Laurent Castille: « J’aime brouiller les pistes car je considère que le lecteur n’est pas un imbécile »

Le monde de l’édition et de la BD, quel bel iceberg! Entre la surface visible et la surface immergée, il y a un pas et autant d’auteurs qui malgré les fins de non-recevoir persévèrent à faire vivre leur univers. Dans les méandres de la bande dessinée underground, c’est ainsi que nous avons découvert Larry Castillo (de son vrai nom, Laurent Castille), bruxellois et totalement fan de série B. Interview et incursion dans un monde fait de crimes,  de pulsions animales, d’un esprit très comics et, au détour des pages, de pin-up aux formes avantageuses. Bienvenue dans l’infernal DeadMeatComix.

Bonjour Laurent, ou peut-être est-ce Larry Castillo ou encore un autre ? Seriez-vous un peu schizophrènes ? Ou est-ce que multiplier les pseudos te permet d’exacerber ton art dans toutes ses potentialités ?

Bonjour. Non, nous ne sommes pas vraiment schizophrènes, juste un peu nombreux là-dedans. Mon nom est Laurent Castille, Larry Castillo est un pseudo, pas tant pour me cacher mais surtout parce que beaucoup de mes influences graphiques sont soit latines, soit américaines.

J’ai commencé par faire de la BD orientée « horreur/fantastique », je trouvais que « Laurent Castille » était le nom idéal pour écrire des romans d’amour ou historiques mais pour signer du survival zombie, c’était pas terrible, allez savoir pourquoi…

J’aime varier les plaisirs et les moyens d’expression, bosser sous différentes identités permet d’ouvrir le champ des possibles sans pour autant perdre le lecteur. Larry Castillo est pour l’instant plus du domaine de la BD, Laurent Castille, lui, est plus tourné vers la peinture, l’illustration, le story-board, etc…

Larry Castillo - DeadMeatComix - Ville

Si on commence par le début, tu es Bruxellois ?

Oui, je suis né à Bruxelles et y ai toujours vécu. J’ai habité et travaillé un peu dans tous les quartiers, je connais donc assez bien la ville sous tout les angles.

Une ville inspirante quand on est créateur d’histoire ?

Oui, et non… Bruxelles a une spécificité, c’est une ville « creuse ». Une ville assez morne, sans identité propre, une sorte de « page blanche » sur laquelle on peut projeter ce que l’on veut. Certains quartiers prennent des airs de New-York miniature, d’autres ont l’arôme parisien, certains font penser à Londres, Amsterdam, mais de loin…Cette ville est à l’image du pays, je trouve: un bric-à-brac construit par d’autres nations… Cette absence d’identité est devenu une identité en soi. Bruxelles est un endroit étrange, qui, par la force des choses, génère une certaine poésie.

Larry Castillo - DeadMeatComix - Police Bruxelles

Pourquoi dessines-tu ? Quel est le premier dessin que tu aies fait ?

Ce n’est qu’une impression, mais je pense que l’art en règle générale, quelle que soit sa forme, est une tentative de se réapproprier le réel. On picore dans la vie les éléments qui nous parlent, on les filtre et on les remet en scène. Pour moi, la BD, c’est ça: une question de mise en scène plus que de dessin, un peu paradoxal sans doute. 

J’ai toujours dessiné, comme beaucoup d’enfants, je me souviens d’un dessin fait en maternelle, il fallait dessiner un animal et j’avais fait une girafe. Récemment, en déménageant, j’ai retrouvé ma première BD (je devais avoir 11/12 ans) c’était une adaptation de « Escape from New-York » que j’avais vu à la télé. C’est assez rigolo de retrouver ça presque 30 ans après, au fond, même si le dessin a évolué (du moins, je l’espère), les bases et les tics étaient déjà là…

À partir de quel moment t’es-tu dit que tu (essaierais) en ferais ton métier ?

Vers 17/18 ans, mais sans en être certain. Je savais surtout que j’aimais dessiner et raconter des histoires. Je viens d’un milieu petit-bourgeois où la BD, les arts, la littérature faisaient partie du quotidien. Ceci dit, de là à en faire un métier, tout reste relatif, essentiellement parce qu’il est très difficile d’en vivre. J’ai toujours dû avoir une activité « à côté », pour faire rentrer de l’argent.

Larry Castillo - DeadMeatComix - Les passagers - couverture alternative

Quel est ton parcours ?

J’ai fait l’E.R.G., une école supérieure d’arts graphiques dépendant des instituts St-Luc mais je me considère plus comme autodidacte.

Une fois mon diplôme en poche, j’ai réalisé que si je voulais raconter des histoires, il fallait d’abord en vivre moi-même, alors, sans jouer à Bob Morane, j’ai vécu… J’ai fait plein de « petits boulots », d’ouvrier à cuisinier, en passant par professeur, fonctionnaire, peintre, etc…

Mine de rien, ça forge le caractère… Puis vers la trentaine, je me suis remis à la BD… J’ai d’abord créé « dEADmEATcOMIX », qui est mon label de BD, puis en parallèle j’ai sorti « Lust for Life » mon premier titre, un survival zombie.

Dans le métier, beaucoup de choses marchent par rencontres, non ? Par chance aussi ? Tu as fait des jolies rencontres d’auteurs BD ?

J’ai eu quelques rencontres. La première, c’est Jean Marquis, un libraire – éditeur canadien, de Laval (Montréal). Il a découvert ma fan-page sur Facebook et m’a contacté. De fil en aiguille on a fait connaissance. Chaque année il publie un comic-book gratuit pour le « Free Comic-Book Day » dans lequel sont mis à l’honneur des dessinateurs connus et inconnus.

Il m’a demandé d’y participer et chemin faisant, il m’a écrit un scénario, « The Briefcase », que j’adapte épisode par épisode, s’en est suivi la proposition de me publier via son propre label, créé avec David Therrien un auteur québecois. J’ai aussi bossé avec Eric « Udeka » Noël, un scénariste de BD et courts-métrage originaire d’Alsace avec qui j’ai fait quelques histoires courtes et assez barrées. 

C’est amusant de bosser avec des gens qu’on ne connait pas, sauf par le biais du travail, ça nous emmène vers des contrées qu’on ne pensait pas explorer un jour. C’est assez enrichissant. A l’heure actuelle, je travaille sur mon nouveau titre, « Les Passagers », avec ma femme, Isabelle. Et ça, c’est très particulier, très agréable et pour tout dire, idéal.

Larry Castillo - DeadMeatComix - Les passagers - meurtre

Comment un « petit Belge » parvient-il à se faire éditer au Québec ?

Bonne question… Le hasard, sans doute, mon travail a attiré l’œil de Jean Marquis, un libraire et éditeur québecois. De fil en aiguille, les choses se sont faites. Paradoxalement, j’ai eu plus de facilité là-bas qu’ici, en Belgique. Mon dessin est perçu comme « très américain » ici, alors qu’au Québec, il est plus vu comme un mix entre l’européen et le comic-book… Culturellement ça passe mieux là-bas… Encore qu’il existe ici un réel intérêt pour ce genre de graphisme… 

La couverture de ton comics Les passagers évoquent les montagnes russes. Des hauts et des bas, c’est fait de ça le parcours d’un auteur de BD contemporain ?

Heu… si on va par là, je connais mieux les bas que les hauts, du moins d’un point de vue financier. Ça reste un boulot très dur, exigeant, chronophage, mal payé et mal reconnu. Ceci dit, c’est un choix. Je ne me vois pas faire autre chose.

Larry Castillo - DeadMeatComix - Les passagers - Couverture

Quel fut ton premier coup de foudre en BD ? Et au cinéma ? Ton univers lie les deux avec un zeste de rock’n’roll, non ?

En BD, mon premier coup de foudre a été « Rork » d’Andreas que je lisais dans l’hebdomadaire « Tintin », ça ne ressemblait en rien à ce qui était proposé d’habitude, tant pour le dessin que pour l’histoire; au même moment, je suis tombé sur les comic-books édités par LUG, ce genre de truc… Mais l’électrochoc fut italien (et ce plusieurs fois): RanXerox de Liberatore et Tamburini, Druuna de Serpieri et la série « Le Collectionneur » de Sergio Toppi, puis espagnol, avec « Kraken » de Bernet et Segura, « Hombre » d’Ortiz et Segura…

Au cinéma, les films de John Carpenter, « Escape from New-York », « Prince of Darkness », « They Lives », etc… Les westerns de Sergio Leone, les Mad Max, Blade Runner… Pour ça, en BD ou au cinéma, les années 80 étaient géniales, barrées, folles, visionnaires… Percutantes et pertinentes, dans le fond comme dans la forme. Je ne suis pas spécialement nostalgique, mais bordel, cette époque était un vivier. Des films du genre « Ghostbusters » cohabitaient avec « Alien », « Hellraiser » ou « Breakfast Club », les BD « L’incal » de Moebius et Jodorowski étaient vendues dans les mêmes rayons que « Bidouille et Violette », c’était une époque un peu folle et très ouverte…

Larry Castillo - DeadMeatComix - horreur

Pourquoi vis-tu pour la Série B ?

Parce que la série B est un canevas, une toile vierge. La série B propose un cadre, connu de tous, c’est une convention, un code. Il suffit à l’auteur de se servir de ce canevas pour poser ses propres idées, ses propres considérations. C’est un jeu entre l’auteur et le lecteur. On se sert d’une trame « préfabriquée » pour en faire « quelque chose d’autre », peu importe quoi, d’ailleurs…

Les passagers, c’est une histoire d’attentat à Bruxelles, tu fais dans la BD visionnaire ?

Ha ça… Heu… Question piège… Oui, et non… L’histoire commence par un attentat et puis on fait un bond dans le temps… C’est délicat, en fait. Sous couvert d’un polar nimbé de fantastique, « Les Passagers » aborde entre autre la question de l’immigration dans les années 70, et son échec relatif à l’heure actuelle. C’est une sorte de tabou social. On vit sur une poudrière, plein de non-dits qui ne demandent qu’à exploser. que ce soit à Bruxelles, comme n’importe où en Occident. Ce n’est pas tant une question d’être visionnaire que d’être réaliste. Il y a un échec social, voire sociétal, et des réactions en chaîne, dans le fond assez prévisibles…

Larry Castillo - DeadMeatComix - Perimetre de securite

C’est aussi une histoire de serial killer façon Seven ?

Il y a plusieurs fils narratifs qui s’entremêlent, se croisent et forment un tout. Il y a un aspect « polar » avec un tueur en série, des trafiquants de drogue, un volet plus social, avec cette question de l’immigration, de tout ces ouvriers venus rebâtir l’Europe après la guerre, quittant leur pays trop pauvre pour venir suer dans nos terres riches mais désertées et tenter de s’y intégrer au mieux. On ne quitte pas son pays de gaité de cœur. Puis, il y a un  un ours, un colibri, une tortue, bien d’autres encore…un côté fantastique, proche des fables, on va dire…

Tu aimes intégrer des animaux dans tes histoires, non ?

Oui. J’aime dessiner les animaux, c’est aussi simple que ça, je pense que les animaux nous redonnent accès à des émotions sans doute un peu perdues… Il suffit de voir le succès des vidéos d’animaux sur internet, des « Lolcats » etc… Cela nous manque, on a trop perdu notre lien avec la nature, voire avec notre propre nature, qui par définition est animale.

L’informatique, les « trucs » connectés, les smartphones, etc… nous ont fait perdre de vue ce que nous sommes. Les animaux peuvent, comme dans les fables, nous faire accepter des idées, des émotions. C’est con à dire, mais les premières représentations que l’homme a faites quand il vivait encore dans des grottes, c’était des animaux. De là à dire que la boucle est bouclée…, mais l’idée est là…

Larry Castillo - DeadMeatComix - Ours - Colibri

Mais tout cela a-t-il un sens ? Si j’en crois Lust For life, tu es capable de tout et surtout de l’imprévisible ? Tu aimes brouiller les pistes, non ?

Tout a un sens. Toujours. J’aime brouiller les pistes, j’aime les narrations en chorale, les changements de points de vue, faire des choses parfois un peu complexe, mais essentiellement car je considère que le lecteur n’est pas un imbécile. Le lecteur est par définition quelqu’un d’ouvert et de curieux, sinon, il ne lirait pas.

Un bouquin, un film, une BD, une histoire, c’est un jeu, un jeu entre l’auteur et le public. Un jeu de références, de vécus, d’idées, de points de vue.

Puis il est question de l’UBU ? Kézako ?

Un des personnages principaux se nomme Kafka, il bosse à l’U.B.U.  « l’Underground Beholder Unit », l’unité de surveillance des sous-terrains. Mais bon, avec l’UBU, Alfred Jarry n’est jamais loin, et souvent roi. C’est un clin d’œil à l’absurde, normal quand on raconte une « histoire belge »…

Larry Castillo - DeadMeatComix - rituel

Quels sont les ingrédients de tes récits ?

Du suspense, du mystère, du noir et blanc, de la violence, de l’humour un peu tordu, des situations incongrues, des cadrages un peu barrés, voire explosés, ce genre de choses. De la série B, ou Z si le vent est bon.

Des explosions et du sang ?

Oui, encore qu’avec le temps, et l’ambiance actuelle, j’aurais tendance à rester plus discret sur cet aspect. « Lust for Life », « Welcome in Amnesia » et les « DeadMeatComix- volume I et II » étaient assez violents, parfois érotiques, souvent durs. Pour « Les passagers », j’ai préféré rester plus pudique. Il est parfois inutile de montrer les choses, éviter d’être redondant.

Larry Castillo - DeadMeatComix - Briefcase

Puis un esprit comics. C’était facile pour le gamin que tu étais de t’en procurer ? Ou est-ce venu sur le tard ?

Dans les années 80, tout était à disposition. Il suffisait de rentrer dans un vidéo-club pour voir des jaquettes de films où des femmes à très gros seins se battaient contre des hommes-poissons. Alors, trouver des comics, n’était pas un soucis majeur… Il y avait des publications comme « USA Magazine », « PILOTE », « (A SUIVRE) », etc… Les LUG, tout ça… L’image explosait à cette époque, on éditait de tout, on vendait de tout. Les « Tuniques bleues » trônaient côtes à côtes avec « Blueberry », ce qui est en fait terriblement logique ùais aussi complètement farfelu.

Quelles sont tes influences ? Et quelles ne sont pas tes influences ?

Mon Dieu, ça reste Richard Corben, qui est à mes yeux le top du top, le sommet. Puis il y en a plein d’autres: beaucoup de japonais; Otomo et son Akira, un chef-d’œuvre absolu, Urasawa et son « 20th Century Boys », « Monster » ou encore « Billy Bat », Terasawa et « Cobra le pirate de l’espace », que j’avais découvert enfant en dessin animé et que j’ai redécouvert jeune adulte quand il est sorti en manga papier.

Ce manga est génial: des femmes super sexys, un héros au bras transformé en flingue, une femme robot, des pirates, une ambiance à la lisière entre le western, le polar, le délire james bondien, le tout très violent, mais décontracté… Je dirais qu’en général, le manga est une forte influence en terme de narration, les japonais ont une manière de gérer l’ellipse qui est toute différente de la notr! e, ce qui induit une manière de raconter les choses assez particulière.

Je suis par contre peu influencé par la BD franco-belge, étonnamment. Ce qui ne veut pas dire que je ne l’aime pas, c’est juste qu’elle ne m’a pas influencé, allez savoir pourquoi…

Et pourquoi tant de femmes à gros seins ? Une obsession ?

Mettons que j’ai peu de centre d’intérêt, et que je n’aime pas le football…

Larry Castillo - DeadMeatComix - The Arena

Comment caractériserais-tu ton style ?

Bonne question… Un melting-pot entre le fumetti, le manga et le comics… C’est difficile de se définir, j’essaie juste de faire quelque chose de personnel, qui soit le plus proche de ce que j’aime, de ce que je ressens…

Graphiquement, tu aimes les ovales et les effets « fish-eye », non ? L’ultra-réalisme aussi ?

C’est surtout que je n’aime pas le « découpage en gaufrier », diviser une page en 9 ou 12 cases. Ça m’ennuie, donc, j’explose les cadres. En ça, je ressens l’influence de dessinateurs comme Will Eisner, par exemple, qui faisait vraiment de la mise en scène pure en s’affranchissant de toutes conventions « traditionnelles ».

Mais du coup, en abandonnant le côté « carré » qu’offre le découpage en cases, on peut effectivement jouer sur des courbes. Ce qui peut amener naturellement à utiliser des compos en « fish-eye ». Pour le côté ultra-réaliste, oui, j’aime assez, surtout quand il s’utilise pour amener une situation qui n’est pas réaliste du tout, ça crée un décalage intéressant.

Larry Castillo - DeadMeatComix - Puzzle

Larry Castillo - DeadMeatComix - Fisheye

Comment travailles-tu ? À la palette graphique ?

En effet, beaucoup par palette graphique. Pour la BD, je pense que c’est un très bon outil, et de toute façon, tout le secteur de l’édition est en fin de compte très informatisé. Même si on travaille de manière classique, les planches finissent par être scannées, digitalisées. J’ai donc pris le parti il y a quelques années de bosser immédiatement de manière digitale. Ceci dit, je continue aussi à dessiner et peindre « à l’ancienne », les deux techniques sont utiles et prenantes, il faut pouvoir à mon avis passer de l’une à l’autre…

Tu as bien sûr ton blog, dEADmEATcOMIX. Pourquoi ce nom ? Et ils semblent y avoir plusieurs participants… à moins que… ?

Chose amusante, c’est celle qui est ma femme aujourd’hui, ma magnifique femme blonde à forte poitrine, qui a trouvé ce nom… Je dessinais Lust for Life, mon premier album, un survival zombie, quand elle m’a surnommé dead meat, comme ça, pour la blague. C’est resté dans ma tête et j’ai utilisé ce gimmick comme « nom de scène »… J’avais présenté ça comme une sorte de faux collectif, faux dans la mesure où j’opérais en solo.

Sans doute pour me sentir moins seul et presque en hommage aux comics, justement, où bossent ensemble un scénariste, un dessinateur, un encreur, un lettreur, etc… J’aime l’idée qu’une création puisse avoir un aspect à la fois artisanal et industriel.

L’ironie veut qu’avec le temps, l’aspect « collectif » soit devenu une réalité, puisque ma femme m’aide sur les dialogues, qu’elle écrit, et sur le scénario auquel elle participe énormément, ainsi que sur d’autres projets, en cours de préparation…

Larry Castillo - DeadMeatComix - conversation Isabelle

Justement, quels sont tes projets sinon la suite des Passagers ?

Avec Isabelle, on travaille sur plusieurs projets, qui vont du polar aquatique au livre pour enfant, avec plein d’autres trucs entre les deux. Sinon, je peins aussi… On verra comment les choses se mettent en place.

Merci beaucoup Larry/Laurent. Je vous souhaite du succès !

Retrouvez Larry Castillo et son réalisme déjanté sur dEADmEATcOMIX et sur sa page Facebook.

Quelques extraits pèle-mêle de son travail:

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