Knight Club : la nouvelle déflagration humoristique et ultra-violente d’Arthur(antino) de Pins, nouveau seigneur des Croisades

© de Pins chez Dupuis

Après avoir mis fin à la série Zombillenium qui lui a permis d’exploser aux yeux du grand public, et mis sur pause cet univers de parc d’attractions mort vivant, le génial Arthur de Pins revient avec un univers où l’au-delà n’est que théorique. Venus de partout dans le monde, tous les chevaliers ne reviendront pas vivants de la Terre Sainte. De l’Imax en BD, qui meurt d’envie de bondir hors des cases.

Résumé du tome 1 de Knight Club par Dupuis : Bienvenue au XIIe siècle, cette époque délicieuse où porter une armure en métal sous un soleil brûlant est à la mode ! Séraphine, forgeronne et armurière émérite, arpente les déserts brûlants de la Terre sainte à la recherche d’une escouade de guerriers assez téméraires – ou inconscients – pour protéger son village natal des croisés francs qui menace de revenir piller les habitants sous peu.

À lire aussi | Arthur de Pins revient de manière fulgurante à Zombillénium en BD: « Les monstres sont les humains et les humains sont les monstres mais j’aime qu’ils changent leur fusil d’épaule »

À lire aussi | Du A de Arthur au Z de Zombillénium: de Pins dans tous ses états et en grand format dans Vectorama

Tagada, tagada, à cheval ou à dos de chameau, Arthur de Pins revient au galop, assurrément pas là où on l’attendait, en plein milieu de l’épopée des Croisés! Et face à eux, un village qui veut résister encore et encore à l’envahisseur venu de partout. Mais cette fois, pas de potion magique, c’est le forgeron qui a le premier rôle. LA forgeronne, au front d’une saga où les femmes ne font pas de la figuration, sans avoir les « tchounes » trop comprimées. En témoigne la colosse teutonne et bourrine Sigrid.

© de Pins chez Dupuis

Séraphine, notre résistante, elle, est doublée d’une inventeuse hors pair (une ancêtre du Q de James Bond?). L’adamantium d’un Wolverine peut aller se cacher, Séraph’ a dans les mains de l’or et a conçu des armes et carapaces aussi légères que quasiment indestructibles.

© de Pins chez Dupuis

Problème, dans son village, il ne reste plus grand monde de vaillant, brimé au fil des assauts (sexuels aussi) des Francs. Le code de la chevalerie est à géométrie variable. C’est à Jérusalem que Séraphine entend débaucher ses sept samouraïs, dysfonctionnels et à couteaux tirés disons-le d’emblée: un mystérieux repris de justice turc (qui se révèle être un John Wick médiéval), un Don Juan syrien, une nonne-traficante, un mercenaire écossais, un soldat tatar kung-fou, un Don Quichotte chansonnier et cette bûcherone allemande maladroite mais efficace. Les sauveurs providentiels (hu hu) qui endosseront ses armures et mettront la pâtée aux Franjs!

Études pour Knight Club © de Pins

Après le monde dark de son parc à vampires et sorcières, Arthurantino de Pins trouve le soleil brûlant des croisades. Qui tape fort, parfois trop fort, les personnages sont fracassants, excitants, givrés. L’artiste se révèle dans une nouvelle palette et le format roman graphique, feuilletonnant lui permet d’explorer un peu plus le langage BD, des mises en scène et des cadrages, des effets qui claquent dans des planches immersives, en relief.  C’est de l’Imax faite livre. Forcément, ce genre d’aventure pourrait être référencée (elle l’est), trop référencée (elle ne l’est pas). Comme toujours, De Pins cultive son propre ton, son propre humour, des surprises et rebondissements tout en lâchant ici les chevaux. Ça fait mal, les séquences de baston sont hyperviolentes, on s’en retrouve éclaboussé sous les coups de ces chevaliers carénés comme des Formule 1. J’étais, je ne sais pourquoi, dubitatif, je trouve ça prodigieux.

À lire chez Dupuis.

© de Pins chez Dupuis
© de Pins chez Dupuis
© de Pins chez Dupuis
© de Pins chez Dupuis
© de Pins chez Dupuis
© de Pins chez Dupuis
© de Pins chez Dupuis
© de Pins chez Dupuis
© de Pins chez Dupuis
© de Pins chez Dupuis
© de Pins chez Dupuis
© de Pins chez Dupuis
© de Pins chez Dupuis
© de Pins chez Dupuis
© de Pins chez Dupuis
© de Pins chez Dupuis
© de Pins chez Dupuis
© de Pins chez Dupuis
© de Pins chez Dupuis
© de Pins chez Dupuis
© de Pins chez Dupuis
© de Pins chez Dupuis
Études pour Knight Club © de Pins

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.