
Kim et Pim, Pim et Kim, mais qui est qui? Malicieux, les jumeaux s’amusent à brouiller les pistes. Pourtant, ils sont différents et cassent les codes.
Résumé de Pim et Kim par l’École des Loisirs/Kaléidoscope : Pim et Kim sont jumeaux. À la maison, Pim fait des trucs de Pim. Et Kim fait des trucs de Kim. Ils se ressemblent beaucoup. Pourtant, leurs parents les reconnaissent toujours ! Mais à l’école c’est une autre histoire… Un album malicieux pour célébrer la différence.

Dans cette aventure du quotidien, qui passe le plus clair de son temps dans le microcosme scolaire, Christine Naumann-Villemin (au texte) s’amuse avec ses jumeaux. Ils s’habillent pareil ou échangent leurs habits, semblent avoir des vies interchangeables… alors qu’ils sont sacrément différents.
Un garçon, une fille, et des affinités, des loisirs qui bousculent les conventions crétines voulant que selon que vous soyez de tel ou tel(le?) sexe, vous soyez comme cis, comme ça. Soyons comme ci, et laissons chacun faire ce que bon lui semble. Inutile de lui pourrir la vie s’il est bien dans ses pompes, ses ballerines ou sa cape de super-héros.

D’autant plus que Kim et Pim se révèlent bien utiles malgré certaines brimades de leurs camarades, finalement bien contents de les avoir et de les revoir sous un autre angle. À deux on va plus loin, alors je ne vous dis pas quand on est plus nombreux.

Au dessin, Sess fait simple et efficace, peu de décors, on se braque sur les personnages, dont les têtes sont grossies pour mieux capter les expressions, les émotions, les incompréhensions et les grimaces moqueuses.

Des albums sur cette thématique, on en voit beaucoup, de plus en plus, mais les auteurs ont ici eu la bonne idée d’y allier la gémellité, une nuance en plus, car les raccourcis populaires voudraient parfois que les deux soient les mêmes. On a bien parlé de jumeaux, pas de clones (et encore). Le combat contre les préjugés est double et gagné en beauté.

À (se faire) lire dès 3 ans, à l’École des Loisirs/Kaléidoscope.
