Le mystère de la femme du tableau de Bruno Heitz : peintre du dimanche, anonyme et donc coupable idéal lorsqu’une de ses figurantes disparaît de son balcon

© Heitz chez Casterman

Incontournable auteur dans le monde de la littérature illustrée jeunesse, Bruno Heitz s’intéresse à l’univers de la peinture, avec ses mystères et petits miracles. Voilà un surprenant petit album jeunesse avec, mine de rien pas mal de thématiques.

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Résumé du Mystère de la femme du tableau par Casterman : C’est un peintre du dimanche. Il ne peint que les dimanches : des paysages, des chapelles, des coins de rue. Sa maison est remplie de toiles, et personne ne les lui achète, alors le jour où il est ruiné, il décide de rendre chaque toile à l’endroit qui la lui a inspirée. La peinture du cyprès est déposée au pied de l’arbre, celle de l’église adossée au portail. Petit à petit, le peintre gagne en popularité. Lorsqu’il s’apprête à déposer la peinture d’une maison avec une femme à son balcon, il est appréhendé par la police, car la femme au balcon a disparu ! L’affaire fait grand bruit : le peintre du dimanche est-il responsable de cette disparition ? Mystère …

© Heitz chez Casterman

C’est un anonyme, il n’a jamais signé ses tableaux, ni même le reste. Pas de nom, pas de prénom, Bruno Heitz ne le présente qu’en sa qualité de peintre du dimanche. Tous les week-ends, il choisit le paysage, le monument qu’il va reproduire, avec sa patte, ses inspirations. On peut vivre d’amour et d’eau fraîche mais un jour l’oseille vient à manquer. Puis, qui aurait pu prédire que l’artiste amateur serait mouillé dans une sale histoire de disparition mystérieuse. Concours de circonstances.

© Heitz chez Casterman

À quoi ça tient un tableau qui devient culte? Une carrière qui décolle? Une cote qui monte? Des gens qui ne détournent plus le regard ? Une histoire d’amour qui débute? Chance, hasard. Notre peintre du dimanche était insipide, inodore, jusqu’à ce qu’il distribue ses tableaux anonymes à tout vent. Avec, au balcon de l’une d’elles, une femme que le peintre semble être le dernier à avoir vu. En vie?

© Heitz chez Casterman

Si des Joconde ou autre portrait d’une dame de Klimt entretiennent le mystère sur le modèle que ces tableaux présentent, Bruno Heitz, lui, retourne facétieusement le mystère. La femme du tableau n’a ainsi aucun secret, son identité est connue, mais c’est comme si le peintre avait capturé la vraie personne, disparue sans laisser de trace après sa « pose ». Réaction en chaîne.

© Heitz chez Casterman

En faisant de son héros un original qui refuse de signer quoi que ce soit, l’auteur crée un comique de répétition savoureux tout en allant plus loin que la résolution de l’enquête, prétexte à ce que cet anonyme devienne quelqu’un. Un chouette premier pas dans le monde de la peinture.

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À (se faire) lire dès 6 ans, chez Casterman.

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