Jack and the ‘, dansez comme jamais, endiablés de pop

Du grain, du noir et blanc, un peu de couleur et quelques unes des plus mémorables danses qui aient enchanté le XXème siècle. Pas de doute, si les Jack and the ‘ (comprenez, and the apostrophe, ce petit trait en plus qui fait incontestablement la différence) croient qu’ils sont en train de danser, nous on en est profondément convaincu. À l’écoute de leur nouveau single, I think I’m dancing (issu du second album de la formation pop, Melody Cycle, à paraître le 22 février, qu’on soit au bureau, au salon ou ailleurs, on ne peut s’empêcher de danser. Une toute bonne manière de commencer la semaine, d’autant que, grâce à Hot Puma Records, on vous présente ce clip en exclusivité belge.

Repris du site de Hot Puma Records: Jack And The’ est un projet pop mené par Julien Lonchamp, un français en exil à Edimbourg. L’idée derrière Melody Cycle est de combiner des mélodies accrocheuses directement influencées par la pop sixties avec de riches orchestrations et des harmonies en cascade, dans la tradition des grands albums de pop orchestrale. L’histoire de Melody Cycle est une de patience, la creation de l’album nécessitant quatre ans de travail minutieux.

Ecrit et enregistré à Edimbourg, Dublin et Nancy pendant deux ans, Melody Cycle met en scène pas moins de 18 musiciens, dont un quintette de cuivres et un orchestre de musique contemporaine (Apostrophe Ensemble). Clarinette, trombone, vibraphone, violoncelle mais encore banjo ou sitar peuplent les 18 chansons, qui voient le groupe osciller entre pop, musique de chambre et jazz.

Julien a pris ensuite une année entière pour assembler les différents éléments de chaque chanson en un ensemble cohérent, et le mix final fut masterisé aux mythiques studios Castlesound d’Edimbourg. Deux EP extraits de Melody Cycle ont précédé la sortie de l’album: Saharian Sands en décembre 2014 et Dinner at the Andersons’ en mars 2015.

Dans un tout autre registre le premier album de Jack And The’, Vacation (a pop manifesto), fut écrit pendant la malheureuse thèse en sciences des aliments de Julien à Dublin. Echangeant volontiers ses recherches sur les arômes de salades pour des enregistrements maison, Julien confia ensuite ses chansons à la crème de la crème de la pop française pour le mix (Orwell, Variety-Lab et Cascadeur). Disponible à l’origine en Thailande sur Smallroom Records, Vacation est sorti sur Folkwit Records in 2012.

Depuis 2009, le groupe a tourné en Grande-Bretagne, France et Irlande et organise régulièrement ses propres concerts nommés Pop Exchange à Edimbourg et Glasgow. Jack And The’ présentera Melody Cycle sur scène en Grande-Bretagne, France et Belgique au printemps 2016, et la rumeur veut qu’ils pourraient bien emmener leur Apostrophe Ensemble dans leurs bagages pour certaines dates…

Melody Cycle ♯1 (video) from Jack and the on Vimeo.

Précommandez Melody Cycle sur Bandcamp et écoutez déjà quelques extraits:

https://hotpumarecords.bandcamp.com/album/melody-cycle

https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=355304550/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/transparent=true/tracklist=true/tracks=1877538027,2221610563,3449515096,3274268667,3389986307,2333549805,828622238,2300838500,937241420,3512803601,3230120818,2713377508,3954242608,1971600287,4143314275,2517962688,2629354566,3521828685/esig=99babf18e880ff4a545e8f8e3ddd302e/

Découvrez en plus sur le site internet du groupe et sa page Facebook

Jack and the ‘ sera le 5 mars en concert aux Flat Sessions de Fallais, en très bonne compagnie puisqu’avec Showstar et Julien Bouchard.

Ibrahim Maalouf, Beyoncé et l’état d’urgence : découvrez le clip Run the world

Si certains chanteurs sont réputés pour leurs textes engagés (Renaud, Cali,…), il est plus difficile de dire qu’une musique instrumentale est engagée. Bien sûr, des émotions passent par les notes et la virtuosité du musicien mais est-ce qu’une musique à la trompette d’Ibrahim Maalouf apparait d’emblée comme une musique engagée ? Difficile…

Mais Ibrahim Maalouf ne se contente pas de manier avec brio son instrument, il est sans aucun doute un artiste engagé, non pas tant pour un parti ou une idéologie, non, plutôt engagé pour des valeurs humanistes. Il nous fait voir le bon en chacun d’entre nous, invite à l’espoir.

Au lendemain des attentats du 13 novembre, il offrait au public une vidéo tournée à New-York (Branchés Culture vous en parlait ici et elle est visible ici ).

Le 16 novembre, il emmenait avec lui ses étudiants en impro musicale sur la scène du Grand Journal de Canal + pour les premières notes musicales après un week-end d’effroi, où les écrans télévisés avaient été monopolisés par des images d’horreur, où le bruit des kalachnikovs et le cri des victimes avaient pris le pas sur toute musique.

Homme plein de surprises – combien d’artistes peuvent se vanter d’avoir sorti deux albums d’une qualité irréprochable tout en étant radicalement différents le même jour, « Kalthoum » et « Red & Black Light » sortis le 25 septembre -, il frappe fort cette semaine encore avec un nouveau clip, co-réalisé avec le belge Jérôme de Gerlache, « Run the world », reprise de… Beyoncé ! Titre par ailleurs présent sur l’album « Red & Black Light ».

Clip, le mot ne suffit pas à rendre justice au projet : court-métrage serait plus approprié tant l’image est d’une qualité cinématographique d’une part – mais il n’est pas le premier à proposer un clip de qualité cinématographique en France (repensons à Woodkid notamment) – mais aussi parce qu’il ajoute ce supplément d’âme qui fait qu’un clip n’est pas qu’un clip, qu’une musique n’est pas qu’une accumulation de notes.

Ici, au-delà de la musique – magnifique bien entendu -, Ibrahim Maalouf propose une histoire qui sonne comme un avertissement. 2027. La démocratie semble bien loin. Couvre-feu, badge, interdiction des rassemblements,… « Si loin si proche » pourrait-on dire, quand on repense au résultat du 1er tour des élections régionales et la percée du Front National. Ou à l’état d’urgence en France, motivé par la lutte contre le terrorisme mais qui n’est pas, loin s’en faut, exempt de dérives sécuritaires (pensons notamment aux militants écologiques assignés à résidence sous prétexte de l’état d’urgence).

Sommes-nous tant que cela éloignés de ce 2027 qu’il nous présente ? L’avenir nous le dira… Mais Ibrahim Maalouf n’est pas un donneur de leçon, il ne juge pas, ne culpabilise ni ne stigmatise : il invite à la réflexion et surtout à l’ouverture. Lui qui a été bloqué deux heures en gare de Paris le mardi 18 novembre, avant de prendre l’Eurostar, sans raisons objective et qui plutôt que de crier au scandale tend la main, comme dans son clip.

Mais assez parlé de celui-ci, visualisez par vous-mêmes. Si ce n’est déjà fait. Ou même si vous l’avez déjà vu : on ne s’en lasse pas !