Pierre Lapointe, le Cirque Royal, ses deux pianistes et son public

Le 8 mai 2025, le Cirque Royal de Bruxelles a vibré au rythme des mélodies envoûtantes de Pierre Lapointe, un artiste dont la poésie musicale continue de captiver les cœurs.

Pour cette soirée mémorable, Lapointe était accompagné de deux talentueuses pianistes, le duo Fortin-Poirier, créant une atmosphère intimiste et magique qui a transporté le public dans un univers à la fois personnel et universel.

Dès les premières notes, le charme opère. Les lumières tamisées et une scène surmontée de 25 ballons lumineux, mettent en valeur le décor sobre mais élégant de la scène, où les deux pianistes, aux styles complémentaires qui jouent en quatre mains s’installent avec grâce. Elles apportent une légèreté et une délicatesse qui s’harmonisent parfaitement avec les compositions de l’artiste.

Au fil de la soirée, Lapointe navigue à travers son répertoire, mêlant des classiques tels que Deux par deux rassemblés à des morceaux plus récents. Chaque chanson est une invitation à l’introspection, à la réflexion sur la perte, l’amour avec un connard (ou une connasse), la mort et la beauté de la vie. Les pianistes, par leur virtuosité, enrichissent chaque interprétation, apportant des nuances qui font écho aux émotions véhiculées par les paroles.

Entre les morceaux, Pierre prend le temps de partager des anecdotes (parfois un peu trop longues), des réflexions sur son parcours et son rapport à la musique. Son humour et sa sincérité créent un lien intime avec le public, car l’homme sait jouer avec les émotions.

On retrouve parmi les titres interprétés ce soir là des chansons comme entre autresL’Amour est une bague, Toutes tes idoles, Comme les pigeons d’argile, l’extraordinaire Madame, bonsoir, ou Où iront nos souvenirs?

Je déteste ma vie sera longuement ovationné.

Pierre Lapointe, accompagné de ses deux pianistes, a su créer un moment suspendu dans le temps, une parenthèse enchantée où la musique et les mots se sont unis pour toucher l’âme.
Personnellement j’aurais préféré retrouver l’artiste seul au piano, car l’apport de deux pianistes hormis le plaisir de la collaboration n’apportait pas un réel plus que ce qu’il aurait pu nous offrir en solo, car campé là, seul sur scène, armé de son seul micro il semblait parfois un peu perdu, regardant avec attention jouer ses partenaires féminines.

Mais après tout c’est son choix, et il reste seul maître à bord.

Nous avons eu droit à un concert épuré et sans grandes surprises qui a certainement régalé les admirateurs du chanteur canadien et démontré que le dernier album Dix chansons démodées pou ceux qui ont le coeur abîmé contient quelques jolies pépites.

Ah oui, aucun incident perturbateur n’est venu cette fois empêcher le bon déroulement du show, il est important de le préciser, comme le soulignait Pierre avec humour en fin de spectacle évoquant des concerts passés.

Jean-Pierre Vanderlinden /Photos Fabian Braeckman 

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