Gyasi, le nouveau prince du glam a brillé de mille feux au Museum du Botanique !

Gyasi était en concert ce mardi au Botanique. Un concert très attendu par les fans de glam qui s’étaient donné rendez-vous dans la salle bruxelloise.

Originaire de Virginie Occidentale Gyasi a su réinventer le glam rock pour l’ère moderne, en abordant sa musique comme une œuvre d’art globale, et en se plongeant dans la création et la représentation de celle ci.

Perché sur ses talons compensés , guitare en bandoulière et vêtu de tenues flamboyantes, Gyasi propose une approche bien à lui du glam rock, brisant quelques codes mais perpétuant un style toujours bien vivant qui revient aujourd’hui séduire une nouvelle génération.

C’est donc avec une certaine impatience que j’appréhendais ce concert qui s’annonçait fort excitant à bien des égards car « Rock n’roll Swordfight » son dernier album et son prédécesseur « Prononced Jah-See » sont deux pépites incontournables à découvrir absolument si vous êtes fan de glam rock incandescent.

C’est au Museum qu’a eu lieu le concert devant environ une centaine de fans. Dommage que l’événement n’ai pas été plus médiatisé dans les milieux concernés, car il est évident que beaucoup d’absents ignoraient la venue de l’artiste qui sans nul doute est appelé à une belle carrière.

Tant pis donc pour les absents, ceux qui étaient présents pourront dire dans le futur : « j’y étais ! »

20h00. La salle est plongée dans l’obscurité et les musiciens de Gyasi déboulent sur scène.

Ricky Dover Jr à la guitare qu’on dirait sorti d’une image de la fin des 70’s tant sa coiffure et sa dégaine sont stylées, Cole Bearden à la basse flanqué d’une veste à paillettes, et Jonny Ezra à la batterie dont la casquette et les lunettes rappellent fortement un certain Elton des débuts.

On attend l’arrivée de la star…

Premiers riffs, et Gyasi déboule sur scène sur Cheap High.
Le ton est donné ça va envoyer c’est sûr
, même si le son un peu approximatif et la perception de la voix vont mettre quelques titres pour s’améliorer. Dommage d’ailleurs que la sono de chant soit placée à environ un mètre avant le bord de la scène et pas plus en retrait vers celle ci, ce qui permettrait aux spectateurs front row d’entendre clairement les voix ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Le même problème existe à l’Orangerie et ce serait bien de revoir le concept à l’occasion.

Mais revenons en au concert. Les titres s’enchainent tous plus captivants les uns que les autres : Tongue Tied, Bang bang, Street Life, Teacher, Fast Love, un formidable Blues, plus nuancé, Baby Blue, Sweet Thing et le fédérateur Kiss Kiss qui voit la salle reprendre le refrain en choeur.

Les influences de Gyasi ( prononce Jah-See ! ) sont évidentes. On lorgne du côté des icônes du glam comme The Sweet, Gary Glitter, David Bowie ( le riff de Snake City n’est pas sans rappeler celui de Jean Genie), des relents de Led Zep sur certains titres plus blues, et bien sûr T.Rex dont je portais un t-shirt remarqué par l’artiste qui n’a pas manqué de me lancer un « nice shirt !  » au beau milieu d’un titre.

Mais sur base de toutes ces influences Gyasi a bâti son propre univers et sa propre personnalité.

La fin du show est portée par 23, Godhead, Snake City et un superbe All Messed Updans lequel on reconnait des extraits de Waiting for the Man du Velvet de Lou Reed.

En rappel, Colourful et Sugar Mama viendront mettre un terme de bien belle manière à un concert très attendu qui a tenu toutes ses promesses.

Une nouvelle génération d’artistes comme Gyasi remettent aujourd’hui le glam rock au goût du jour, et on ne peut que s’en réjouir .

Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Hugues Timmermans

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