« Abbey Road en fingerpicking, c’était un rêve d’enfant »: interview du guitariste Antoine Goudeseune

2014-01-11-AGFPTB-Abbey-Road-originalC’est un véritable tour de force, auquel il ne s’attendait pas forcément, qu’est en train de réaliser Antoine Goudeseune. Le guitariste montois (originaire de Binche) a réalisé son rêve de gosse en enregistrant une reprise de la totalité de l’album Abbey Road des Beatles, seul à la guitare. Dans le mythique studio 2 D’Abbey Road qui plus est! Depuis, l’album est sorti et est en tête des charts belgo-belge. Cela valait bien une interview de ce musicien éminemment sympathique.

Bonjour Antoine, l’album est sorti depuis un peu plus d’un mois, comment se passe la vie de cet album qui reprend l’intégralité de l’album 

À ma grande surprise, ça se passe dix fois mieux que mes espérances les plus folles. L’accueil des critiques a été formidable. Et en plus, ça fait trois semaines, qu’il est classé dans l’ultratop des ventes d’albums. La première semaine, meilleure entrée belge, en quatrième place. Ici, il se maintient sixième. Pour de la musique instrumentale, c’est complètement incroyable. (Ndlr. 5ème cette semaine derrière Stromae, BJ Scott, Frédéric François et en faisant mieux que la sensation belge du moment BRNS, s’il vous plaît!).

Inattendu quand on sait que ce n’est pas un disque grand public, c’est plutôt de l’ordre de la réinterprétation pointue de l’œuvre des Beatles, non?

Ce n’est absolument pas de la musique à vocation commerciale, c’est instrumental. Ca ne passe pas en radio. Puis ce sont des réarrangements des chansons des Beatles, sans voix. Mais l’accueil est formidable et forcément je ne m’en plains pas.

Quand avez-vous commencé à jouer de la guitare ?

J’ai commencé la guitare classique à 8 ans et j’en ai fait mon métier en passant par le conservatoire de Mons. Maintenant je l’enseigne en Académie de Musique, ça a toujours été ma vie. Jouer les Beatles à la guitare en solo, c’est la synthèse de mes deux passions.

Justement, quel a été votre premier contact avec la musique des Beatles ?

Je me suis familiarisé avec les premières chansons à l’âge de 11 ans, via un groupe organisé par des profs avec des élèves. J’apprenais déjà la guitare classique à l’époque et je les ai rejoint, on jouait les Beatles lors des festivités de l’école. J’y ai pris goût et suis tombé amoureux de ce que je faisais et entendais. Depuis, ça m’a toujours suivi même si j’ai laissé dormir un peu tout ça en faisant du rock, du hard rock, du métal. Mais je suis revenu à mes premières amours il y a quelques années.

J’avais d’abord envie de parler de perfection. Pour moi, pas de doute, Abbey Road est parfait.

Vous êtes quand même né 12 ans après la sortie d’Abbey Road (Ndlr. paru le 26 septembre 1969 et qui fêtait ses 40 ans le jour de la sortie de l’album d’Antoine), dernier album enregistré par les Fab Four, comment expliquez-vous cette passion ?

Je n’ai pas vraiment d’explications rationnelles, c’est un coup de foudre véritable. J’écoute volontiers les autres albums, mais j’ai toujours préféré celui-là, je trouve qu’il se passe quelque chose. C’est une synthèse de tout ce qu’ils ont pu faire avant sublimée en un seul album, avec en plus ce magnifique medley (You Never Give Me Your Money, Sun King, Mean Mr. Mustard, Polythene Pam, She Came In Through the Bathroom Window, Golden Slumbers, Carry That Weight)Il m’a toujours parlé, je trouve qu’il a un côté assez paisible. C’est apaisant à écouter.

Vous parlez d’ailleurs en intro de cet album d’« imperfect perfection » ?

J’avais d’abord envie de parler de perfection. Pour moi, pas de doute, il est parfait. Après, quand on s’intéresse à toute la littérature enveloppant le mystère des enregistrements, on se met à entendre qu’à 53 secondes sur tel morceau, Paul se plante à la basse. A 6min27, ils ratent autre chose. Il y a plein de détails comme ça qui font que quand on connait bien la musique, il y a plein de petits plantages. Mais c’est tellement au-delà de ça, bien écrit, bien joué, qu’on ne s’en rend même pas compte. Ce n’est pas parfait, dans le sens, où en 2014, tout doit être édité à la perfection, où on recherche la justesse, on déplace un coup de batterie pour qu’il soit bien mis. On rend les choses aseptisées. Et le fait qu’Abbey Road, cet album mythique, ne soit pas à 100% parfait, le rend attachant.

Il y a eu cette volonté d’ailleurs de votre part, au niveau de l’édition, de laisser les imperfections ?

Oui, ce n’est pas vraiment une volonté, ne pas en avoir aurait été mieux bien sûr. Mais j’ai privilégié des vraies prises live entières, comme à l’époque. Après, étant ingénieur du son, je connais les logiciels comme ma poche, et j’aurais pu éditer tout de façon parfaite sans trop de problème et en deux jours de temps. Mais j’ai voulu garder les prises sincères ! Si je trouvais qu’une prise était bonne, avec un bon feeling, où j’avais bien joué et si au milieu, une petit note grince, ce n’est pas un problème. Je voulais être dans la démarche de la laisser et d’être honnête.

Alors il y a aussi ce rêve qui se réalise d’enregistrer à Abbey Road. Comment ça s’est passé ?

Absolument fantastique, et j’ai beau le répéter à chaque fois en interview, l’endroit est tellement mythique, que j’en ai encore du mal à me l’imaginer. Être là dedans, c’est magique, l’endroit est tellement chargé d’histoire, des Beatles, mais aussi du rock de la pop en général. Les plus grands y ont enregistré. C’est complètement surréaliste.
Ca s’est passé très simplement en fait. J’ai envoyé un mail demandant les tarifs des studios. Et je pensais très sincèrement ne jamais obtenir de réponse. Deux jours après je l’avais, c’est autant avec telle et telle conditions. Après il restait bien sûr la décision de le faire ou pas comme ça reste assez cher.

Et vous l’avez fait !

Oui j’ai pris en charge par moi-même. Puis j’ai fait un appel aux donateurs par Kiss Kiss Bank Bank pour aider à la fin de la production quand ça s’essoufflait, pour le pressage notamment en cd et vinyle.

On s’engouffre dans une petite cour et une grand maison de maître blanche, au pied de laquelle il est écrit en petit « Abbey Road Studios », ça ne paye pas de mine, ce n’est pas non plus tape-à-l’œil. 

Revenons au studio, parlons un peu à ceux qui ne visualisent pas, comment ça se présente ? Je vois par exemple ce mur dans votre livret, où vous avez laissé votre trace.

J’y avais déjà été plusieurs fois en tant que touriste. On voit en fait un mur blanc avec une grille et sur ces murs blancs, les touristes écrivent des petits mots depuis que les Beatles sont séparés. Au-delà de ça on ne peut pas aller. Et donc on s’engouffre dans une petite cour et une grand maison de maître blanche, au pied de laquelle il est écrit en petit « Abbey Road Studios », ça ne paye pas de mine, ce n’est pas non plus tape-à-l’œil. 
Puis le fait d’aller plus loin, de rentrer et de garer ma voiture et d’aller plus loin et après aller à la porte et de sonner. Bon ils sont un peu méchants au début car des touristes essayent d’y rentrer 10 fois par jour « Ben voilà, Antoine Goudeseune, je suis prévu en studio 2 » et les portes s’ouvrent. Et là le rêve commence. Et à l’intérieur c’est une espèce de grand labyrinthe avec plein de couloirs menant aux 3 différents studios d’enregistrement. Dont le plus mythique, le studio 2 où j’enregistrais le temps d’un week-end.

D’autres artistes enregistraient à ce moment-là ?

Dans le studio 1, il y avait une prise orchestrale: il faut savoir que la plupart des bandes originales avec orchestre philharmonique sont enregistrées à Abbey Road. Et le studio 3, dans lequel Pink Floyd a enregistré Dark side of the moon était libre le samedi. On les a tous visité.

Des traces du passé mythique ?

Oui et non, on trouve encore dans certains studios les vieilles consoles qui étaient utilisées à l’époque, mais plus trop maintenant. Ca a été modernisé. Tous les micros sont d’époques, la pièce est restée à l’identique, il y a encore le fameux piano droit. C’est forcément chargé d’histoire quand on connaît un peu celle-ci.

Je n’avais pas le choix de la setlist, je devais tout refaire, sans exception. Certaines chansons m’ont donné du fil à retordre.

Alors cet album, ce n’est pas un simple disque de reprise « karaoké », il y a eu un vrai travail pour pouvoir jouer le tout en fingerpicking. Le fingerpicking, c’est quoi d’ailleurs ?

Étymologiquement, c’est pincer au doigt, c’est une technique de jeu sur guitare acoustique qui consiste à jouer une mélodie, un accompagnement et une basse en une seule fois avec un seul instrument et une seule personne. C’est aussi un style de musique inspiré par le jazz, de la country du début du XXème s. Ma technique est à mi-chemin entre fingerpicking et conception classique, un heureux mélange de tout ça s’appliquant à la musique des Beatles.
Au niveau belge, on a Jacques Stotzem qui est au dessus du lot, connu mondialement, et une grande influence. On n’est pas des tonnes. Il y a deux-trois spécialistes pour chaque pays. Il y a avait Marcel Dadi en France, un des grands maîtres. Puis aux Etats-Unis, ils sont forcément plus nombreux. Mais ce n’est pas très répandu, c’est très demandeur en fait.

D’ailleurs on le voit dans chaque commentaires de chaque chanson certains arrangements étaient compliqués, non ?

Comme je jouais l’entièreté de l’album d’Abbey Road, je n’avais pas le choix de la setlist, je devais tout refaire, sans exception. Certaines chansons m’ont donné du fil à retordre. Mais au final, je suis très content de la tournure des choses, car il y a eu des blocages de semaines et de semaines. Le solo de batterie de The End n’était pas facile à remplacer. Le medley est une grosse pièce de musique qu’il faut jouer avec cohérence, dans le bon esprit. Il y a eu énormément de difficultés. Je devais travailler dur, je ne pouvais pas arriver à Abbey Road, à moitié prêt ! Il y a un an de travail derrière, de dur labeur : il fallait faire tenir le band complet plus la voix en une guitare.

La voix disparaît et au final, elle ne nous manque pas, c’est un défi.

Il faut que les gens reconnaissent et donc ne pas trop toucher à la mélodie du chant, l’harmonie globale, les lignes de basse.
Sur Come Together, il y a 4 couplets, exactement les  mêmes. Seules les paroles changent. Et au final, reproduire ça instrumentalement c’est 4 fois les mêmes couplets, ce qui peut paraître lassant. Donc il a fallu faire sonner 4 fois différemment sans changer la mélodie. Via un arrangement différent.
Le plus beau compliment qu’on puisse me faire c’est « Je n’aimais pas trop, où j’en avais marre et vous avez réussi à me faire réapprécier.

Peut-on dire qu’il y a la touche des Beatles et la touche Goudeseune mêlées?

Forcément il y a beaucoup de Beatles, normal ! Mais il y a aussi beaucoup de moi, et j’espère qu’on le ressent dans l’interprétation. Sinon où serait l’originalité ?

Maintenant, l’album est à défendre sur scène, est-ce que ça marche bien ou est-ce qu’être dans un registre moins populaire, ça ferme des portes ?

Je n’ai pas à me plaindre, ça marche vraiment bien, j’ai eu une vingtaine de dates depuis que l’album est sorti donc ça marche vraiment beaucoup. Le fait est que je suis parfois inclassable, pas vraiment musique classique, pas vraiment pop-rock non plus. Donc pour me placer dans le cadre d’un festival, c’est compliqué. Mais oui, il y a pas mal de concerts dans des endroits parfois insolites, mais vu la bonne presse de l’album et les bons classements de ventes, ça suscite de l’intérêt et les gens veulent me faire jouer. Puis, ça tombe bien, c’est vraiment le but ultime : faire l’album c’est bien, le jouer sur scène, c’est encore mieux.

J’ai passé les meilleurs moments de ma vie musicale en groupe, et les pires moments aussi !

En-dehors de cet album, vous faites autres choses?

Je suis toujours au mixage en concert pour le groupe Mister Cover qui joue beaucoup en Wallonie. Rien que ça et mon projet solo, ça m’occupe très bien les week-ends. Et j’ai aussi un groupe de cover de Muse, Stockholm Syndrome.

C’est étonnant de voir la pochette initiale et la vôtre. Finalement, on est passé de quatre musiciens à un bonhomme seul sur ce passage piéton avec sa housse de guitare. J’imagine que ça a ses avantages mais aussi ses inconvénients d’être seul et pas en groupe ?

J’ai passé les meilleurs moments de ma vie musicale en groupe, et les pires moments aussi ! La cohabitation est dure en groupe. Ici je me suis tourné vers le projet solo assez naturellement. Je me plais vraiment bien à jouer seul sur scène, je ne ressens pas de manque. Puis dès que j’ai un ami musicien qui est dans le coin où je joue, je l’invite pour des duos spontanés. Mais sinon je me plais vraiment bien à jouer seul sur scène.

2014-01-11-AGFPTB-Abbey-Road-original

Puis il y a quand même deux duos musicaux sur cet album ?

Oui c’est ça! Un avec le belge Martin Méreau et l’autre avec le suédois Mattias IA Eklundh. Dans le petit milieu de la guitare acoustique, Eklundh est vraiment une super star, malheureusement peu connu du grand public. Mais, il est incroyable, sans aucune limite technique. Je suis fan de ce qu’il fait depuis plus de dix ans. J’ai fait un stage chez lui en Suède en 2008, dans les bois. On faisait dix heures de guitare par jour. Et de là, on est resté en contact. Je lui avais donné mon premier album (ndlr. déjà sur les Beatles), je n’avais pas spécialement eu de retour. Ici, je lui ai demandé, je n’avais rien à perdre, il m’a dit : « Oui ça me ferait vraiment plaisir, faisons le duo ensemble, j’ai adoré ton premier album. » Je suis tombé des nues que quelqu’un comme Mattias accepte de venir jouer dessus. Il n’a pas pu venir à Abbey Road, donc ma guitare a été enregistrée là-bas et la sienne, chez lui, dans son studio suédois à Goteborg. On a mixé tout ça à Bruxelles. Il n’y a pas eu vraiment de rencontre, tout s’est fait par contact mail.

Devant combien de personnes jouez-vous en solo ?

Ça dépend de l’endroit, des petites salles intimistes de 50 personnes, la moyenne est entre 100 et 200 personnes et lors d’événements comme le Beatles Day à Mons, il y avait 1700 personnes. L’idéal, c’est un show intimiste avec le public très proche de l’artiste, plus qu’un soir à 200 personnes. On touche plus les gens. Je préfère jouer et voir les gens très proche que devant une masse indistinguable. Il faut une interaction.

Et justement, ce contact avec le public ?

En live, les gens sont touchés par l’émotion se dégageant de certains titres. Certains spectateurs sont venus me trouver, les larmes aux yeux, en me disant qu’ils avaient pleuré sur tel ou tel morceau. Et puis, il y a un côté anecdotique, je parle beaucoup entre les morceaux, de l’histoire des Beatles mais également de moi, c’est important pour les spectateurs, il faut faire attention à ça.
Et par rapport à l’album, il y a les aficionados qui connaissent Abbey Road sur le bout des ongles et sont épatés que j’aie pu restituer l’ambiance et autant d’éléments sur une seule guitare. Puis, il y a ceux qui ne connaissent pas vraiment l’album et qui sont touchés par le côté apaisant de la musique, on pourrait l’utiliser pour bercer les enfants. Il y a ceux qui l’écoutent de manière religieuse, le mette sur leur platine et ne font rien d’autres, ceux qui l’écoutent en voiture… Il y a plusieurs façons de l’écouter. Et les retours sont jusqu’ici très bons. Je pense qu’au vu des ventes, on va reconsidérer l’hypothèse du repressage.

On va essayer d’attaquer ne fut-ce que l’Angleterre et le marché Beatles qu’il y a là-bas. Si l’album est bien distribué, je crois qu’il y a moyen que ça marche bien.

L’album s’exporte ?

Pour le moment, je n’ai pas de distribution  physique en-dehors de la Belgique donc c’est un peu difficile. Bien qu’il y ait Deezer, Spotify, Itunes. Donc ça commence, j’ai fait des concerts en France, aux Pays-Bas, ce sont les pays limitrophes. Ici, je me concentre sur la Belgique, je pense qu’il y a beaucoup à faire, puis on essayera d’attaquer ne fut-ce que l’Angleterre et le marché Beatles qu’il y a là-bas. Si l’album est bien distribué, je crois qu’il y a moyen que ça marche bien.

Abbey Road, c’est la concrétisation d’un rêve de gosse, le dernier album des Beatles aussi, est-ce que ce sera le dernier album des Beatles par Antoine Goudeseune ?

Je n’en ai absolument aucune idée, je ne cache pas un quelconque projet. Ici, comme j’étais pendant un an là-dedans, que le cd sorte était une délivrance, j’allais enfin pouvoir le défendre face au grand public. J’ai vraiment envie de me concentrer sur ça, sur les lives. Et quand le moment sera venu de passer à autre chose, j’y réfléchirai, mais je n’ai encore aucune idée de ce à quoi je vais m’attaquer. D’autant plus que je n’ai pas envie de me mettre la pression et que je ne pratique pas un style de musique qui demande de sortir très rapidement un album suivant pour garder l’attention du public parce que je suis sur un marché commercial. Non, je veux prendre le temps de faire les choses bien, je verrai. Si ce sont les Beatles ou autre chose.

Des compositions personnelles peut-être ?

J’ai composé pas mal dans ma vie d’avant, de groupes. Mais là c’est en stand-by complet. Mais ce n’est pas une hypothèse que j’exclus complètement.

Antoine Goudeseune, Abbey Road, en vente en physique et sur Itunes, Deezer et Spotify

Facebook: Antoine GOUDESEUNE fingerpicking The Beatles

En concert:
Le Samedi 15 novembre au Médiamarkt de Liège
Le Vendredi 21 novembre au Centre Culturel de Rixensart
Le Samedi 29 novembre au Centre Culturel de Frameries
Le Samedi 6 décembre au BB’s Resto-Bar de Braine-Le-Comte
Le Samedi 24 janvier au Canal 10 de Saint-Ghislain
Le Samedi 31 janvier au Th de Binche
et le Mardi 31 mars aux Halles Universitaires de Louvain-la-Neuve

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