Salut les accros du BIFFF ! Vous qui aimez frémir, trembler, vous agripper à votre siège, le coeur battant et les tempes en sueur tandis que l’hémoglobine coule à flot sur l’écran et que votre héroïne préférée se fait trucider par un psychopathe, ne ratez pas notre rendez-vous (quasi) quotidien de la gazette du BIFFF. Tout, vous saurez tout sur le 44e festival international du film fantastique de Bruxelles. Critiques de films, impressions, anecdotes, coups de coeur et déceptions, par ici m’sieurs dames suivez le guide !
Ca y est le BIFFF est lancé avec cette deuxième journée du 4 avril.
La journée a été marquée par la présence d’Asia Argento qui a été faite chevalier de l’ordre du corbeau. Un hommage tout à fait mérité pour son apport au cinéma de genre.

Mais place au programme du jour, ce samedi j’ai sélectionné 3 films dans la programmation en commençant par :
VIEJA LOCA proposé à 18h15
Laura est en train de péter un câble. Coincée sur l’autoroute par un soir d’orage, elle vient d’avoir une conversation inquiétante avec Alicia, sa chère maman qui n’a plus toutes les frites dans le même paquet. Incapable de joindre l’aide-soignante ou même d’arriver à temps à la casa familiale, Laura n’a pas d’autre choix que de supplier son ex-petit copain Pedro d’aller claquer la bise à son ancienne belle-doche. Juste vérifier qu’elle a bien pris ses médicaments. Une formalité, quoi. Mais la démence galopante d’Alicia l’a rendue très jouette avec ses semblables, et Pedro va très vite se sentir aussi à l’aise qu’un hamster hémiplégique face à un gorille qui veut un nouveau doudou…
ici on est face à un film assez démentiel de Martin Mauregui qui se distingue par la performance de Carmen Maura et sa capacité à incarner une figure à la fois vulnérable et terrifiante, portant littéralement le film sur ses épaules.
Entre horreur psychologique, thriller et humour noir le film nous plonge dans une expérience oppressante qui joue sur le malaise. On pense souvent à Misery, sans arriver au même degré de maîtrise, le bouchon étant poussé un peu loin et les personnages sont peu attachants.
Néanmoins ce thriller psychologique prouve une fois encore la qualité incontestable du cinéma d’horreur hispanophone.
Note : 11,5 /20
Et on enchaine ensuite à 20h00 avec le très attendu :
STRONGER THAN THE DEVIL (PLUS FORTS QUE LE DIABLE)
Joseph et sa petite amie sont bien plus que monogames : ils sont monotones. Rien ne dépasse de leur quotidien pépère, tout est carré, prévu et calculé au cordeau. Mais un beau jour, Joseph tombe par hasard sur Valentin, son géniteur avant d’être son père, après vingt ans de silence radio… Et là c’est le choc. Car Valentin, c’est l’antithèse de son héritier : paumé, fauché, ivrogne, imprévisible et spécialiste des plans foireux. Évidemment, avec sa connerie contagieuse, papounet va entraîner notre joli petit couple dans une véritable descente aux enfers qui ne laissera personne indemne…
Une comédie noire déjantée portée par le duo Melvil Poupaud et Asia Argento.
Le film s’apparente à une comédie « brutale et excentrique », jouant avec les codes du genre sans toujours convaincre par sa profondeur. C’est une expérience radicale, qu’on aimera ou qu’on détestera.
L’humour absurde qu’il véhicule ne fait pas toujours mouche et en séduira certains sans amuser les autres. C’est donc un métrage assez moyen, et c’est le charisme de Asia Argento qui pour moi rehausse le film, et fait que je lui attribue la cote de 12/20.
Note : 12/20
THE RED MASK
On est ici face à un métrage qui propose un concept « méta » audacieux. Le film suit une scénariste queer chargée de rebooter une franchise d’horreur culte des années 80 tout en subissant le harcèlement en ligne de fans extrémistes.
L’unité de lieu, en huis clos, renforce la tension et le film nous tient en haleine de bout en bout et réinventant le slasher d’une manière très originale.
C’est un film bien maîtrisé qui ne laisse personne indifférent et qu’on pourrait comparer à une version moderne et plus politique de Scream ou de La Cabane dans les bois.
Note : 17/20
La Gazette c’est fini pour cette fois, mais ne ratez pas les prochaines Gazettes du BIFFF, on continuera à vous tenir au courant de toute l’actualité du festival sur Branchés Culture !
Jean-Pierre Vanderlinden




