Maxxxine, et Long Legs sont vos thrillers horrifiques de l’été. Bons ou mauvais tickets ? On vous dit tout !

Pendant l’été les sorties cinéma sont bien présentes, car durant les mois de vacances  se faire une toile reste un loisir fort prisé même durant l’ été. Pour les cinéphiles amateurs d’émotions fortes, de thrillers ou de films d’horreur deux films alimentent les conversations et tiennent le haut de l’affiche. Je les ai vu pour vous, et voici mes impressions.

Commençons tout d’abord par MAXXXINE de Ti West

 

Los Angeles, dans les années 80. Star de films pour adultes et aspirante actrice, Maxine Minx décroche enfin le rôle de ses rêves. Mais alors qu’un mystérieux tueur traque les starlettes d’Hollywood, des indices sanglants menacent de dévoiler le sombre passé de Maxine.

J’ai eu l’occasion d’assister à l’avant-première belge de MaXXXine hier soir, qui est le troisième volet d’une trilogie composée des films (2022) et Pearl (2023), dans lequel l’étonnante Mia Goth reprend son personnage. Dans ce troisième film, Maxine est à un autre stade de sa vie, à l’aube de la célébrité, et elle ne va lésiner sur aucun moyen pour éloigner les gêneurs, défendre sa peau et réaliser son rêve.

On est ici sur un plus gros budget de 15 millions de dollars, alors que les deux premiers opus avaient coûté seulement 1 million. Le film dont l’action se déroule dans les années 80, nous montre l’envers du décor de Los Angeles, avec un Hollywood plus sombre caché derrière le strass et les paillettes. Le personnage du tueur en série du film, fortement inspiré par l’univers des giallo italiens, s’inspire de celui de Night Stalker, un véritable serial killer qui a terrifié le sud de la Californie dans les 80’s.

Rappelant sur de nombreux points le cinéma d’exploitation des grandes heures des 80’s, MaXXXine nous montre à l’écran des endroits iconiques de Los Angeles, comme le Walk of Fame, le Chinese Theater ou les studios mythiques. Le film explore aussi les coulisses des plateaux de cinéma, notamment les abords mais également l’intérieur du fameux Bates Motel de Psychose, dont le décor est encore présent dans les studios aujourd’hui. Etonnant.

Quand à Mia Goth, elle crève littéralement l’écran et habite son personnage de femme libre et volontaire jusqu’au moindre battement de cil.

Avec son scénario habilement ficelé et bourré d’action, quelques scènes gore jouissives et des méchants vraiment méchants, le film nous ramène à une époque dorée ou proposer un film c’était avant tout raconter une bonne histoire, aussi anti conformiste soit elle.

Et si vous rajoutez à la très belle photo orchestrée par Ti West, une BO explosive et jouissive, vous obtenez un film formidable. Une réelle pépite à ne rater sous aucun prétexte ! (Note:18/20)

Passons ensuite à LONG LEGS de Oz Perkins

 

L’agent du FBI Lee Harker, une nouvelle recrue talentueuse, est affectée sur le cas irrésolu d’un tueur en série insaisissable. L’enquête, aux frontières de l’occulte, se complexifie encore lorsqu’elle se découvre un lien personnel avec le tueur impitoyable qu’elle doit arrêter avant qu’il ne prenne les vies d’autres familles innocentes.

Long Legs nous arrive précédé d’une réputation de film le plus effrayant de l’année, si pas de la décennie. Avec ce genre de déclaration prometteuse on se dit qu’on va assister à quelque chose d’exceptionnel et on prend place dans la salle obscure bien calé dans son fauteuil, prêt à vivre des sensations fortes. Hormis la séquence d’ouverture assez réussie, on sombre bien vite dans un film peu palpitant en ce qui concerne en tout cas les premières quarante cinq minutes.

Notre héroïne inspectrice aux intuitions étonnantes va se lancer sur la piste d’un tueur sataniste repoussant et malade interprété par un Nicolas Cage totalement méconnaissable dont on ne peur qu’ apprécier le jeu épatant dans la surenchère  sur quelques scène fortes certes, mais assez similaires.

Rajoutez à la lenteur de l’action une photographie volontairement sous exposée qui rend même les scènes extérieures en plein jour sombres, et empêche le spectateur de décrypter clairement le jeu des comédiens plongés dans une pénombre quasi permanente, et vous avez un film hors norme qui s’il surprend par moment, dépite aussi à la longue, et déçoit forcément sur la forme.

Long Legs n’est pas un mauvais film, mais se perd totalement au final entre thriller et film d’horreur sans jamais vraiment parvenir à nous faire peur, pour se terminer de manière assez convenue et téléphonée.

Bref un film à voir au moins une fois pour se faire sa propre opinion, mais qui est loin d’être le film incroyable annoncé, car il y a de fortes chances qu’il ne vous transcende pas. (Note: 12/20)

Là dessus, bonne séance à toutes et tous, et n’oubliez jamais que le cinéma c’est une part de rêve, d’aventure et un florilège de sensations dont nous avons tous besoin. Alors n’hésitez pas à fonçer dans les salles quand le coeur vous en dit !

Jean-Pierre Vanderlinden

 

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