Sherlock Holmes désespérément seul et sans Watson pour sauver Londres

Pas le temps de souffler et revoilà déjà le Sherlock Holmes mouture Soleil à nouveau en piste dans un Londres plongé dans l’obscurantisme des complotistes. La scène ne se passe pourtant pas en 2015 mais bien en dans les années 1800. Le thème est intemporel et pour le démêler, notre Sherlock ne pourra même pas compter sur Watson laissé pour mort et dans un piteux état dans le deuxième tome de Sherlock Holmes Society par le machiavélique Sylvain Cordurié. Qui continue ici sa route avec l’Italien Alessandro Nespolino. Ne reste plus qu’à prier le ciel, In nomine dei.

Non, nous ne vous dirons pas ce qu’il advient du Docteur Watson. Sérieusement amoché à la fin du deuxième tome, vous découvrirez bien assez tôt quel chemin Sherlock Holmes prend pour rendre visite à son vieil ami, à sa dernière demeure? Ou à celle de revalidation? Toujours est-il que privé de son atout maître (et accessoirement) narrateur, le résident de Baker Street va se retrouver bien seul dans la poursuite de son enquête. D’autant que la guerre d’égos qui l’oppose  son frère Mycroft est bien loin d’être mise de côté. Mais le temps presse et, alors que Jekyll séquestré chez Holmes continue de chercher un antidote, Sherlock continue sa quête d’indices, au détriment même des règles de sécurité. La survie de Londres et la salubrité de ses habitants en dépend. Bientôt, tous pourraient bien se retrouver empoisonnés et transformés en véritables zombies ravageurs.

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Mine de rien, de tome en tome, Sylvain Cordurié ne lâche pas la bride et continue sa cavalcade dans l’univers créé par Sir Conan Doyle, pourtant cent fois accommodé à toutes les sauces. Mieux à force de les triturer et de les tourmenter, le scénariste n’épargne absolument rien à ses personnages. Plus malsain tu meurs, pour le plus grand bonheur des lecteurs bien en peine de savoir quelle surprise les attendra quelques planches plus tard. Du côté du dessin, la passation de pouvoir entre l’Espagnol Eduard Torrents et Alessandro Nespolino s’est passée sans encombre. Le trait change, mais le dessin continue de s’embourber dans cette noirceur suffocante voulue par le scénario et bien respectée par le coloriste Axel Gonzalbo. Et au vu du cliffhanger et de la scène finale magistrale, on ne peut qu’en redemander.

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Série: Sherlock Holmes Society

Tome: 3/4 – In nomine dei

Scénario: Sylvain Cordurié

Dessin: Alessandro Nespolino

Couleurs: Axel Gonzalbo

Couverture: Ronan Toulhoat

Genre: Policier, Ésotérisme, Fantastique

Éditions: Soleil

Collection: 1800

Nbre de pages: 54

Prix: 14,95€

Date de sortie: 26/08/2015

Page Facebook: Sherlock Holmes BD

Extraits: 

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