Danny Bryant était en concert au Whalll, et l’artiste nous a offert un festival de blues rock sans esbrouffe, tout près de l’os

Danny Bryant a été présenté aux côtés de nombreux géants du blues, dont Johnny Winter, Gary Moore, Albert Collins, comme l’un des fleurons d’une génération d’artistes de blues incontournables. Le dix décembre dernier il foulait enfin les planches de la salle Fabry du Whalll après plusieurs reports pour cause de pandémie.

Né le 26 juillet 1980 à Royston Hertfordshire, ce guitariste de blues anglais commença à apprendre la guitare à l’âge de 15 ans et devint professionnel à 18 ans. Depuis il a tourné internationalement et partagé la scène avec des artistes comme Buddy Guy, Santana ,Mick Taylor ou Joe Cocker. Il forma ensuite  Danny Bryant’s RedEyeBand avec son père Ken à la basse.

S’en suit plus tard une signature avec le label Jazzhaus Records, qui lui permet d’enregistrer un premier album live mais surtout son premier album studio intitulé Hurricane. Il abandonne alors le nom Redeyeband pour Danny Bryant tout simplement. Cet album lui permet de faire voir aux critiques et au grand public ses larges possibilités artistiques.

Temperature Rising, l’album suivant fut précédé par une tournée aux USA et au Canada en compagnie de WalterTrout avant une tournée européenne, anglaise et même chinoise.

Le 10 décembre dernier il débarquait au Whalll dans le cadre de son The Rage to Survive Tour et le moins qu’on puisse dire c’est que notre homme a livré une très solide prestation devant une salle Fabry bien remplie et toute ralliée à sa cause.

On ne remerciera jamais assez l’équipe de programmation du Whalll et en particulier Patricia Meerts qui oeuvre dans l’ombre pour amener du blues dans sa programmation et attirer par la même occasion au Whalll un public différent de celui qui le fréquente habituellement. A l’heure où la culture sous toutes ses formes a hautement besoin de soutien, ce souci de proposer aux spectateurs cette diversité de genres ne peut qu’être hautement louable. Fin de la parenthèse.

Flanqué d’un band de musiciens chevronnés et purement excellents, Danny nous a offert un set d’une belle intensité et surtout d’une grande émotion artistique. Sans esbrouffe ni démonstration facile, il partage avec son public de magnifiques moments de blues rock jouissifs.

N’hésitant pas à reprendre à sa sauce, du Dylan avec un « Knockin on Heaven’s Door » étonnant , du rock pur et dur avec « Whole Lotta Shakin », ni à nous éblouir avec des titres persos comme « Temperature is Rising » ou l’ incroyable « Invisible Me », l’artiste se livre à fond et lorsque sa voix bluesy se mêle à sa guitare incendiaire on boit du petit lait.

Une fois encore la salle Fabry a vibré sous les accords blues d’un artiste talentueux que tout amateur de blues se doit de découvrir si ce n’est pas déjà fait.

D’ailleurs soucieux de prolonger le plaisir live de cet excellent concert je suis reparti avec son excellent album Big Live in Europe qui tourne sur ma platine au moment où j’écris ces lignes.

C’est tout dire…

Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Axel Tihon

 

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