FIFF 2015, clap 2 fort en teneur luchinienne et sans Maïwenn

Ça y est, depuis vendredi, Namur, la capitale Wallonne s’est mise à l’heure du septième art pour accueillir en son enceinte la 30ème édition du Festival International du Film Francophone, ou FIFF pour les adeptes. Bien entendu, en grands cinéphiles que nous sommes, nous ne pouvions pas rater ce festival qui nous tient tant à cœur. L’occasion pour nous de vous donner un aperçu d’une deuxième journée riche en rencontres, en rires, en découvertes, en festivités.

FIFF-2015 (2)

C’est sous un soleil radieux que nous arrivons à Namur en ce samedi 3 octobre, accompagné par un florilège de montgolfières traversant paisiblement le ciel de la ville. Au programme de cette deuxième journée; apéro dans les Jardins de l’Hôtel de Ville, pour bien commencer cette après-midi ensoleillée. Traditionnel discours de Jean-Louis Close, photo de famille et… distribution de pralines au(x) plus Gourmet(s) des membres du jury.

Ensuite, nous nous dirigeons vers le fameux Eldorado qui chaque année nous rempli les yeux de mille et une merveilles cinématographiques. Nous commençons avec Un Début Prometteurun film d’Emma Luchini mettant en scène un Manu Payet complètement à côté de ses pompes et addicts aux remèdes plutôt décapants, une Veerle Baetens en couguar magnifique, un Zacharie Chasseriaud (un des gamins « Géants ») qui a bien grandi et un Fabrice Luchini en grande forme, bien sûr. Une comédie fraîche et ne manquant pas de peps.

Nous enchaînons directement dans un tout autre genre, nous immergeant dans l’univers sombre de Sandrine, cette jeune femme aux rêves brisés, forcée de travailler dans le chenil de son oncle. Vous l’aurez compris, c’est bien Je suis un Soldat, premier long métrage de Laurent Larivière qui était présenté pour une des premières projections publiques. Le réalisateur nous livre un drame social aussi intelligent que poignant, dont on ne ressort pas indemne. Un film original, dont la toile de fond du trafic de chiens s’avère être une véritable allégorie de la violence de notre société, comme le confiera Laurent Larivière à l’issue de la projection. Pour porter ce film, présenté il y a quelques mois à Cannes, la talentueuse Louise Bourgoin et l’éternel Inspecteur Adamsberg, Jean Hugues Anglade.

À peine le temps de sortir de la salle que déjà, nous nous préparons à prendre part à l’événement de la soirée, Mon Roi, le nouveau film de Maïwenn, la réalisatrice visionnaire de Polisse. Il y a du monde pour assister à ce film tant attendu, nous craignons même de ne pas pouvoir y assister. Mais heureusement, grâce à une âme charitable nous entrons dans la salle bondée pour nous installer dans les derniers sièges libres, c’est-à-dire au premier rang. Peut-être que nous aurons un torticolis en sortant mais au moins on l’aura vu! Pour commencer après la salve de publicités habituelles, nous accueillons sur scène Monsieur le Président, aka Jean-Louis Close qui n’hésite pas à remercier les sponsors sans qui le FIFF ne continuerait pas sur sa si belle lancée. Il annonce également une nouvelle plus négative, Maïwenn ne pourra se joindre à son public pour une séance de questions-réponses après la séance. La déception est encore plus grande lorsque l’on se rend que la réalisatrice était bien présente sur le festival… Une note sombre qui ne nous empêche tout de même pas de savourer ce film d’une grande intelligence porté par un duo d’acteurs époustouflants, Emmanuelle Bercot (prix d’interprétation à Cannes) et Vincent Cassel. Maïwenn nous propose avec ce film diamétralement opposé à son précédent,  une histoire destructrice sur fond d’antidépresseurs et d’engueulades peut-être, mais une belle histoire, sûrement! Il subsiste quelques maladresses cependant, souvent liées à l’humour qu’elle distille au fil des scènes, mais on lui pardonnerait tout, ou presque…

Il est minuit passé quand nous retrouvons enfin l’air libre. Cette deuxième journée est encore loin d’être terminée, puisque nous sommes attendus sous l’immense chapiteau pour la soirée des 30 ans du festival. Une soirée rythmée par l’énergie délurée et, il faut l’avouer, un peu hors contexte d’Alek et les Japonaises. La soirée ne fait que commencer, cependant elle bat déjà son plein. Et, c’est dans cette foule de fêtards amoureux du cinéma, ou de petits fours, que nous croisons nos premières stars de ce festival; , Frédéric Diefenthal, l’inoubliable Emilien de Taxi, le ténébreux Raphaël Personnaz et même le québécois césarisé Marc-André Grondin!

C’est ainsi que s’est refermé le rideau sur tous les écrans noirs de la ville… Mais pas de panique, c’est reparti demain, et on vous réserve du lourd, du très très lourd.

Par Alizée Seny

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