Les Palmes de Mr Schutz, une comédie didactique et divertissante qui se joue actuellement au Théâtre Royal des Galeries

En ce moment au Théâtre Royal des Galeries se joue la pièce Les Palmes de Mr Schutz de Jean Noël Fenwick dans une mise en scène de Cécile Florin. Une comédie bien troussée sur la rencontre scientifique et amoureuse de Pierre et Marie Curie

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Pierre et Marie Curie vont découvrir successivement la radioactivité, le radium et … l’amour.
En cette fin du 19ème siècle, Pierre Curie coule des jours paisibles et studieux dans son laboratoire de l’Ecole de Physique et Chimie de Paris, en compagnie de son collègue Gustave Bémont.
Mais le directeur de l’école, M. Schutz, obsédé par les honneurs, essaye, par tous les moyens, de lui extorquer des communiqués destinés à obtenir les prestigieuses Palmes Académiques.
Dernière trouvaille de Schutz pour doper le rendement du laboratoire : une étudiante polonaise du nom de Marie Sklodowska, que Pierre Curie est bien obligé d’accepter.
De ce chercheur timide, intègre et réservé, Marie n’en fera qu’une bouchée.
Avant même de réaliser ce qui lui arrive, Pierre voit son laboratoire transformé en cuisine où mijotent des plats slaves, où se fabrique de la dynamite destinée aux résistants polonais et où macère une vodka aux vertus explosives. (Source TRG)

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Ecrire une comédie sur le thème d’une trouvaille scientifique énorme qu’est la découverte du radium, et par là même un fait historique qui a bouleversé la science et le monde, est une gageure. Et pourtant c’est ce qu’a fait avec brio Jean Noël Fenwick avec Les Palmes de Mr Schutz, une pièce qui n’a plus rien à prouver, inspirée très librement de la vie de Pierre et Marie Curie, et qui raconte leurs travaux à l’ Ecole Supérieure de physique et chimie industrielle de la ville de Paris.

La pièce a obtenu quatre Molière en 1990, fut jouée aussi au Québec, et connut un franc succès critique et populaire avant d’être adaptée dans 21 pays dont la Chine et le Japon.

Avec un tel terreau il serait difficile de ne pas aller vers une réussite de plus avec cette adaptation qui se joue actuellement sur les planches du Théâtre Royal des Galeries

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Dans une mise en scène sobre et assez académique signée Cécile Florin, les comédiens se régalent et nous régalent par la même occasion.

Pierre et Marie Curie sont interprétés par Alexis Goslain ( vu récemment dans Acting) et Audrey D’Hulstère, impeccables tous les deux.

Frédéric Nyssen campe, lui, un Gustave Bémont tout à fait crédible et Catherine Decrolier dont la force comique n’est plus à démontrer, joue une Georgette drôle et bienveillante avec beaucoup de naturel.

Et puis il y a Rodolphe Schutz, qui donne son nom à la pièce, campé par l’excellent Benoit Van Dorslaer qui trépigne, éructe et rend la vie impossible à ses étudiants.
Enfin, le rôle du Recteur de Clausat a été attribué à Marc De Roy qu’on ne présente plus, et qui lui donne vie avec grand talent. Chacune de ses apparitions sur scène est jubilatoire.

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Toute cette petite troupe, éclairée par les lumières de Laurent Comiant, dans un décor sonore de Laurent Beumier, nous fait passer un très bon moment de divertissement familial.

Rappelons que la pièce fut créée en 1989 dans la plus pure tradition du Vaudeville, mais garde toujours aujourd’hui un caractère contemporain en ce qui concerne l’impact évident qu’a la science dans notre société, positif ou négatif en fonction de l’utilisation qui en est faite. Elle souligne également la place des femmes dans le domaine scientifique et dans le monde en général.

Les Palmes de Mr Schutz est une pièce intelligente, drôle et divertissante, il n’y a donc aucune raison de la bouder.
Que du contraire !

Jean-Pierre Vanderlinden

 

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