FIFF, 41e ! Première, ça tourne

Depuis ce lundi 28 septembre, le FIFF a déjà  pris ses quartiers dans la capitale wallonne pour deux journées de préambule consacrées aux enfants, grâce au FIFF Campus avant le lancement officiel de sa quarante-et-unième édition, ce mercredi. Entre restrictions budgétaires et baisses des subsides publics, le Festival international du film francophone se réduit comme peau de chagrin. Mais, malgré un format de plus en plus court, la sélection reste un concentré d’œuvres de qualité qui ne demandent qu’à être découvertes par les cinéphiles namurois.

 

Un préquel pour les futurs cinéphiles !

Les affiches de la grand-messe du cinéma francophone annoncent une édition qui se tient du mercredi 30 septembre au dimanche 4 octobre. Pourtant, le Septième Art a déjà commencé à rythmer la rue des Carmes et le Caméo grâce au FIFF Campus et aux séances scolaires, qui constituent l’un des points angulaires de ce rendez-vous qu’est le FIFF.

Depuis ce lundi, le festival a donc déjà commencé à battre au rythme des projections, des rencontres et des découvertes, avant même que ne soit officiellement donné le coup d’envoi de cette quarante-et-unième édition.

 

Pour le grand public, première, ça tourne !

Pour ce qui est du grand public, le festival débutera aujourd’hui matin avec un rendez-vous avec l’humoriste bruxellois Sacha Ferra à la Bourse. Lauréat de l’édition 2026 du festival d’humour local Namur is a Joke, il a été choisi comme parrain du FIFF Campus. Il viendra donc rencontrer les élèves et le grand public en préambule de cette journée de lancement.

L’après-midi débutera avec le nouveau film du réalisateur français Cédric Kahn, 15/18, au Caméo, tandis que le Delta proposera la nouvelle œuvre de la cinéaste québécoise Geneviève Dulude-De Celles, Nina Roza.

Avec 15/18, Kahn narre les méandres de la vie de Lucia, une jeune femme de 17 ans amenée par la police dans un endroit qu’elle connaît déjà bien pour y avoir séjourné à plusieurs reprises : une unité de soins pédopsychiatriques.

Le FIFF ayant pour volonté de promouvoir le cinéma de toute la francophonie, il est devenu traditionnel de retrouver chaque année, au cœur de sa sélection, quelques œuvres québécoises. Après l’excellent Où vont les âmes de Brigitte Poupart, proposé l’an dernier, le festival namurois mise cette année sur Nina Roza. En racontant l’histoire d’une très jeune artiste bulgare qui se fait connaître à la suite de la diffusion d’une vidéo devenue virale sur Internet, Geneviève Dulude-De Celles semble s’intéresser à des sujets qui sont plus que jamais d’actualité.

 

L’œuvre ayant récemment été récompensée par l’Ours d’argent du meilleur scénario à la Berlinale, il est fort à parier que cette séance vaudra le détour.

Nicolas Parisier, réalisateur à qui l’on doit les longs-métrages Le Grand Jeu, Alice et le Maire ainsi que Le Parfum vert, viendra également présenter Un peu avant minuit, son dernier film, dans lequel on retrouve Melvil Poupaud dans le rôle-titre.

L’ouverture officielle de cette édition se fera avec la projection de Ni vue, ni connue de Marc Fitoussi. Un film dans lequel Isabelle Huppert campe les traits de Corinne Maclou, une figurante qui enchaîne les tournages dans l’espoir d’être remarquée et de décrocher enfin un véritable rôle. Dans ce long-métrage, Sandrine Kiberlain joue son propre rôle. L’actrice française sera d’ailleurs présente en terre namuroise quelques heures plus tôt pour rencontrer le public à cette occasion.

Le rideau se lève donc sur cette quarante-et-unième édition. Et si le FIFF a peut-être perdu quelques jours au passage, il entend bien ne rien perdre de ce qui fait son sel : des films, des rencontres et cette capacité à faire de Namur, le temps de quelques jours, une véritable capitale du cinéma francophone.

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