Noemi, des pays humides mais flamboyants d’un univers fantastique

C’est à se demander par quoi cette jeune artiste, Noemi, est habitée. À nulle autre pareille, voilà sans doute la révélation féminine de cette année. Son premier album Les pays humides est sorti un peu plus tôt cette année et brosse en 13 titres (oui, il ne faut pas être superstitieux), de belles promesses d’avenir et d’originalité.

Et dès les premières note de son Coeur chiffon, Noémi, auteure et compositrice, autofinancée par KissKissBankBank, nous emporte dans la singularité de son univers fait de bric, de broc, d’inventions chantantes et loufoques (l’absolument dingue Dans tes rêves, compilant, telle une séance de psychanalyse, les rêves de plusieurs « voix ») et indéniablement empreintes de talent, de légèreté autant que de profondeur. Un talent indéfinissable, oscillant entre un aspect années 80 (déjà suggéré par la pochette), un côté tribal, choral, canon, une bonne dose de pop et d’électro et surtout des textes travaillés et bien campés, habités par une voix presque céleste et . C’est ultra-rythmé (le magnifique J’ai semé) et à des milles et des milles de ce qu’on a l’habitude d’entendre, surtout de la part de la jeunesse.

Et encore plus quand ce disque est encore rehaussé de collaborations de haut vol, avec Adrienne Pauly (Donne moi du feu mec) ou Luce (Je ne pense qu’à ça), mais surtout Christophe qui enregistre le très doux, qui sonne presque que comme une berceuse, Hippocampe. Et Les pays humides de révéler une délicieuse originalité qui risque bien de crever l’écran et les ondes. Noemi, retenez bien ce nom!

17/20

Noemi, Les Pays Humides, MademoiselleArtis.

Facebook ou www.noemi.cc ou sa chaîne Youtube qui propose quelques pépites et covers

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