Salut les accros du BIFFF ! Vous qui aimez frémir, trembler, vous agripper à votre siège, le coeur battant et les tempes en sueur tandis que l’hémoglobine coule à flot sur l’écran et que votre héroïne préférée se fait trucider par un psychopathe, ne ratez pas notre rendez-vous (quasi) quotidien de la Gazette du BIFFF. Tout, vous saurez tout sur le 44e festival international du film fantastique de Bruxelles. Critiques de films, impressions, anecdotes, coups de coeur et déceptions, par ici m’sieurs dames suivez le guide !
Eh oui votre Gazette du BIFFF est de retour !
Cette année le festival fait peau neuve avec un nouveau concept d’une seule grande salle pour la programmation de tous les films. Fini d’être face à une programmation qui se chevauche entre le Ciné 1 et l’ex Ciné 2, avec cette nouvelle formule, les films se suivent et le choix est donc plus simple pour les spectateurs.
Le festival dure également 3 jours de plus qu’à l’accoutumée avec 16 jours au lieu de 13, et un jour (quasi) off le 13 avril pour souffler un peu, et s’étale sur 3 week-end qui sont en général les pics d’affluence du BIFFF.
Cette année le premier jour du festival propose bien entendu le Gala d’ouverture mais également 2 autres films plus tard dans la soirée.
Et tradition oblige , le public est accueilli par les discours de bienvenue de Jonathan Lenaerts et Chris Orgelt alliant humour et informations.
La vie est belle ! comme le déclare Jonathan, malgré le monde qui ne tourne pas rond.
La cérémonie a été réhaussée par la présence de la magnifique Asia Argento qui a coupé le ruban d’inauguration du festival.

Mais revenons en aux films du jour, mon choix s’est fait sur 2 d’entre eux en commençant par le film d’ouverture :
READY OR NOT 2: HERE I COME de Matt Bettinelli-Olpin & Tyler Gillett (19h30)
Grace est épuisée. Seule survivante d’un jeu mortel où elle s’est payé le scalp de son mari et de sa belle-famille, elle se verrait bien prendre une bonne douche chaude pour se remettre de ses émotions. Sauf que ses exploits relancent immédiatement une nouvelle partie sanglante, où elle va se frotter aux tentatives de meurtre des familles les plus riches et les plus influentes au monde. Et, pour lui donner un peu de niaque, les gentils organisateurs ont carrément invité la soeur de Grace aux festivités. Tant pis pour la douche. Va pour un bain de sang…
On est ici dans la suite du fameux READY OR NOT, que j’avais personnellement beaucoup aimé lors de sa sortie en salles. On garde sensiblement le même mécanisme, on en remet une couche et on part dans la surenchère avec un casting aux petits oignons avec quelques stars comme Elijah Wood, David Cronenberg, et Sarah Michelle Gellar.
Le film se perçoit comme un bon divertissement horrifique, sanglant et rythmé avec une chouette performance efficace de Samara Weaving, et une intrigue un peu plus confuse que le premier opus dont il est quelque peu une caricature plus généreuse en hémoglobine.
On est en terrain connu avec un film qui double la mise (la soeur de l’héroïne est aussi de la partie), et qui est généreux en sensations fortes, totalement déjanté et doté d’un humour noir absolument jubilatoire. Un film idéal pour ouvrir le BIFFF et qui rassemble tous les critères pour plaire aux festivaliers
Ne boudons donc pas notre plaisir, on passe un très très bon moment !
Cote : 17/20
Ensuite programmé à 22h30 : SISU: ROAD TO REVENGE
1946. Après avoir tué plus de 300 Nazis et autant de Russes, Aatami Korpi aimerait retourner chez lui sans faire trop de vagues. Mais c’est compter sans le retour de Sibérie d’Igor Draganov, la brute sanguinaire qui a découpé à la pelle toute la famille d’Aatami. Il a créé malgré lui la légende. Il aimerait bien l’enterrer, maintenant. Mauvaise pioche …
Encore une suite d’un des coups de coeur du BIFFF qu’avait été SISU de l’or et du sang avec une séance totalement déjantée en 2023 et qui avait remporté le prestigieux prix du public. J’étais donc très curieux de pouvoir juger de cette suite toujours réalisée par Jalmari Helander.
Ce second volet est un film encore plus démesuré que le premier. Le côté « plus grand, plus fort, plus fou » est pleinement assumé pour nous offrir un métrage proche d’une bd avec des séquences de poursuites « non-stop » impliquant des avions, des trains et des motos, que l’on pourrait comparer à Mad Max: Fury Road.
Moins sérieux que ne l’était l’original, ici on joue sur le côté fou des scènes d’action, avec moins de réalisme mais toujours autant de tension et l’arrivée de Stephen Lang dans le rôle d’Igor Dragunov est une très bonne chose, son personnage de méchant très méchant est plus mémorable que les nazis du premier opus. Le personnage d’Aatami Korpi est toujours aussi bluffant avec un Jorma Tommila hyper charismatique dans le rôle de « l’homme qui ne veut pas mourir ».
Après ce déferlement de violence, la fin du film plus émotionnelle, vous surprendra.
Note : 17/20
Pour aujourd’hui La Gazette c’est fini, mais ne ratez pas les prochaines Gazettes du BIFFF, on vous tient au courant de toute l’actualité du festival sur Branchés Culture !
Jean-Pierre Vanderlinden





