Aurore et l’orc: de l’heroïc-school-fantasy avec un hilarant Lewis Trondheim qui ouvre les portails entre second et millième degré

© Lewis Trondheim chez Albin Michel

Après avoir investi le monde de la BD et du roman graphique essentiellement avec de la non-fiction et des adaptations-événements, être passé à la fiction pour adultes, les Éditions Albin Michel se vouent de plus en plus à l’humour et à la jeunesse… enfin… au tout public. Car avec un auteur comme Lewis Trondheim, il n’y a pas d’âge pour se prendre de grands délires. Entre ici et complètement ailleurs.

Résumé du tome 1 d’Aurore et l’Orc par Albin Michel : Elle lui apprend à lire dans le monde des humains, il lui apprend à survivre à la manière des Orcs ! Un jeune Orc est accueilli dans l’école d’Aurore, mais curieusement, cela n’inquiète absolument personne. Puisqu’elle est la seule à se méfier, Aurore décide de le surveiller de très près… Sans se douter de l’aventure qui l’attend, à la croisée de leurs deux mondes que tout oppose !

© Lewis Trondheim chez Albin Michel
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« Le vent souffle sur les plaines de la Bretagne ArmOrcicaine », et puisqu’ils ne pourront pas sauver leurs fils et leur domaine, face à l’ennemi en surnombre, les orcs adultes ont décidé d’utiliser un sort pour sauver au moins l’un d’eux. C’est ainsi qu’un Orc (et son petit nom? Willy? Non, il ne le gagnera qu’après avoir tué 1000 elfes!) en culottes courtes (mais quand même muni de son gourdin, on ne sait jamais ce qu’il y a derrière la porte) est arrivé dans la classe, dans le monde et l’époque d’aujourd’hui, d’Aurore. Car oui, qu’y a-t-il d’autre dans la vie que la guerre, la souffrance et la mort, la chair fraîche? Il y a l’école! Et notre orc va l’apprendre à ses dépens, lui qui ne sait rien sinon ratiboiser des elfes et des gnomes. Une vraie bête de combat.

© Lewis Trondheim chez Albin Michel
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Mais mais mais… et les congénères d’Aurore (qui, vous l’aurez remarqué, a un nom de princesse)? Hé bien, eux sous l’effet du sortilège, eux non plus sont sous le charme et ne se méfient pas du monstre. Aurore ne peut compter que sur elle-même, son sens critique, pour refréner les ardeurs de son nouveau compagnon d’aventure. 

© Lewis Trondheim chez Albin Michel

Mouais, me direz-vous, des aventures, entre le cours de math et celui de français? Vraiment? En fait, il y a une astuce car le sort qui protège notre barbare dysfonctionne. Et à chaque porte que l’Orc (et bientôt Aurore) franchit, il y a un passage vers l’autre monde, rempli d’ennemis fantasy. Ainsi, au porte-à-porte des réalités diamétralement différentes, le nouveau venu révise son alphabet entre deux elfes, un magicien et un cerf carnivore à mettre hors d’état de nuire. L’auteur de Lapinot n’a pas son pareil pour créer les bestiaires, le choc des mondes et le clash des degrés d’humour, du non-sense au millième. Et quand, à la fin du premier tome, on se demande ce que va bien pouvoir trouver le conteur, le voilà qui bloque ses héros en plein territoire hostile. Ce n’est pas du Tolkien, c’est du Trondheim et il se débrouille magnifiquement dans cette série qui démarre les larmes de rire aux yeux.

© Lewis Trondheim chez Albin Michel

À lire chez Albin Michel.

Preview du tome 1:

© Lewis Trondheim chez Albin Michel
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Preview du tome 2 : 

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