Au son des synthés de Tangerine Dream, l’ombre d’Edgar Froese a plané sur l’Orangerie du Botanique

Un concert de Tangerine Dream est toujours un évènement, surtout que le groupe s’est fait rare dans notre pays et ne s’y est plus produit depuis son concert à l’Ancienne Belgique le 19 avril 1997.

(c) Jean-Pierre Vanderlinden

Depuis, son âme pensante Edgar Froese nous a quitté en 2015, et le groupe est actuellement composé de Thorsten Quaeschning, Hishiko Yamane et Paul Frick. C’est donc ce trio que les fans ont pu applaudir samedi dernier à l’Orangerie du Botanique.

(c) Jean-Pierre Vanderlinden

Sur scène le matériel du groupe trône fièrement devant un écran géant.

C’est sur le coup de 20h que les trois musiciens font leur arrivée sur les planches et lancent les premiers sons alors que l’écran s’illumine. Dès les premiers moments on reconnait le son et le style de Tangerine Dream, car le line up actuel reste fidèle à l’oeuvre du groupe et puise gracieusement dans les archives et arrangements du fondateur du groupe, feu Edgar Froese.

(c) Jean-Pierre Vanderlinden

Mais avant de continuer, un peu d’histoire.

Le groupe est formé en 1967 par Edgar Froese et a subit plusieurs changements de personnel au fil des années. Le violoniste et violoncelliste Conrad Schnitzler et le batteur et compositeur Klaus Schulze, qui vient de nous quitter récemment, sont les membres de la deuxième formation.

Les compositions de line up du groupe les plus marquantes et influentes sont pour les 70’s Edgar Froese, Chris Franke et Peter Baumann, et pour les 80’s le trio de claviéristes Edgar Froese, Christoph Franke et Johannes Schmoelling. Les albums de ces périodes constituent réellement les chefs d’oeuvre du groupe et sa discographie incontournable, même si la carrière de Tangerine Dream est peuplée de pépites magnifiques.

(c) Jean-Pierre Vanderlinden

Ce soir, entre autres, nous avons eu droit à des titres comme « Tangram », « Continuum », « Love on a real train », « You’re always on time », « Raum « , Betrayal (Sorcerer Theme) et « Phaedra ». Dommage que « Ricochet part 1 » n’ait pas figuré au programme, le groupe jouant une setlist différente chaque soir.

(c) Jean-Pierre Vanderlinden

En rappel le trio nous a offert une longue improvisation pour clôturer un concert long de 120 minutes.

(c) Jean-Pierre Vanderlinden

Tangerine Dream continue à perpétuer avec brio l’oeuvre de ses créateurs disparus, mais personnellement je garde malgré tout un souvenir plus marquant du concert de 97 à l’AB (avec Edgar Froese) visuellement et musicalement plus abouti.

(c) Jean-Pierre Vanderlinden

Mais, ne vous y trompez pas ce fut malgré tout un très bon moment de musique électronique intemporelle.

Jean-Pierre Vanderlinden ( merci à Marc-Olivier Becks pour les vidéos de fin d’article)

Un commentaire

  1. In 1997 all of the synths were mimed, not a single note was played and the concert was very poorly attended. Horses for courses.

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