Intitulée « Le Retour – La Tournée Des 65 Ans », la tournée de Florent Pagny a fait halte à Forest National les 9, 10, 12 et 13 juin 2026 faisant salle comble chaque soir. Après 48 dates en Zénith/Arena et avant une résidence de 20 soirs à l’Olympia, Forest National était l’une des dernières escales belges avant la prolongation de la tournée.

Pagny est revenu en force , prêt à partager des moments forts avec son public, avec un show efficace où il interprète tous ses tubes.
Et on peut être rassuré, sa voix tient le choc, car après son cancer, un léger doute planait. Le 13 juin, il a levé les craintes d’un coup.
Sur N’importe quoi, Ma liberté de penser, titre avec lequel il fait son entrée en traversant la foule, Caruso, Le Soldat, Châtelet Les Halles, le timbre est là, un peu plus rauque, plus grave, mais totalement maîtrisé. Florent ne triche pas, il transpose quand il faut et le public retient son souffle.

Au niveau de la setlist , zéro prise de risque, on y retrouve que des classiques. Caruso, Et un jour une femme, Châtelet Les Halles, Si tu veux m’essayer, T’aimer encore, Compter les bisons, Les Murs Porteurs, Forest a chanté toute la soirée, et quand 8000 personnes reprennent Savoir Aimer la salle devient cathédrale.
Florent Pagny parle entre les morceaux. Il évoque la maladie sans pathos, on comprend que la scène c’est « son oxygène ».
Pas de grande mise en scène, de beaux écrans géants à l’image magnifique, et un band solide avec lui au centre. L’effet est direct et on a l’impression qu’il chante pour chacun d’entre nous.
Moment fort sur Là Où Je T’emmènerai où Forest National, salle de rock, se transforme en chorale géante. Frissons garantis.
On aura droit également à l’intermède classique Io le canto perte et Caruso où l’artiste est rejoint sur scène par les trois ténors de Il Cello qui avaient assurés la première partie. Et je peux vous assurer que quand il doit tenir la note, Florent il envoie.

Pas de rappels interminables, pas de medley surprise. Pagny gère son souffle et préviens son public qu’ après le show il ne restera pas signer des autographes comme à son habitude, sur ordre des médecins il doit préserver sa santé et éviter les contacts rapprochés. C’est lucide, et son public le comprend.

« Excellent » est le mot qui définit le mieux ses concerts dont le mot d’ordre est la sincérité. Florent Pagny n’a plus rien à prouver, depuis la disparition de Johnny, sur la scène française, c’est lui le taulier.
Il revient, il chante ses chansons, et il remercie, et le public en ressort lessivé et heureux.
Après ce passage en juin, il repassera encore à Forest National plus tard cette année avec le 65 TOUR et c’est déjà quasi complet.
Jean-Pierre Vanderlinden




