genre d’expérience?

C’est l’occasion d’en revoir certains. Je serai à la Foire du livre de Paris, je vais faire quelques salons. Et souvent les organisateurs deviennent des amis. Mais entre la Suisse, la France, la Belgique, il faut parfois faire des choix. Je pourrais passer toute l’année à faire des festivals à travers la France, je ne ferais que ça. C’est impossible.

Benn - Carte postale inedite - Texte et bulle (1)

Y-a-t-il une rencontre qui vous a marqué?

Il y en a une, dernièrement mais pas en salon. J’avais quitté la maison pour rejoindre mon club d’échec. Mais je suis arrivé trop tard et ne suis pas resté jusqu’au bout. En revenant chez moi, j’ai été surpris de trouver deux personnes devant chez moi. Je ne les connaissais pas du tout. Ils avaient fait pas mal de kilomètres et il s’agissait en fait d’un père et son fils, un adolescent. Comment ils avaient trouvé mon adresse? Vous savez, quand on cherche vraiment quelque chose… Moi, je me demandais pourquoi ils étaient là, sur le pas de ma porte. Et le papa m’a expliqué: « Mon fils est fou de magie et il voulait à tout prix vous rencontrer. » C’était magique.

Maintenant que vous avez mis un point final à cette trilogie qui vous a occupé ces dernières années, que peut-on attendre de vous dans le futur?

Pour le moment, je ne sais pas, j’ai vraiment besoin de souffler, de me laisser vivre. Je suis serein maintenant que j’ai accompli cette trilogie, dans l’anxiété. J’avais vraiment peur de mourir avant de l’avoir finie! Je devais me donner le temps. J’ai du refaire cinq pages, on n’imagine pas, mais c’est un mois et demi de travail et du stress en plus. Et tant que je ne l’avais pas entièrement fini, je ne pouvais pas le relire ni dire s’il était bien. Et il devait me plaire à moi, avant tout. Tout ce processus m’a pris beaucoup d’énergie et je devais puiser dans mes ressources au maximum. Je suis en train de me refaire une santé. Il faut se dire que c’est un métier qui demande une pèche d’enfer. On ne parle pas d’un bouquin mais de 45 ans de métier. Et je crois qu’on ne pourra jamais me reprocher d’avoir bouclé un ouvrage, j’y ai mis toute ma sincérité et ai donné le meilleur de moi-même. Tout en m’amusant, j’ai pris mon pied. Mais bon, on ne rajeunit pas.

Benn - Mic Mac Adam

La BD n’est-elle plus une priorité?

Il est vrai que ces trois dernières semaines, des idées de scénarios me venaient, j’avais dit que je m’attellerais peut-être à un nouveau Mic Mac Adam mais je n’ai rien rentré à la maison d’édition. Je ne sais même pas si je ferai encore de la BD. Peut-être que oui, hein. Mais pendant toutes ces années, j’ai aussi travaillé à l’opéra où je dessinais, entouré des décors, de l’orchestre, des mises en scène. J’aime ça.

Puis, j’ai aussi commencé à voyager un peu, à peindre sur bateau. Je vais peut-être faire des carnets de croquis. Puis, dans mon atelier, je ne peux pas cacher que l’agencement a un peu changé: le chevalet est maintenant plus en avant que la table à dessin. Donc, on verra, on ne peut dire « jamais plus jamais ». Si je me remets à la BD, il faudra que ce soit fort.

Merci beaucoup Benn et très belle continuation!

Crédit photo de couverture: Centre Belge de la Bande Dessinée

Illustrations inédites à la mine de plomb issue d’une collection de cartes postales éditées pour le salon Textes & Bulles 

Benn - Le Magicien de Whitechapel - Tome 3 - Couverture

Série: Le magicien de Whitechapel

Tome: Acte 3/3 – Une éternité pour mourir

Scénario et dessin: Benn

Couleurs: Pierre Matterne

Genre: Drame, Fantastique, Horreur

Éditeur: Dargaud

Nbre de pages: 64

Prix: 15,99€

Date de sortie: le 12/02/2016

Extraits:

Des petites choses en plus:

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