La Gazette du 42ème BIFFF #2 : un dealer braqueur qui pense avoir gagné le gros lot au Lotto, des arnaqueurs de montres prestigieuses qui préparent un casse impossible, et une jeune serveuse d’un Diner paumé qui va vivre la nuit la plus terrible de sa vie. Le BIFFF c’est parti sur les chapeaux de roue pour 13 jours de folie !

Salut les accros du BIFFF ! Vous qui aimez frémir, trembler, vous agripper à votre siège, le coeur battant et les tempes en sueur tandis que l’hémoglobine coule à flot sur l’écran et que votre héroïne préférée se fait trucider par un psychopathe, ne ratez pas notre rendez-vous (quasi) quotidien de la gazette du BIFFFTout, vous saurez tout sur le 42e festival international du film fantastique de Bruxelles. Critiques de films, impressions, anecdotes, coups de coeur et déceptions, par ici m’sieurs dames suivez le guide !

Aujourd’hui premier jour du festival si l’on exclut le gala d’ouverture.

(c) Jean-Pierre Vanderlinden

Lors du gala d’ouverture un très bel hommage avait été rendu à Lou Deprijk, un habitué du BIFFF depuis ses débuts et qui hélas nous a quitté trop tôt. Saluons cette belle initiative de l’organisation.

Car le BIFFF c’est aussi une grande famille durant lequel au hasard des couloirs on croise des visages familiers de personnalités médiatiques ou d’anonymes. Dans chaque numéro de cette gazette je vous livrerai la photo d’un(e) accro du BIFFF qui aura accepté de se faire prendre en photo avec moi pour notre Gazette du BIFFF.

Aujourd’hui je commence avec le sympathique Noël Godin alias Georges Le Gloupier, entarteur de son état, critique de cinéma, comédien, réalisateur, et agitateur anarcho-humoristique unique en son genre.

Merci à toi Noël pour ce cliché.

(c) Jean-Pierre Vanderlinden

Mais il est grand temps de revenir à mon programme ciné du jour en commençant par:

YOUR LUCKY DAY de Daniel Brown au Ciné 1 à 16h30

Constamment sur la bande d’urgence de l’autoroute du bonheur, Sterling en a marre. Ce dealeur de seconde zone vient tout juste de se faire voler sa came, et le voilà en train de se demander s’il a assez de centimes pour se payer un Yop dans une épicerie de nuit. Soirée de merde, vie de merde… Pendant ce temps, à la caisse, un col blanc arrogant valide ses tickets de loterie en taillant le bout de gras avec Amir, le taulier du magasin. Et là, miracle ! La machine fait bling bling, et ça jackpote d’un coup avec un ticket gagnant à 156 millions de dollars !! Bien décidé à résilier son abonnement aux coups foireux, Sterling dégaine illico son colt et décide de braquer le (mal)heureux gagnant. Qu’importe si un flic en patrouille est en train de se soulager aux toilettes au même moment, ou qu’une femme enceinte risque de perdre les eaux au rayon bio, Sterling n’aura jamais d’autre occasion de palper autant d’oseille…

Your Lucky Day est un film distrayant de série B qui démarre sur une bonne idée, celle du braquage improvisé d’un gagnant du Lotto déjà friqué par un petit dealer désenchanté et désespéré par sa condition de vie, mais ce métrage n’a pas vraiment d’autres raisons de nous passionner outre le fait de voir une dernière fois à l’écran le regretté Angus Cloud, la star d’Euphoria décédé bien trop jeune à seulement vingt cinq ans.

Le braquage se transforme bien vite en prise d’otage dans l’épicerie, dont le but est de récupérer par tous les moyens la jolie somme de 156 millions de dollars. Bien entendu, la situation dérape, avec une fusillade qui implique un policier (Sterling Beaumon), un jeune couple dont la femme est enceinte (Elliot Knight et Jessica Garza) et le tenancier de la supérette (Mousa Hussein Kraish).

Vous vous doutez bien que la situation va partir en couilles et au final tomber dans les clichés du genre sans une grande originalité. Bref, un film cool et distrayant, mais peu emballant, qu’on aura vite fait d’oublier quelques jours après l’avoir vu.

Note : 11 /20

(c) BIFFF

Original Title : YOUR LUCKY DAY
Director 
: Daniel Brown
Screenplay : Daniel Brown
Cast : Angus Cloud, Elliot Knight, Jessica Garza, Sterling Beaumon, Mousa Hussein Kraish & Jason O’Mara
DOP : Justin Henning
Producer : Luke Barnett, Adam Baxter & Daniel Brown
Production : King City Films, LLC
Distribution : Three Lines Pictures BV
Year : 2023

Country : USA
Audio : English
Subtitles : FR / NL
Running time : 89′

Genre(s) : 

 

 

Ensuite toujours au Ciné 1, en route pour la projection de :

THE MOON THIEVES de  Kim Wai Yuen  au Ciné 1 à 19h00

Les montres anciennes peuvent valoir des fortunes, surtout lorsqu’il s’agit d’un trio de tocantes dessinées et portées par Pablo Picasso. Et « Uncle » en sait quelque chose : il dirige à Hong Kong une société familiale d’objets volés, spécialisée dans les montres, et ne recule pas devant quelques cadavres pour mener à bien une affaire. Pour le coup, il a un client qui est impatient d’ajouter la série Picasso à sa collection clandestine, et peu importe si celle-ci dort dans le coffre-fort impénétrable d’un marchand de luxe à Tokyo. “Uncle » met sur pied une équipe de rêve pour voler les montres et les remplacer par des répliques presque identiques. Son lieutenant de confiance, le vétéran Chief, est chargé de l’opération. Mario, l’ancien acolyte du chef et virtuose de l’explosif, est le suivant dans l’équipe. Deux recrues complètent cette « dream team »: Vincent, expert en répliques, et Yoh, perceur de coffres-forts. Un casse presque impossible réalisé par une bande que tout oppose. Franchement, qu’est-ce qui pourrait bien merder ?

En matière de thriller les productions venant de Hong Kong savent y faire. Ici pas de braquage d’une grosse somme de pognon, on est dans le business des montres haut de gamme et c’est de là que vient l’originalité du film.

Réalisé par Steve Yuen, le film met en vedette Anson Lo, Edan Lui, Louis Cheung, Michael Ning et Keung To dans les rôles principaux, une belle brochette de comédiens parfaitement convaincants.

Parfaitement rythmé le métrage mêle action, humour et violence avec maestria, et on ne s’ennuie pas une minute au visionnage des aventures de cette bande improbable d’arnaqueurs que tout oppose. C’est propre, bien torché, bref ce film est une bonne surprise, et je vous le conseille vivement si vous aimez le cinéma asiatique et les thrillers d’action.

Et puis le twist final est top.

Du bon boulot !

Note : 14,5/20

Director : Kim Wai Yuen
Screenplay : Ronald Chan & Kim Wai Yuen
Cast : Anson Lo, Edan Lui, Louis Cheung, Michael Ning & Keung To
DOP : Karl Tam
Producer : Kim Wai Yuen, Jason Siu & Ray Pang
Production : Alchemist Films Limited / Emperor Motion Pictures / MakerVille Company Limited
Distribution : Emperor Motion Pictures
Year : 2024

Country : Chine Hong Kong
Audio : Cantonese, Japanese
Subtitles : EN / FR / NL
Running time : 108′

Genre(s) : 

 

Il est désormais 21h30, l’heure de me rendre à la projection de

LAST STRAW de Alan Scott Neal au Ciné 1

“Une clef qui ouvre plusieurs serrures est une bonne clef, mais une serrure qui cède à plusieurs clefs est une mauvaise serrure”. Voilà un proverbe, d’une beaufitude exceptionnelle, qui correspond parfaitement aux ploucs paumés d’un bled paumé qui se retrouvent souvent dans un Diner paumé où bosse Nancy, une jeune fille tout aussi paumée, dotée néanmoins d’un redoutable caractère de tigresse. Pourtant, c’est bien cette aptitude innée à faire chier son prochain qui risque de causer sa perte : une nuit, alors qu’elle est seule derrière le comptoir de son Diner miteux, une bande d’inconnus masqués débarque sur le parking, avec la ferme intention de se venger, de lui faire ravaler sa fierté, de lui foutre la trouille et plus si affinités… Sauf que la susdite tigresse n’est pas du genre à rentrer ses griffes, et que son instinct de survie est désormais à son paroxysme depuis que l’une des clefs qui maraude dehors l’a mise en cloque.

Dès les premières images du film on se dit qu’on va se régaler dans un genre où pourtant tout a déjà été fait/montré à l’écran. Une nana mignonne et bien roulée qui fait preuve d’un sacré tempérament, un bar ouvert la nuit où la dite nana se retrouve seule à faire le service, et quelques mecs revanchards à moto pas très futés dont on se doute qu’ils ne vont pas en rester là et venir terroriser la demoiselle.

Et en effet ça démarre vraiment pas mal avec quelques jumpscares assez réussis et une photographie bien torchée.

Puis le film s’attarde propose quelques flash-back sur les personnalités des différents protagonistes, et cet aspect là permet de mieux comprendre comment les personnages somme toute assez normaux dans leurs comportement au début de l’histoire basculent dans une folie qui amènera un véritable carnage.

Notons aussi un twist inattendu et original vers la fin du film, même si un peu tiré par les cheveux, mais bon , on est dans un cinéma de genre bien barré aussi quand même donc ça passe.

En résumé, Last Straw est un bon petit film efficace, qui sort une peu des sentiers battus et vous fera passer un bon moment de cinéma entre potes.

Un excellent film totalement dans le style de ce que le public adore au BIFFF.

Note : 13 /20

Original Title : LAST STRAW
Director 
: Alan Scott Neal
Screenplay : Taylor Sardoni
Cast : Jessica Belkin, Jeremy Sisto & Taylor Kowalski
DOP : Andrey Nikolaev
Producer : Daniel Brandt, Dane Eckerle, Cole Eckerle, Michael Giannone & Phil Keefe
Production : Bad Grey / AC3 Media / Burn Later Productions
Distribution : Blue Finch Film Releasing
Year : 2023

Country : USA
Audio : English
Subtitles : FR / NL
Running time : 81′

Genre(s) : horror- thriller

 

La Gazette du BIFFF c’est fini pour cette fois, rendez vous très bientôt pour une nouvelle gazette #3, toujours dans les colonnes de Branchés Culture.

Et en attendant bon film, goede film !

Jean-Pierre Vanderlinden

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