Fauve: « En abandonnant l’anonymat on aurait sans doute vendu plus de disques, c’est loin d’être un regret! »

Dans le cadre de leur concert à l’Ancienne Belgique et de leur début de tournée avec Vieux Frères Partie II, nous avons eu le plaisir de rencontrer Fauve pour une interview un peu différente de ce qu’il est coutume de trouver sur le net. Ben oui quoi, c’est le deuxième album (le troisième même en comptant le premier EP), plus besoin de tourner autour du pot en leur demandant qui ils sont, où ils vont, pourquoi l’anonymat. Avançons plutôt, non? Fauve continue son chemin entre discrétion et concerts sold out.

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C’est votre première date, qu’est-ce que ça vous fait d’être à Bruxelles ?

Fauve 1 : C’est cool, c’est rassurant en fait ! Comme c’est la première date c’est un peu stressant parce qu’ il y a pas mal de titres qu’on va jouer pour la première fois. Enfin, à d’autres personnes que nos potes qui sont venus en répèt’. C’est un peu flippant de les jouer pour la première fois en live. En plus il y a beaucoup de choses qui peuvent foirer: on peut oublier, on peut se planter, on peut avoir des problèmes vidéo,… Comme c’est la première on pense à tous les problèmes qu’on pourrait avoir ! Et en fait à chaque fois qu’on a joué à Bruxelles on a souvent eu des plantages, on va pas se mentir.

Fauve 2 : Et on nous en veut jamais !

Fauve 1 : Ouais c’est ça, à chaque fois ça a été hyper chaleureux ; en mode « c’est pas grave, on continue quand même » ! Et je dis pas ça en mode démagogie, c’est la réalité : le public belge est hyper bienveillant, vachement derrière nous, hyper positif,… Donc il y a un côté rassurant à ça. On se dit que même si on se plante comme des merdes, les gens ne nous en voudront pas et resteront cool. Parce que parfois, c’est dur. À Paris par exemple, si tu te plantes, tu vas pas te faire huer en deux secondes, mais c’est différent.

Et puis il y a les bières… On voyait déjà sur l’événement facebook les Triple Karmeliet, Chimay Bleue, Duvel,…

Fauve 2 : Ouais pour oublier (il rit).

Fauve 1 : La dernière fois on avait trop picolé avant le concert donc cette fois on va y aller doucement !

Fauve 2 : Moi j’ai pris une Omer ou je ne sais pas quoi ! Ca nous permet d’oublier si jamais…

On va peut-être pas prendre les noms, mais on pourrait prendre les instruments ?

Fauve 1 : Ah non ! Fauve est Fauve. En fait on n’aime pas trop individualiser les tâches. Par exemple moi, je vais faire un peu de guitare ce soir, mais la plupart des guitares c’est pas moi qui les ai faites et puis je peux faire des beats aussi.

Dans le collectif les tâches se partagent vachement, même si il y en a qui ont une casquette principale. Mais on n’aime pas trop dire «  lui il fait de la batterie, lui il fait de la guitare, etc. » parce que c’est hyper réducteur et en plus c’est gênant pour d’autres qui participent aussi et qui ne sont pas forcément là, sur scène.

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C’est vraiment le collectif qui est mis en évidence plutôt que les personnes individualisées.

Fauve 2 :  En fait, depuis le début c’est ce qu’on présente. C’est pour ça qu’il n’y a pas de photos, pas de visages à part dans les clips. Mais il n’y a pas de visages officiels qui disent les garçons et les filles de Fauve c’est telle ou telle personne. Par contre, il y a une image autour, une sorte de mantra visuel, que les gens appellent un logo, qui est mise en avant parce que tout ce qu’on produit, filme et écrit c’est pour mettre en avant le projet, c’est pour que nous puissions présenter ce projet qui nous fait du bien mais pas pour parler des six, dix, vingt personnes du projet. On parle du projet parce que c’est notre animal domestique, qu’on le nourrit et c’est juste ça qui est important pour nous.

Finalement, le succès est un peu le revers de la médaille pour des gens qui cherchent la discrétion, voulue par le projet.

Fauve 1 : Il faut pas exagérer quand même.

Fauve 2 : Ouais moi je trouve que c’est un peu le cas. Après, il y a toujours un moment où tu peux te dire qu’au final si ça peut nous servir, nous aider à être un peu plus connu, à avoir un peu plus d’argent, alors on montre notre visage. Alors, après avoir fait le buzz, le projet bascule. Mais nous on a décidé de rester fidèle à notre idée de départ parce que c’est comme ça qu’on l’imaginait au début entre nous et qu’on est tous d’accord là-dessus.

Et en plus, il y a des moments où ça va servir le projet en terme de notoriété parce que des gens vont parler du « collectif mystérieux de Fauve qui ne souhaite pas dévoiler son visage » et d’autres vont plutôt dire « c’est qui ces mecs, ils se prennent pour qui ? C’est pas les Daft Punk et compagnie ! ». Il y a quand même un équilibre à trouver, mais nous on reste dans notre lignée parce qu’on veut rester discret le plus possible. Même si parfois ça nous a un peu échappé, on a ensuite repris le contrôle.

Tu tiquais un peu sur le revers de la médaille de la discrétion, c’est vrai que c’est une expression un peu forte.

Fauve 1: Oui parce que moi je vois pas de lien direct entre l’anonymat, la discrétion et le succès. Moi ce que je me dis c’est que la raison pour laquelle on a fait ce truc-là, c’était un truc personnel et faut comprendre que l’anonymat, c’est pas un concept, c’est pas comme Daft Punk, une esthétique. C’est une nécessité pour le projet. C’est comme les personnes qui vont aller sur les forums sur internet et qui vont aller poser des questions sur leurs problèmes, etc. Ils peuvent se libérer parce qu’ils sont sous le couvert de l’anonymat.

Et je pense qu’on aurait pas été capable d’avoir des textes aussi impudiques, aussi transparents si il y avait eu nos gueules en face. Donc ce n’est pas un concept, c’est pas un truc réfléchi mais c’est vraiment une nécessité pour le projet. Après, la relation entre ça et le succès, c’est que maintenant que le projet a un peu plus de succès, ça renforce encore plus notre besoin d’être discret, parce que ça aurait pu dénaturer le projet à plusieurs reprises. Donc je ne vois pas le succès comme le revers de la médaille de quoi que ce soit parce que c’est beaucoup de positif mais l’anonymat aussi c’est beaucoup de positif avec des contraintes. Si on avait été vraiment smart, on aurait fait un vrai concept, à la Daft Punk ou à la Cascadeur. Parce que c’est un truc qui te permet d’avoir la discrétion sans rien sacrifier. Nous on est obligé de sacrifier plein de trucs.

Il y a plein de trucs qu’on peut ne pas faire et qui pourtant nous plairait. Genre, aucun de nous n’est jamais allé sur un plateau télé. Ca me plairait, je voudrais tester. Donc au début, ça a peut-être créé un peu d’intérêt et de mystère, mais aujourd’hui, c’est plus un frein. On se rend compte que si on avait abandonné l’anonymat on aurait sans doute vendu plus de disques et on remplirait plus de salles. Après c’est pas pour ça qu’on fait le projet !

On revient à l’essentiel finalement : la musique, le collectif, la vidéo aussi ; tout ce qui est créatif autour de Fauve alors que l’on est à une époque où pour faire de la musique il faut associer deux personnalités pour vendre, il faut que Madonna se donne en public,… Ici, finalement on revient à l’essentiel : écoutez notre musique et, surtout, ne faites pas que l’entendre, parce qu’on a quelque chose à vous dire.

Fauve 1 : Il y a un propos qui est au centre du projet qui est décliné après à travers de la musique, à travers des textes, à travers des images. Et c’est ce propos qui dicte en fait tout ce qu’on fait. C’est ce propos qui est extrêmement personnel. Qui est tellement personnel qu’on ne s’attendait absolument pas à ce qu’il intéresse qui que ce soit. Et effectivement, il y a du fond.

Nous, en fait, c’est pour tout ce que tu dis qu’on était persuadé que ça n’intéresserait personne. On pensait qu’on mettrait plutôt tout le monde mal à l’aise parce qu’esthétiquement ce n’est pas très agréable, il n’y a pas vraiment de mélodie, il y a pas de refrain, on ne peut pas chanter, c’est pas d’une humeur hyper joyeuse et tout. On pensait vraiment que tout le monde allait se foutre de notre gueule. Parce qu’aujourd’hui les gens disent « oui c’était évident il y avait de la place pour vous, il y avait besoin d’un groupe comme vous » mais nous quand on a sorti notre premier truc, on flippait vraiment. C’est donc pour tout ce que tu dis qu’il y avait cette certitude que ça allait être « che-lou ». Et c’est vrai que le fait d’être focalisé sur le fond, ça nous mettait un peu à contre-courant, puis il y avait ce travail sur l’image aussi qui est important pour nous.

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Et pourquoi avoir choisi le français pour s’exprimer à l’heure où les jeunes artistes sont plus attirés vers la langue anglaise.

Fauve 1 : En fait, derrière Fauve, il n’y a pas d’idée d’esthétique ou de ça va ressembler à ci, ça va ressembler à ça. On se disait pas qu’on allait mettre les riffs de guitare des Strokes avec les beats de Kendrick Lamar. Ce qu’il y avait au départ, c’était cette démarche de vouloir un espace où l’on pourrait s’exprimer sans aucun filtre.

Les mélodies c’étaient des filtres, donc on a commencé à parler parce que caller des paroles sur une mélodie c’est compliqué. Tu peux pas dire ce que tu veux, il y a des contraintes de rimes, de vers et tout. Et la langue, si ça avait été autre chose que le français, ça aurait été un filtre. Parce que si tu veux qu’il n’y ait pas de filtre, que ça soit brut, sincère, tu réfléchis en français. Je crois que c’est Daniel Darc qui disait un truc assez drôle : « Moi quand je me tape l’orteil contre une chaise, je ne dis pas shit, je dis merde ! ». C’est un truc hyper spontané et nous, spontanément, les mots nous viennent en français. Et si on écrit en français c’est pour éviter de dénaturer le propos par un filtre. Il y avait cette obsession d’avoir un propos qui ne soit pas dénaturé, donc on a écrit en français, donc on a parlé plutôt que chanté. Et à partir du moment où on avait le propos qu’on voulait, on a tout construit autour ; l’image, la musique,… pour sublimer le propos.

Et vous avez justement cet espace d’expression qui est finalement assez large puisqu’il n’y a pas que la chanson, il y a aussi la vidéo, les fanzines,… Finalement, Fauve s’exprime dans quels autres domaines ?

Fauve 1 : En fait, Fauve c’est un lieu d’expression pour nous, mais il n’y a pas de message. Dans le projet, il y a plusieurs disciplines concrètement. Tu as des musiciens, des paroliers, des vidéastes, des comédiens, des photographes, des graphistes, des peintres, des illustrateurs,… Et chacun apporte un peu sa pierre à l’édifice. Et le propos en lui-même, il est déclinable à l’infini, sur n’importe quel support.

On n’a pas de sculpteurs, mais si jamais demain il y avait quelqu’un qui partage nos idées et qui voudrait décliner le propos en sculpture ; pourquoi pas ! Le plaisir de faire les choses ensemble est presque aussi important que ce qu’on fait, tu vois.

Fauve 2 : Et il n’y a ni frontière, ni barrière. On rencontre des gens qui adhèrent au projet et nous proposent de développer le propos d’une nouvelle façon. On rencontre des gens qui ne font pas vraiment du dessin ou du graphisme, mais qui font des tags ou des trucs comme ça et qui disent « nous on pourrait faire une fresque ou quelque chose du genre ! ». Et ces gens qu’on rencontre si on a un bon feeling avec eux, alors on va essayer de les faire travailler pour voir si on peut partager des trucs avec eux. Petit à petit, et ça se fait naturellement, ça apporte une nouvelle arme au projet.

Et en fait, il y a des gens qui nous contactent spontanément et quand on aime le travail qu’ils nous proposent, alors on demande à les rencontrer. Mais la plupart du temps ça vient d’amis d’amis, c’est des gens qu’on connait indirectement. Mais il y a aussi des gens de l’extérieur, et c’est pour ça qu’on a gardé le titre de collectif ouvert. Ca veut dire qu’il y a encore des possibilités que ça vienne de l’extérieur.

Fauve 1 : Ce qui est intéressant, c’est qu’il y a toujours des collaborations. On travaille ensemble et on réfléchit ensemble. On ne délègue jamais, c’est-à-dire qu’on va jamais dire à quelqu’un de nous faire un texte ou une peinture. C’est un truc de collaboration donc il y a des discussions, des mises en commun de savoirs pour essayer d’aboutir ensemble à un truc. On collabore, on ne délègue pas ; sinon, ce n’est plus un collectif ! Il faut que chacun y trouve son compte aussi !

Après le Vieux Frères Partie 1 vous avez senti que plus de gens s’intéressaient au projet avec l’envie de rejoindre le collectif ?

Fauve 1 : De tout temps en fait !

Fauve 2 : C’est pas après la partie 1, ça a toujours été comme ça ! Depuis le début on a intégré des gens. Non pas parce qu’on voulait plus de gens ou qu’on voulait faire plus de choses. Dès qu’il y avait un intérêt commun, un besoin ou une envie, ça se faisait naturellement. C’est spontané et ça se fait depuis le début. Ca a commencé sur les quelques premiers clips qu’on a tournés. En fait, on a rencontré un mec, un gamin de seize ans, qui nous a montré ses vidéos et qui nous a dit qu’il adorerait nous filer un coup de pouce sur des trucs. Et puis on l’a appelé un jour en disant qu’on devait tourner un clip pour une chanson qui s’appelait Blizzard. On lui a demandé s’il était prêt à partir 5-6 jours avec nous, à peine deux jours plus tard. C’est le premier exemple un peu marquant parce que depuis, il est sur tous les clips avec nous. Donc, franchement les demandes, c’est régulier et naturel, c’est jamais calculé !

C’est vraiment en fonction des besoins, des projets. Par exemple, tu parlais toute à l’heure du fanzine, et pour ça, on a rencontré un pote de pote qui fait du dessin. Du coup, on rencontre le mec, on voit si ça fitte, on bosse avec et puis au final, il se retrouve à collaborer avec nous sur la pochette de l’album sous le nom du collectif. C’est des trucs comme ça !

Quelle richesse finalement ! Ces collaborations multiples qui peuvent être infinies…

Fauve 1 : C’est cool parce que du coup, tu ne te lasses pas du projet. Bon parfois c’est la tournée-enregistrement, mais en-dehors de ça, tu vas parfois bosser 2-3 jours sur un fanzine, puis tu vas faire des visuels pour les affiches, puis bosser sur un clip avec des acteurs,… Ca rend le truc pas du tout routinier en fait. Et c’est hyper important pour nous parce qu’on a fait Fauve pour fuir la routine. Donc si jamais Fauve devenait une nouvelle routine, ça serait alors la pire chose qui pourrait nous arriver. Pour ça on a de la chance !

D’où le fait de se retirer un peu du monde musical après la tournée Vieux Frères Partie 2, pour faire d’autres choses.

Fauve 1: Après Vieux Frères Partie 2 c’est se retirer de Fauve plus que de l’univers musical.  Peut-être qu’on se retrouvera pour faire autre chose que de la musique. Peut-être pour rien faire. On sait pas ! On a besoin de faire une pause, en tout cas. On a fait beaucoup de choses en peu de temps en fait. Quand on arrivera au mois d’août, on aura fait en deux ans trois disques et 200 concerts. C’est assez intense ; on dort pas beaucoup, on voit pas nos proches autant qu’on le voudrait. Il y a un moment où tu as besoin de prendre du recul et de t’arrêter. Pour savoir si tu as vraiment envie de faire ça de ta vie. Parce que Fauve, ça nous est un peu tombé dessus. On n’imaginait pas faire ça de notre vie ! On avait des jobs, et tout. On vivait notre vie tranquillement, même si on n’était pas toujours satisfait de ce qu’on faisait, mais on n’a jamais envisagé Fauve, la musique, l’image, la créativité comme une carrière.

Donc avant de se dire qu’il faut le faire parce que ça marche, il faut d’abord voir si on a envie de le faire. C’est juste se poser des questions sur ce qui nous plait, ce que Fauve nous apporte ou pas, ce qu’on veut faire de nos vies ; et après prendre des décisions ! Mais il n’y a rien d’irréversible ! La vérité c’est qu’on ne sait vraiment pas ! On ne se dit pas que le 1er septembre on arrête les disques pour faire de l’image ; c’est pas ça ! C’est on arrête Fauve. Pour prendre du temps et penser à autre chose. Et après on verra si on a envie de se remettre au travail et d’écrire un nouveau chapitre que ce soit sous forme de musique, d’image,…

Fauve 2 : Ouais, ça peut partir dans tout ! Pas dans tous les sens, mais on peut très bien au bout de deux mois avoir envie de repartir dans un nouvel album.

Fauve 1 : On peut très bien se dire « on va faire un nouveau projet ensemble, mais on n’a pas envie de faire Fauve ».

Fauve 2 : On pourrait faire du reggaeton par exemple !

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Finalement, vous abordez des thématiques qui parlent des jeunes…

Fauve 1 : Ca parle de nous surtout parce qu’il n’y a pas de volonté d’être universel ! L’idée c’est de faire un truc qui parle de nos vies comme un journal intime, comme une chronique de nos vies. Après, parfois ça parle à d’autres jeunes, et c’est hyper flatteur, mais ce n’est pas une volonté de départ.

Plus lumineux quand même ce deuxième album.

Fauve 1 : Ouais ! Parce que grâce à Fauve, entre autres, on a vécu des choses assez belles, une aventure qui est belle. Du coup tu retrouves de l’estime de toi, un peu de fierté et tout. Et ça te change… Ca te donne plus confiance en toi et tu vois les choses de manière plus positives. Donc comme on raconte ce qu’on vit et ce qu’on ressent, c’est plus lumineux, c’est plus apaisé. Tout simplement parce qu’aujourd’hui on est plus apaisé qu’on ne l’était il y a 1 ans et demi.

Un dernier mot sur le concert… L’année passée, on vous a vu deux fois sur scène. La première fois c’était à Espéranzah ! la dernière date avant la pause.

Fauve 2 : Un peu foireux, voire complètement foireux.

Fauve 1 : Ouais, le chanteur avait plus de voix quoi !

Mais ça donnait quelque chose justement ! Et après on vous a vu deux semaines après au Cabaret Vert, et c’était un truc encore plus énorme, avec un public de plusieurs milliers de personnes reprenant vos chansons ! Vos concerts sont tous différents ?

Fauve 1 : Oui, les concerts sont assez différents parce que nous, on est dans des conditions différentes, parce que le public est différent, parce que les salles sont différentes ! Tu vois là, à Paris on va faire dix concerts dans dix salles différentes : on va faire des petites salles de 300 personnes et à côté on fera l’Olympia ! Et on sait que ça sera des concerts totalement différents. Le côté chaudron dans les petites salles avec le plafond pas très haut et où ça suinte de vapeur d’eau et de sueur parce que tout le monde transpire » n’a rien à voir avec d’autres salles. L’AB par exemple, il paraît que c’est une super salle ! On l’a vue tout à l’heure quand on a fait la balance et ça a l’air chouette et il paraît que c’est hyper agréable de jouer dedans. Donc on verra ce soir !

Fauve 2: Elle est belle la salle !

Fauve 1 : Ouais elle est très belle !

Et est-ce que le travail a été différent sur cette tournée par rapport à la précédente ?

Fauve 1 : Ouais, parce que cette fois-ci on est un peu plus sur scène. On a une personne qui a toujours été dans le collectif et qui faisait les claviers sur les tout premiers morceaux et qui maintenant est sur scène avec nous ! Mais vous verrez ce soir, il y a sûrement des trucs qui seront restés pareils et d’autres qui seront totalement nouveaux.

Hé bien on a hâte, merci beaucoup !

Fauve 1 : Merci beaucoup les gars !

Interview réalisée par Alizée et Alexis Seny

Pour le compte-rendu du concert, c’est par ici!

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