
Imaginez: à la fin de votre journée, vous n’avez qu’une envie, vous faire un bon thé. L’eau bout, ça va être prêt… Mais, par l’odeur alléché, quelqu’un sonne à votre porte et vous siphone votre boisson chaude. Pinpin n’a pas su dire non, le voilà bien embêté.
Résumé du Thé de Pinpin par Alice Éditions : Pinpin veut du thé, donc Pinpin fait du thé. Mais le thé, ça se partage…

Par monts et par vaux, Pinpin, le lapin blanc, avait réuni les fleurs sauvages utiles à une bonne infusion, bien méritée. Mais, pour le repos du cueilleur, on repassera. Voilà qu’une oppossum, Didel, surgit dans le terrier. Pinpin est trop bon, il la laisse boire jusqu’à la dernière goutte ce qu’il convoitait. Heureusement, dans la nature, les ingrédients et l’eau sont illimités. Embêté mais pas découragé, Pinpin repart à la cueillette et rebelote, Didel a cette fois passé le mot à ses rejetons qui eux aussi veulent boire la potion magique.

Dans cet album, petit format, tout carton, la Canadienne Amanda Baehr Fuller livre une histoire simple et répétitive, fonctionnant à l’économie des mots mais ne lésinant pas sur la force des images, des expressions de la nature comme des animaux.

On pense forcément à Ours, de Natalia Shaloshvili, lu dernièrement, mais la fin s’en éloigne et mettra tout le monde d’accord. Il ne faut pas toujours tout compter de ce qu’on donne, de ce qu’on reçoit, mais il n’est pas interdit de compter sur le fait que les pique-assiettes (ou leur progéniture) rendent la pareille. En auberge espagnole ou en mode « un jour chez toi, l’autre chez vous ».
Dès 1 an et demi, à lire chez Alice Éditions.

