Cali, de surprises en apoCALIpse de bonheur

Les mots ne manquent jamais pour qualifier un concert de Cali. Généreux, drôle, poignant, éprouvant, émouvant. Une parenthèse de bonne humeur passée avec un grand. Cali était à l’Ancienne Belgique, hier. Mieux qu’en Festival, écorché et écorchant, animal sans animosité, réservant plein de surprises et les acceptant. Tellement Cali, quoi!

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En-dehors des festivals, je n’avais jamais vu Cali en salle. C’est désormais chose faite, sans aucun regret, tant le chanteur perpignanais génère la folie, la ferveur. Une ferveur qui transformerait n’importe quelle salle en stade (ou peut-être est-ce l’effet belge?). Ce vendredi, c’était le cas, une salle bouillante et bouillonnante avant même que le Catalan ne prenne possession de la scène. Un public survolté fait de mille âges, jeunes et vieux mêlés, et de mille cœurs (déjà) debout. Les musiciens débarquent, le complice Robert Johnson, Philippe Entressangle (le batteur qui, en fin de concert, se plut à répondre à une fan faisant des coeurs avec ses doigts, donnant lieu à un beau moment), Alain Verderosa et Julien Lebart. Et en guest, à certains moments, le compositeur et réalisateur du dernier album, David François Moreau. Ça commence en tonnerre avec La vie quoi, premier single du dernier album déjà dans toutes les têtes de ces fans déjà conquis.

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Conquis, oui, mais encore faut-il pour un artiste de ne pas les décevoir. Durant près de 2h20, le chanteur sautant et si percutant n’aura de cesse de créer l’euphorie, de faire danser, sauter, crier sans relâche. Sur des chansons d’amour (l’incroyable Camarade dédié à Geoffrey et à son mariage proche),des chansons colorées aux textes toujours superbement ciselés, les magnifiques chansons de L’Âge d’or. Sur les tubes aussi, attendus en points d’orgue. Certains plus rock encore qu’a l’accoutumée (Mention spéciale à L’amour fou).

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Des surprises de parts et d’autres

Si dans la voiture avant d’arriver aux portes de l’AB, les pronostics allaient bon train sur le nombre de fois que Cali rejoindrait le public, on est à chaque fois très loin de s’imaginer ce que le quadra, en timbré magnifique, proposera comme spectacle réjouissant. Ainsi, à trois reprises, exultant en diable, l’homme de Vernet s’est jeté dans le public, dont une dernière pour mieux atteindre les cimes de l’AB et grimper, hissé, au balcon. En forme physique éblouissante, le doux dingue!

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Qui, de plus, était venu accompagné, avec Saule sur C’est quand le bonheurpour un duo explosif aux mille élans de spontanéité. Mais, ce soir-là, les surprises vinrent aussi du public. Avec une jeune fille, invitée sur scène pour un tendre et électrique slow sur L’Amour est éternel. Et quatre autres qui avaient déroulé un véritable tifo en l’honneur de Cali et de sa question: « Pourrais-je renifler le fond de tes culottes quand tu n’es pas là? » .

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Poilade assurée! Avant cet hommage vibrant à Ostende, d’inspiration Ferré, serrant les gorges et les corps, l’un contre l’autre. Tout l’art de Cali est dans la nuance, entre festivités et moments saisissants. Encore plus, quand à la fin d’un spectacle haletant, sans temps mort, Cali invite plus de la moitié de la fosse à le rejoindre sur scène. Nous invitant tous à ne pas oublier Ferré, « la source de tout », à l’apprendre dans les écoles, en rendant hommage à ses pairs Lavilliers, Thiéfaine, Dominique A et les autres. Et d’enchaîner sur cette grande reprise de L’Âge d’or transpirant (au propre comme au figuré) la sincérité et l’amour du public. Cali au milieu d’une foule de visages souriants, Cali l’ami. Cali en toutes circonstances, inconditionnellement. La standing ovation retentit, je ne peux retenir un « bravo », et l’homme derrière le chanteur ne sait plus où se mettre, se fige sur scène et profite de ses éclats de bonne humeur. Fixe, main sur le cœur, comme ceux qui accusent le coup. Le coup d’avoir fait du bien!

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PS: Le concert aurait très bien pu s’achever là, dans la ferveur populaire des grands actes de la vie (celle des artistes mais aussi des spectateurs), mais le virage fut pris avec une fan apportant une bouteille de Leffe que le chanteur eut tôt fait de déboucher pour en asperger les premiers rangs. Après l’hommage, le final de Formule 1. Du tout en un. L’apoCALIpse, en somme. Oui, de celles qui comblent et échappent de la routine, qui galvanisent!

Quelques photos vues du public:

Tracklist:

1) La vie quoi

2) Le coeur chargé comme un fusil

3) Coco

4) Camarade

5) C’était beau

6) L’amour est éternel

7) C’est quand le bonheur (avec Saule)

8) Il y a une question

9) Ostende

10) Giusepe et Maria

11) Le grand chemin (avec Robert Johnson)

12) Tout ce qui ne reviendra plus

13) L’Amour fou

14) Je sais ta vie

15) Je ne vivrai pas sans toi

16) Je m’en vais

17) 1000 cœurs debout

18) Je dois te dire tout ça

19) Je te souhaite à mon pire ennemi

20) Elle m’a dit

21) La vie est une menteuse/ Singin’in the rain

22) L’Âge d’or

Le 17 avril à l’Ancienne Belgique, Bruxelles

Cali reviendra en Belgique le 1er mai à l’Inc’Rock, le 10 juillet à La Semo à Enghien, le 18 juillet aux Francofolies de Spa et le 30 août aux Fêtes de la Solidarité à Namur.

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