Entre la nuit et le jour vient l’homme du soir, celui qui s’efface, qui s’évade, peu à peu, sur la splendide pochette de l’album L’homme du soir d’Hugo. Un retour flamboyant pour celui qui nous avait emmenés dans La Nacelle, en 1996. Mais si! La Nacelle, ce tube qualifié à l’époque de “Laurent Voulzy sous acide” et qui vous rappellera sûrement des souvenirs:
Et sa musique est toujours autant ultra-mélodique. Car oui, la religion d’Hugo, c’est la pop, mais pas n’importe laquelle: la pop anglo-saxonne, celle des Beatles, des Byrds… En désaveu de la culture pop française où les textes passent avant tout, Hugo écrit d’abord ses mélodies et y fait coïncider ses textes. Et c’est tant mieux! Dès l’entame de ce nouvel album, l’ambiance est résolument folk, un peu western aussi, mais trépidante surtout: la pop efficace nous entraîne vers les grands horizons, riche et intemporelle. Ça commence en douceur, lentement. Et au fur et à mesure, on n’a d’autre choix que de pousser le son tellement c’est bon. Depuis l’accident, J’entends, Je suis dans un train (qu’on se verrait bien prendre avec lui tant ses aventures ont l’air passionnantes), Nous nous assemblerons forment une véritable collection de petites perles.
17/20
Hugo, L’homme du soir, Hot Puma Records, disponible en cd en Belgique et sur toutes les plates-formes digitales ailleurs.

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