Lee Aaron : éternelle Metal Queen. Interview exclusive avant son concert en Belgique.

Nostalgie ? Très peu pour elle. Là où d’autres se contentent de capitaliser sur leurs années fastes, la Canadienne Lee Aaron continue de tracer sa route. Avant son passage très attendu au Heavy Sound Festival à Poperinge (16 mai), la “Metal Queen” se livre sans filtre — avec cette sincérité désarmante qui traverse toute sa carrière.

Poperinge, 1984 : naissance d’une Metal Queen. Poperinge, 2026 : retour sur les lieux du crime pour un unique rendez-vous européen.

« Ce sera effectivement mon seul concert du printemps. J’étais censée jouer en France plus tard dans l’année, mais un conflit de dates avec une tournée canadienne a tout remis en question. Ce sera sans doute pour l’année prochaine.

Je ne tourne plus en Europe aussi souvent qu’avant… et je devrais vraiment faire un effort pour revenir. Je suis devenue maman, et quand mes enfants étaient petits, je ne voulais pas partir en tournée trop longtemps. Ça fait peut-être de moi une bonne mère… ou une mauvaise musicienne (rires). Ces dernières années, je venais surtout pour un ou deux festivals à la fois. Juste pour ne pas perdre le fil.

Mais l’envie est intacte :

« J’adore l’Europe. J’adore la Belgique, j’adore les Pays-Bas… et j’ai vraiment hâte de revenir. Je suis super excitée. Ça fait 41 ans que je n’ai pas joué là-bas… c’est fou. J’étais à peine une gamine, au début de la vingtaine.

Impossible d’évoquer l’Europe sans parler des débuts de la chanteuse canadienne :

« Mes premiers albums, comme Metal Queen ou Call of the Wild, sont sortis sur Roadrunner. À l’époque, c’était un petit label indépendant… aujourd’hui, c’est énorme. Ils ont travaillé incroyablement dur pour moi. J’étais probablement l’une des premières artistes hard rock féminines du label. On a tourné avec Bon Jovi en Europe… et quelques mois plus tard, on est revenus en tête d’affiche dans les mêmes salles. C’était magique. Pour les groupes nord-américains, le principal problème aujourd’hui, c’est le coût des tournées. Les vols, le transport… tout est devenu très cher. Mon groupe vient de Vancouver, donc on est littéralement à l’autre bout du monde mais dès que j’ai une proposition intéressante, j’essaie de faire en sorte que ça fonctionne. J’adore venir jouer en Europe.  Ce sera un moment très spécial. J’ai vraiment hâte de retrouver le public là-bas. »

À la question de ses souvenirs des premiers festivals européens en 1985, la réponse fuse, sans détour :

« Ces festivals, c’est toujours un peu des deux : du chaos… et de la magie. Dès qu’il y a plusieurs groupes, énormément de choses peuvent mal tourner. Il suffit d’un petit grain de sable : un retard, un problème technique… et toute la machine se dérègle. Je me souviens d’un festival en Suède : on arrive… et nos guitares sont restées bloquées à Chicago. Là, tu te dis : OK, on fait quoi maintenant ? On a dû demander sur place si quelqu’un pouvait nous prêter du matériel. C’était un peu la panique… mais on a assuré quand même.

C’est lors de ce genre de festivals que j’ai rencontré Doro Pesch pour la première fois, à l’époque où elle chantait avec Warlock. Au Canada, j’étais la seule femme à faire du hard rock. Et puis j’arrive en Europe… et je rencontre les filles de Rock Goddess, Girlschool, Doro… Et là, je me dis : “OK, on est là.” C’était une vraie sensation de sororité. Une sorte de “sisters in rock”. C’était vraiment fort.

Mais à l’époque, Lee Aaron débute à peine.

« J’étais nerveuse. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. « Je monte sur scène… et là, je vois des milliers de personnes, complètement excitées de me voir. Et je me dis : “Wow… c’est incroyable.” Il y a eu énormément de photos ce jour-là. Elles circulent encore aujourd’hui. C’est devenu une sorte de trace permanente de cette époque. Notamment celles en spandex rouge… mais bon, dans les années 80, tout le monde portait du spandex, non ? »

Dans les années 80, le rock est un territoire d’hommes. Bruyant, testostéroné, parfois étouffant. Mais quelques femmes vont fissurer le mur. Joan Jett, Lita Ford… et Lee.

« C’est intéressant, parce qu’aujourd’hui on parle beaucoup des années 90, avec des mouvements comme Lilith Fair… mais la réalité, c’est que tout a commencé bien avant.

J’étais fan de The Runaways, de Suzi Quatro, d’Ann et Nancy Wilson de Heart. Ce sont elles qui ont ouvert la voie dans les années 70. Dans les années 80, on a pris le relais. Girlschool, Rock Goddess, Vixen, Doro, Lita Ford, Joan Jett… et moi. On était peu nombreuses, mais on avançait ensemble. C’était une période magique. On savait qu’on participait à quelque chose d’important. On voulait prouver que les hommes n’avaient pas le monopole du rock. Que nous aussi, on pouvait prendre une guitare, écrire nos chansons, avoir de l’attitude… et jouer aussi fort qu’eux. Et on n’était pas obligées de monter sur scène en lingerie… sauf si on en avait envie. »

S’il reste une chose qui l’agace encore aujourd’hui, ce sont les clichés.

« La plus grande idée reçue ? Que les rockeuses des années 80 étaient juste des filles un peu bêtesC’est complètement faux. J’ai croisé Doro, rejoué avec Lita Ford… il y a une vraie profondeur, une vraie intelligence, une vraie force chez toutes ces artistes. Les médias n’ont montré qu’une facette. Mais comme pour tout le monde, si on ne creuse pas, on ne voit pas tout.

Joan Jett, c’était l’opposé total du cliché de la “rockeuse sexy”. Elle déclarait : « non, moi je porte le pantalon ». Et ça m’a beaucoup parlé. »

Un état d’esprit qu’elle revendique pleinement, notamment à l’époque de Metal Queen :
« Cet album, c’était ça : des femmes qui prennent la scène, qui la dominent, qui imposent leur présence dans un univers complètement masculin. »

“On n’était pas juste des ‘dumb rock chicks’”

« L’industrie était entièrement contrôlée par des hommes. Ce n’était pas seulement une question artistique. C’était un système. Au début de ma carrière, on me poussait à m’habiller de manière sexy, à poser d’une certaine façon… à devenir une image avant d’être une artiste. »

Elle ne renie pas cette période, mais la regarde avec lucidité :
« Je ne dirais pas que je regrette… mais j’ai appris. Disons que mes erreurs, elles, ont été publiques. Et elles le resteront. À un moment, tu comprends ce que tu ne veux plus être. »

La bascule intervient à la fin des années 80 :
« Avec Bodyrock [1989], on avait écrit nos propres morceaux. Et le label voulait nous imposer un producteur qui n’aimait même pas nos chansons. J’ai dû dire non. Ce n’était pas facile, parce qu’on me voyait encore comme “une chanteuse” à qui on dicte quoi faire. On a co-produit l’album avec quelqu’un [Brian Allen] en qui on avait confiance… et ça a été le plus grand succès de ma carrière. »

Pour Lee Aaron, le combat des années 80 ne s’est pas arrêté là :

« On s’est battues sur deux fronts : la musique… et l’industrie. Au début des années 90, tout s’est ouvert. Des artistes comme Courtney Love ou Shirley Manson ont pu s’exprimer librement, être en colère, dire ce qu’elles avaient à dire. On nous avait appris à rester à notre place, à ne pas faire de vagues… mais on a refusé ça. J’ai énormément d’admiration pour toutes ces femmes qui ont osé prendre une guitare, écrire leurs chansons, et s’imposer. On a été fortes. Et on a ouvert des portes. »

Quand elle évoque ses tournées ou ses rencontres avec les grandes figures du hard rock, Lee Aaron garde un souvenir étonnamment apaisé d’une époque pourtant réputée pour ses excès.

« Les gars de Bon Jovi ? Franchement, ils étaient super. Vraiment de bons types. À cette époque, leur carrière décollait comme une fusée. Jon était constamment pris entre interviews, séances photo, promo… je ne l’ai finalement pas vu tant que ça sur la tournée. Après, on était tous jeunes… donc oui, il y avait un peu de folie, beaucoup de fêtes, des comportements parfois un peu… enthousiastes. Quand tu es une fille dans cet environnement, forcément, certains tentent leur chance mais globalement, il y avait du respect. Dans les années 80, chaque magazine — Kerrang!, Metal Hammer… — avait ses propres photographes. On passait notre temps entre deux séances photo, deux interviews. C’était une autre époque. »

Mais ce qui marque surtout Lee Aaron, c’est la qualité des rencontres :

« Lemmy de Motörhead, par exemple… c’était quelqu’un de vraiment cool. Très doux, presque protecteur avec moi. Un peu comme un grand frère. Les Scorpions ? Adorables. Très respectueux. J’ai même chanté sur l’un de leurs albums. Même remarque pour Iron Maiden. Franchement, je n’ai jamais eu de problème avec ces groupes-là. Ils respectaient ce que je faisais. Il n’y avait rien de bizarre, rien de déplacé. »

La pochette de Metal Queen reste aujourd’hui encore iconique. À l’époque, elle choque autant qu’elle fascine.

« L’idée vient d’un voyage à Los Angeles. Nous avons visité les studios Universal, et Conan le Barbare cartonnait à ce moment-là. On s’est dit : pourquoi ne pas créer l’équivalent féminin ? Une sorte de déesse guerrière. Bien avant Xena ou Game of Thrones. C’était complètement nouveau. On voulait une image forte, puissante, capable de rivaliser avec les hommes. Un journaliste m’a dit que beaucoup de musique des années 80 était légère, presque jetable… mais que Metal Queen, elle, parlait de puissance, d’émancipation et que c’est ça qui la rend intemporelle

« J’ai toujours voulu écrire des chansons qui parlent aux gens. « Barely Holding On » parle de cette force qu’on trouve pour tenir dans les moments difficiles, et « Champion de l’estime de soi, de la nécessité de se défendre et de croire en soi. Je n’ai pas eu une enfance particulièrement facile. Et très tôt, j’ai ressenti le besoin d’exprimer ça à travers mes chansons. La place des femmes, l’égalité… ça a toujours été important pour moi. Ainsi, sur mon album de covers Tattoo Me en 2024, j’ai repris « Even It Up » de Heart. Pourquoi ? Parce que c’est une chanson sur l’égalité. Et ce message reste essentiel. J’aimerais penser que c’est ce qui donne à mes chansons une certaine longévité.

Derrière l’image de la Metal Queen, sûre d’elle, conquérante, il y a une autre réalité. Plus fragile. Plus humaine.

« Évidemment que j’ai douté. À 100 %. Sinon, je ne serais pas humaine. Regardez des artistes comme Lady Gaga ou Bono… ils parlent ouvertement de leurs inquiétudes. Bono a même déclaré qu’il montait sur scène pour être rassuré par des milliers de personnes chaque soir. Les Rolling Stones eux aussi ont connu des hauts et des bas. Ils ont même fait un album disco à une époque… et ils ont survécu à ça ! » (Rires)

Pour toute une génération, le choc est réel : l’émergence du grunge dans les années 90 va profondément redistribuer les cartes et fragiliser de nombreux groupes établis.

« Soyons honnêtes : tout le mouvement hair metal et le rock classique s’est effondré. Nos carrières sont tombées d’un coup. Les médias et l’industrie musicale ne juraient plus que la grunge. 1996 a été la pire année de toute ma carrière. Je me suis faite discrète pendant un temps. Je me suis remise à écouter tous mes vieux disques de jazz et de blues, et un ami m’a suggéré d’y revenir : “Ça te fait du bien, ça t’apporte de la joie, ça te vide la tête. Pourquoi ne pas chanter ça pendant un moment ?” Et je me suis dit… « pourquoi pas ? «  Ça m’a maintenue à flot.  Pendant quelques années, j’ai donné des concerts de jazz et du blues au Canada. Au bout d’un certain temps, j’ai commencé à attirer beaucoup d’attention. Les gens me disaient : “Tu es vraiment bonne là-dedans, tu devrais faire un album.” Et c’est ce que j’ai fait. Ça a été une sorte de détour dans ma carrière.

Ce détour a été une véritable leçon d’histoire musicale pour moi, parce que j’ai compris que tous ces groupes que j’aimais — comme Led Zeppelin ou Heart — puisaient dans le blues. J’ai réalisé que, d’une certaine manière, je rendais hommage à l’histoire du rock’n’roll. Ça a été une grande école pour moi. Puis, quand les choses ont recommencé à bouger au début des années 2000, je suis revenue au rock… et j’ai tenu bon.

Aujourd’hui, j’ai une super maison, un mari formidable, des enfants géniaux. J’ai sorti huit nouveaux albums depuis 2016. Je suis heureuse de ne pas avoir abandonné. Je prends toujours autant de plaisir à faire de la musique. Et puis, tu sais… devenir mère, avoir une famille, ça change complètement ta vision du monde. Tu réalises que tout ne tourne pas autour de toi. Le monde est complètement fou aujourd’hui… et ça me donne encore plus de choses à dire dans ma musique.

Ma fille a 21 ans, elle est dans le cinéma et le théâtre. Elle est très talentueuse… mais elle traverse des périodes difficiles. Ce n’est jamais une progression linéaire. Parfois, tu passes des mois sans opportunités. Tu dois reprendre un job alimentaire. Si tu tiens bon, si tu continues… un jour, quelqu’un finit par te remarquer. La persévérance, c’est essentiel. »

Loin de lever le pied, l’artiste ne compte pas s’arrêter là.

« Je travaille même sur plusieurs projets en parallèle : j’écris un livre, mais aussi de nouveaux morceaux en ce moment. On a un plan : cet automne, on va sortir une nouvelle compilation best of, qui inclura quelques titres inédits — un nouveau single, ainsi que des morceaux qui n’avaient encore jamais été enregistrés.

C’est quelque chose sur lequel on travaille activement, parce que j’ai envie de boucler un chapitre autour de mon ancien catalogue. Un peu à la manière de ce qu’a fait Taylor Swift : une grande partie de mes premiers enregistrements appartient encore à un label canadien, Uni-Disc, et j’aimerais les réenregistrer pour pouvoir ensuite les exploiter comme je le souhaite, notamment pour des synchronisations ou d’autres projets. Et puis, 2027 sera consacrée à un tout nouvel album original. Donc oui, il y a de quoi être enthousiaste. J’ai un groupe formidable, ce sont tous d’excellents musiciens, chanteurs et auteurs, et c’est toujours un vrai plaisir de se retrouver ensemble pour composer. »

En Belgique, au Heavy Sound Festival, ce retour prend des airs de retrouvailles attendues. Pas un simple revival, plutôt la continuité naturelle d’une histoire jamais vraiment interrompue. Dans ce contexte, les classiques de ses premières années s’imposent comme une évidence :

« On prépare un set qui va vraiment piocher dans les premiers albums. Il faut encore que je regarde si on peut ressortir un titre du tout premier, mais il y aura bien sûr des titres des albums Metal Queen, Call of the Wild, et aussi des morceaux de l’album éponyme — avec “Powerline” ou “Only Human”. On va aussi jouer pas mal de titres de Bodyrock. Et on ajoutera sans doute quelques nouveaux morceaux, parce qu’on a écrit de très bonnes choses récemment. Mais clairement, ce sera un vrai retour dans le passé pour les fans. On a fait ça récemment en Suisse, et c’était incroyable. Franchement, je pense que personne ne sera déçu. Le groupe est super excités à l’idée de ce concert. »

“Franchement, la retraite, c’est surestimé. Je préfère être occupée à m’amuser. »

À la voir sur scène aujourd’hui, difficile de croire que Lee Aaron affiche plus de quarante ans de carrière. L’énergie est intacte. Le plaisir aussi.

« Je pense qu’il y a deux aspects. D’abord, j’ai des collègues de mon âge qui ne peuvent plus chanter aujourd’hui, leur santé décline. Moi, j’ai grandi — disons vers 30-31 ans — et je me suis dit : l’alcool fort, ça ne me réussit plus. J’en avais marre de me sentir complètement mal le lendemain. Par ailleurs, je n’ai jamais pris de drogues. Ce n’est pas mon truc. Donc je pense que le fait de prendre soin de moi, de ma santé, de donner la priorité à des choses comme l’exercice, le sommeil, une bonne alimentation… tout ça fait que je peux encore monter sur scène, sauter d’une estrade de batterie, chanter… On joue toujours mes morceaux dans les tonalités originales, et je peux encore atteindre ces notes. Je ne dis pas ça pour me vanter, mais ça me fait du bien. Et je consacre du temps aux répétitions, je continue à entretenir ma voix. Ça, c’est une première chose.

L’autre aspect, c’est que je suis toujours une immense fan de musique. J’adore découvrir de nouvelles choses, je suis toujours en train d’explorer. J’ai un fils de 20 ans, et on partage beaucoup autour de ça. Il aime aussi la musique des années 80, mais il me fait découvrir plein de nouveaux artistes. Le dernier concert que j’ai vu ? Nine Inch Nails, récemment à Vancouver… Mon Dieu, ils sont incroyables. J’adore ce groupe.

Tant que la musique me fait vibrer de cette façon, je continuerai à écrire et à jouer aussi longtemps que possible. Je ne suis pas du genre à penser : “J’atteins tel âge, il est temps de prendre ma retraite.” Franchement, la retraite, c’est surestimé. Je préfère être occupée et m’amuser. »

Chanteuse, compositrice, productrice… difficile d’enfermer Lee Aaron dans une seule case. Alors, aujourd’hui, quel rôle lui procure le plus de plaisir ?

« Oh… c’est une question difficile. J’adore la scène. Il y a toujours quelque chose d’incroyablement magique dans le fait de monter sur scène et de jouer une musique qui a touché les gens, qui résonne en eux. Et aujourd’hui, je regarde le public et je me dis : “Waouh… il y a le grand-père, le fils…” Surtout dans les concerts tous publics, je vois parfois trois générations de fans. C’est une sensation incroyable, un vrai accomplissement.

Ces dernières années, je me suis vraiment plongée dans la production. J’utilise Logic Pro dans mon home studio… et je deviens complètement geekJe peux passer des heures à chercher des sons, à expérimenter… L’écriture et la production, c’est tout aussi excitant. Ça me permet de continuer à créer, à explorer. Je suis incapable de choisir. J’aime tout. »

Après son concert sur la scène à Poperinge, Lee Aaron compte bien profiter de cette escale européenne.

« Oui, je vais rester un peu en Belgique. Tout le monde me parle de Bruges… donc je crois que je n’ai pas vraiment le choix ! Et puis avec mon mari, on s’est dit : “Si ce n’est pas maintenant, quand ?” Alors on ira visiter Rome. J’ai toujours eu envie de pouvoir lâcher ce fameux When in Rome  — “On va à Rome… autant vivre l’expérience à fond !” » (Rires)

Une chose est sûre : Lee Aaron n’a rien perdu de sa flamme. Et si vous avez encore un doute…

👉 rendez-vous au Heavy Sound Festival.

Philippe Saintes 

Remerciements : Stephan Burmeister de Metalville.

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