Il paraît que… si on avale un pépin de pomme, un arbre va nous pousser dans le gosier… c’est du moins ce qu’on fait croire à l’écureuil d’Olivier Tallec

© Tallec chez Pastel

Avec Il paraît que, Olivier Tallec donne de nouvelles sueurs à son petit écureuil fétiche et ultra-flippé. Cette fois, c’est un pépin de pomme qui le tracasse: il l’a avalé et a peur de prendre racines, de devenir un arbre. Et comme tout le monde à son avis, son expertise sur la question, ça n’arrange pas sa galère.

© Tallec chez Pastel

Résumé d’Il paraît que par L’École des Loisirs (Pastel): J’ai avalé un pépin de pomme sans faire exprès… Il paraît que si on avale un pépin, on a un arbre qui pousse à l’intérieur. Si ça se trouve, les pommiers du vieux verger sont des gens qui ont avalé un pépin de pomme ! Günther m’a dit que si on avale un pépin de pomme rouge, on a un arbre rouge qui pousse dans le ventre. Non… ça ne peut pas vraiment arriver, hein ?

À lire aussi | L’écureuil roux un habile petit rongeur : un album 3D, dimensions, documentaire et tout en douceur

À lire aussi | « Ce monde, ce nid est trop petit pour nous d’eux »: comment Bill le cowboy-poète va-t-il bien pouvoir se débarraser de cet écureuil squatteur?

© Tallec chez Pastel

Inénarrable Olivier Tallec. Depuis quelque temps, il nous suit, notre fille de trois ans et demi et nous. Il y a d’abord eu, trouvé dans la bibliothèque du gîte de nos dernières vacances d’été, J’en rêvais depuis longtemps, une formidable et poilante évocation de la relation entre un petit maître et son chien laissant imaginer que le premier est le narrateur alors que c’est en fait le second. Puis, quelques mois plus tard, Nao a été gâtée par son parrain et a reçu C’est mon arbre et J’aurais voulu.

© Tallec chez Pastel

Voilà donc le cinquième (sans compter un jeu et des dias pour lampe à histoires) de cette série qui ne s’affirme pas forcément en tant que telle, chaque histoire étant indépendante. Avec un pépin dans le gosier, notre écureuil (qui m’a cette fois fait un peu pensé à Scrat, de L’Âge de Glace) se demande si ses jours sont comptés et adopte son comportement en conséquence. Plus question de se balader la gueule ouverte face à la pluie qui tombe, ça risquerait d’arroser la graine, le monstre. Il n’a pas envie de devenir un arbre, lui, encore moins remarquable, il aime passer inaperçu.

© Tallec chez Pastel

Mais là, après avoir tourné quelques fois en rond et fait les cent pas entre deux arbres, il a besoin de l’avis de ses amis: pie, mouche, gnome-champignon, souris, hérisson, blaireau, etc. Tous sont unanimes et poussent le bouchon un peu plus loin, trop. Notre héro-ux va imploser si ça continue.

© Tallec chez Pastel

Mais entre la croyance populaire et la science, il y a un monde. C’est fou tous ces gens qui ont un avis sur un sujet qu’ils ne connaissent pas. Il paraît qu’il ne faut pas croire les non-dits. Encore une fois, Tallec nous entraîne dans sa forêt colorée et perméable aux problèmes de nos sociétés humaines, traités de manière détournée, colorée, caricaturale mais sensée. La pomme ne tombe pas loin de l’arbre.

© Tallec chez Pastel

À (se faire) lire dès 3 ans, chez Pastel.

© Tallec chez Pastel
© Tallec chez Pastel
© Tallec chez Pastel
© Tallec chez Pastel

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.