Kiefer Sutherland impose sa musique au Zik-Zak. De « 24 Heures Chrono » à Ittre

Après avoir maîtrisé le temps à l’écran, Kiefer Sutherland prend le sien sur scène. Au Zik-Zak, ce survivant d’Hollywood a livré un concert sincère et direct, loin des scripts et au plus près du rock.

Quand on pense à Kiefer Sutherland, on voit débarquer Jack Bauer en mode urgence dans 24h chrono. Pas franchement le gars que tu imagines monter sur scène guitare en bandoulière pour t’envoyer un set roots entre rock, folk, blues et Americana. Et pourtant.

À Ittre, pas de chrono, pas de bad guys à neutraliser. Juste un mec, un groupe solide, et des chansons qui sentent la route, la poussière et les bars où ça joue encore pour de vrai.

C’est l’anglais Colin Andrew qui ouvre. Bonne pioche. Il accroche direct, avec un set acoustique carré et une vibe sincère. Mission accomplie : la salle est chaude.

Colin Andrew : one man show

Sutherland débarque sur le podium à 21h00 et attaque avec « Down Below », tiré de son nouvel album Grey. Pas de fioritures. Ça joue, ça groove, ça respire. On comprend vite que le bonhomme ne fait pas ça pour le fun du dimanche : il est là pour défendre ses chansons. Le set tourne beaucoup autour du dernier opus, mais sans jamais lasser. Et entre deux compositions personnelles, il glisse des reprises bien senties. « Only Happy When It Rains » de Garbage passe crème. Plus loin, « Can’t You See » du The Marshall Tucker Band enfonce le clou côté racines Southern Rock.

Kiefer Sutherland, version scène

 » Goodbye California est un adieu empreint de tendresse à un lieu qui a vu les rêves d’un jeune homme se réaliser » annonce l’artiste avant d’attaquer cette ballade country. L’autre moment qui fait mouche ? « See You On the Other Side ». Ici, c’est douceur, émotion, et une vraie sincérité. La voix oscille entre Kris Kristofferson et Tom Petty tandis que la steel guitar apporte cette touche Americana qui fait toute la différence.

Quand Sutherland  enchaîne avec « Love Will Bring You Home », ça passe tout seul. « Friday Night » arrive comme un hymne taillé pour ce genre de salle. Et « Agave » boucle le set principal avec efficacité grâce un solo époustouflant du guitariste Ash Wilson que l’on a déjà pu voir à Ittre avec Sari Schorr l’année dernière.

Designated Rocker !

Rappel obligatoire : « In the Air Tonight » de Phil Collins, bien posé, bien bluesy. Puis « Starlight » referme la parenthèse. Ce qui frappe surtout, c’est la sincérité. Pas de posture de star, pas de show hollywoodien : juste des chansons portées par une vraie énergie live. Jack Bauer peut sauver le monde, mais ce soir, c’est Ittre qui a trouvé son designated survivor.

👉 l’actualité de Kiefer Sutherland est à suivre ICI.

Philippe Saintes / Photos : Axel Tihon

Une guitare, une voix.

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