Nina d’André Roussin, une comédie irrésistiblement drôle qui mettra vos zygomatiques à rude épreuve!

En cette période qui annonce les fêtes de fin d’année, la Comédie Royale Claude Volter  propose Nina d’André Roussin, une comédie irrésistible qui mettra vos zygomatiques à rude épreuve.

Dans sa garçonnière de séducteur, Gérard attend de pied ferme Nina avec laquelle il a décidé de rompre, quand il voit surgir à la place de sa maîtresse, Adolphe, le mari de celle-ci venu pour le tuer. Contre toute attente, les deux rivaux se lient d’amitié et décident de faire face ensemble à cette femme volcanique, amoureuse de l’amour et qui impose aux hommes son inflexible volonté. Mais qui peut résister à Nina ?

(c) Comédie Claude Volter

André Roussin fut un grand nom d’auteur du Théâtre de Boulevard avec des pièces à succès comme La Petite Hutte, Bobosse, Lorsque l’enfant paraît, Les Oeufs de l’Autruche ou Nina jouée actuellement à la Comédie Claude Volter jusqu’au 31 décembre.

Il est donc bienvenu de ressortir de temps à autre ces pépites théâtrales qui témoignent d’une époque où Le théâtre de boulevard était une entreprise de pur divertissement promue par des théâtres privés, ce qui n’empêchait cependant pas certains auteurs d’y introduire quelques critiques sociales.

Il n’y a donc aucune raison de le dénigrer, et encore moins de l’oublier.

(c) Comédie Claude Volter

Mais revenons-en à Nina qui est une comédie amusante et touchante dans laquelle Stéphanie Moriau campe un personnage de femme pétillante, passionnée, imprévisible et frondeuse. Une amoureuse de l’amour qui entraîne son mari et son amant dans un tourbillon de péripéties durant les deux actes de la pièce d’une durée respective d’1h20 et 35 minutes. Une pièce assez longue donc, mais dont on ne voit pas le temps passer tant l’écriture de celle ci est de grande qualité, et l’interprétation des comédiens totalement jubilatoire.

(c) Comédie Claude Volter

Autour de Stéphanie Moriau qui est absolument attachante et superbe dans ce registre de femme imprévisible et irrésistible comme celui de Nina, on retrouve le formidable Michel de Warzée, impeccable de drôlerie dans le rôle du mari cocu, ainsi que Laurent Renard, l’amant désemparé par sa vie trépidante de séducteur qui à la longue le fatigue. Ce trio autour duquel s’articule l’intrigue de la pièce fonctionne à merveille.

Il se trouve également réhaussé par la présence de deux rôles secondaires, mais néanmoins bien utiles au déroulement de l’action, joués par Bernard d’Oultremont et le jeune Alexis Vandist sorti de l’INSAS en 2020.

Une joyeuse équipe de comédiens brillants avec laquelle vous passerez un très bon moment.

(c) Comédie Claude Volter

Précisons que les décors de la pièce ont été conçus par Francesco Deleo et que la mise en scène énergique est signée Danielle Fire.

N’hésitez donc pas à bloquer une de vos soirées pour vous rendre à la Comédie Royale Claude Volter, car Nina en vaut grandement la peine, et rien ne vaut plus le coup que de se payer une bonne tranche de rires par ces temps où l’actualité mondiale assez anxiogène n’est pas vraiment sujette à la rigolade.

Vous voilà prévenus !

Jean-Pierre Vanderlinden

 

 

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