Au Zik-Zak, samedi, Adrian Smith (Iron Maiden) et Richie Kotzen, deux guitaristes d’exception complémentaires et diablement efficaces

Ce samedi 6 février, le groupe Smith/Kotzen faisait étape au Zik-Zak dans le cadre de sa tournée européenne 2026. Mené par les guitaristes Adrian Smith (Iron Maiden) et Richie Kotzen (Mr. Big, Poison mais aussi une discographie solo impressionnante), le projet s’éloigne volontairement des références attendues pour proposer un rock direct, pensé pour la scène et la proximité. Retour sur l’ouverture du concert, observée à travers ses trois premiers titres.

Dès l’entrée en scène, le ton est donné. Sans introduction superflue si ce n’est un instrumental , Smith/Kotzen attaquent leur set de manière frontale, guitares en avant, dans une salle du Zik-Zak déjà compacte et attentive. En quelques mesures, l’attention est captée : le duo ne cherche pas l’effet immédiat, mais l’installation progressive d’une dynamique maîtrisée.

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Si la présence d’Adrian Smith convoque naturellement l’héritage d’Iron Maiden, le projet repose tout autant sur la personnalité de Richie Kotzen. Connu aussi bien pour sa carrière solo que pour ses passages remarqués au sein de Poison et de The Winery Dogs, Kotzen apporte une identité vocale immédiatement reconnaissable et une approche profondément ancrée dans le groove et le blues-rock. Ensemble, sous le nom Smith/Kotzen, les deux musiciens développent un répertoire pensé comme un terrain d’échange, où leurs parcours respectifs se complètent sans jamais se neutraliser.

Sur ces trois premiers morceaux, la complémentarité entre les deux musiciens apparaît comme l’axe central du projet. Adrian Smith privilégie un jeu précis, mélodique, directement lisible ;

Richie Kotzen injecte groove, grain et souplesse rythmique. Les échanges de solos restent mesurés, toujours au service des compositions, sans démonstration inutile.

Malgré la configuration club, l’équilibre entre les deux guitares est parfaitement géré. Chaque ligne trouve sa place, laissant respirer les arrangements et renforçant l’impact des refrains. Cette clarté sonore contribue largement à l’adhésion immédiate du public.

Dès le deuxième titre, la salle répond. Sans euphorie forcée, mais avec une implication visible les fans de Iron Maiden sont aux anges : regards tournés vers la scène, corps en mouvement, premiers refrains repris. La proximité du Zik-Zak accentue cette sensation de dialogue permanent entre le groupe et son audience, renforçant l’impression d’un concert pensé pour l’échange plutôt que pour la démonstration.

Visuellement, la sobriété domine. L’éclairage accompagne les morceaux sans jamais les écraser, privilégiant des teintes fonctionnelles qui mettent en valeur le jeu plutôt que la scénographie. Un choix cohérent avec l’approche musicale du duo : aller à l’essentiel.

Après trois titres, le constat est clair : Smith/Kotzen installent leur concert avec assurance et retenue. Cette entame laisse entrevoir une soirée construite sur la durée, portée par la maîtrise, la complicité et un rapport direct au public.

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