
L’autrice suédoise Pernilla Lissmyr nous convie à La grande fête des arbres. Une grande forêt, un petit monde et une cohabitation qui était jusque-là tendue. Pourtant, un atelier cuisine plus tard, la sauce prend.
Résumé de La grande fête des arbres par Rue du monde : Le petit peuple à rayures a du mal à accepter ses voisins à pois… Lorsqu’arrivent des visiteurs… à carreaux. Vive la belle aventure du vivre ensemble !

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L’histoire va bientôt commencer… et elle n’est pas près de se terminer, c’est pour ça qu’elle commence et se poursuit sur les pages de garde. Dans la forêt, chacun fait son nid selon sa culture, ses outils, son bagage. Le petit peuple à rayures est doué pour les cabanes dans les arbres. En hauteur, à l’abri des dangers du sol et avec une vision qui porte loin. Loin, jusqu’au campement de ce drôle de petit peuple à pois. Qui lui s’est résolu à la vie sous tente, avec d’autres chansons, d’autres coutumes pas toujours compréhensibles des rayés.

La vie, compartimentée, coulait… jusqu’à cette inondation qui porte les pois à demander refuge chez leurs voisins. Du bout des lèvres, ils acceptent jusqu’à ce que leur territoire sèche. Mais ça peut prendre du temps, alors que la cohabitation est compliquée. Parce qu’ils sont en apparence trop différents, alors qu’ils aiment les mêmes choses (un bon repas, une veillée, une fête) mais pas forcément de la même manière, sous la même forme. Il manque juste un peu d’ouverture, d’aventure au-delà de ses propres croyances, pratiques et rites.

Au final, il suffit que l’un tende la main, un biscuit, pour que l’engrenage tourne enfin dans le bon sens. Traduite par Alain Serres, Pernilla Lissmyr souffle la chaleur et le goût de l’humanité, du partage, dans ses pages boisées et avec ses petits personnages trop stylés! Vraiment attachants. On n’aura jamais trop de livres taillés dans ce bois inébranlable et croyants aux plus belles valeurs humaines même si elles se cachent sous la peur et la paresse d’aller rencontrer l’autre. Plutôt rester dans son cocon? Oui mais si ça brûle, si ça mouille, si ça pète chez nos voisins (le monde est si petit, que nous sommes voisins de tout le monde, non? Malgré la distance que nous tentons de mettre par rapport aux actualités guerrières et mortifères), nous serions bien contents d’avoir en face de nous des bras accueillants.

Dans ce bois, depuis qu’ils ont fait un pas chacun vers l’autre, c’est la fête tous les jours, c’est la joie, la richesse multiculturelle et sans plus aucune différence. Certains puissants de ce monde, et les extrémistes qui les élisent, devraient plus souvent lire des livres pour enfants!

À (se faire) lire dès 5 ans chez Rue du monde.

