Élections françaises : quatre BD se portent candidates d’une campagne d’informations et de la franchise

© Mordillat/Gnaedig chez Futuropolis

Un premier tour le 10 avril, un deuxième le 24 avril. Est-ce que le manège filera la gerbe? Toujours est-il qu’en attendant les élections françaises, les candidats s’allient ou s’écharpent, font le jeu les uns des autres parfois, certains candidats amenant le durcissement des débats, et les punchlines chassent les autres, le fond parfois aussi. Et autour de ces animateurs plus ou moins convaincants, il y a parfois des clowns, différentes oeuvres gravitent, s’emparant en réalité ou en fiction de la situation, brûlante, du moment. La BD n’est jamais la dernière. Elle est peut-être même la première. La preuve par quatre, vus de Belgique.

© Chauvel/Kerfriden chez Delcourt

ElyZée : Z comme… ni Zorro ni Zorglub

© Durpaire/Boudjellal chez Mourad Éditions

Résumé de l’éditeur : L’élection présidentielle 2022 aura lieu les 10 et 24 avril. Parmi les candidats : Éric Zemmour. Majeur, détenteur de la nationalité française, jouissant de ses droits civiques et politiques et inscrit sur les listes électorales, il ne lui reste qu’à recueillir la majorité des suffrages exprimés. Deux parcours se tissent en parallèle pour finir par s’entrecroiser : celui de Saïda, une migrante qui vogue vers la France afin d’obtenir l’aide de son cousin, « Zemmour » ; et celle du journaliste, écrivain et homme politique, Éric Zemmour, généralement classé à l’extrême droite de l’échiquier politique. Comme l’a attesté un ministre du gouvernement Macron « Zemmour a-t-il réellement toutes les prédispositions pour devenir un dictateur ? », ou à l’inverse, proposera-t-il un renouveau politique profitable à la France ? Élyzée vous invite à faire vos prospections sur l’avenir.

© Durpaire/Boudjellal chez Mourad Éditions

Même si la parole des concurrents est limitée dans le temps, voilà une personnalité qui a déjà fait couler beaucoup d’encre, plus que les autres, et a peut-être même volé la vedette au président sortant (et rempilant?), Emmanuel Macron. Éric Zemmour, en quelques mois, est devenu maître-étalon, polarisant le débat et obligeant tous les autres prétendants à se prononcer un peu ou beaucoup (dans les questions soumises par les journalistes, notamment) par rapport à lui et son « programme », plus extrême peut-être que les extrêmes. Le Pen puissance +?

Tant qu’à parler de Marine Le Pen, qui reste forte et pourrait accéder au second tour, on se souviendra qu’il y a quelques années, François Durpaire, l’historien spécialisé dans les questions d’éducation et de diversité culturelle, et l’artiste Farid Boudjellal, signaient la trilogie La Présidente. Version glaçante de ce que pourrait être une accession au pouvoir du Front « Rassemblement » National, à une ère ultrasécuritaire. La vision d’horreur ne s’était pas réalisée mais chaque élection voit resurgir son spectre, incarné pourquoi pas par d’autre trouble-fête aux valeurs qu’est censée porter la démocratie.

© Durpaire/Boudjellal chez Mourad Éditions

Loin de l’hagiographie mais aussi de la biographie (il ne faut pas compter sur ce nouveau roman-photo-graphique pour retracer point par point le parcours d’Éric Zemmour, mais il va tout de même rechercher les prémisses, les jeunes années du petit Éric), les deux auteurs poussent la porte d’un possible univers dans lequel Éric Zemmour accède au second tour, dépassé d’une courte tête par Emmanuel Macron. RaZ-de-marée plutôt que de Marine, même si on croise dans l’entourage de l’un et de l’autre des figures opportunistes, aux positions forcément bien tranchées pour que Zemmour clive un peu plus l’opinion et rallie à sa cause les votants qui lui permettront de réaliser son rêve, et notre cauchemar, à coup de populisme et de racisme primaire.

C’est chez Mourad (mais dites plutôt Maurice, cette fois, vous savez qu’il faut franciser les prénoms en Zemmourie) Éditions, nouveau projet éditorial qui signe le retour de Mourad Boudjellal que François Durpaire et Farid Boudjellal (le frère de l’autre, donc) fondent ce témoignage d’un futur en transition brusque et radicale, dans un format rougeoyant et broché, souple. Au contraire du futur-président qui compte bien appliqué à la lettre son programme dégénéré. À commencer par l’immigration. Quitte à renier le principe qui a permis à sa famille d’hier et d’aujourd’hui de résider et vivre dans ce « beau pays qu’est la France ». En amenant par bateau une potentielle cousine de l' »ancien » polémiste, Durpaire et Boudjellal testent et éprouvent le credo d’Éric, en guettant l’Épiphanie mais craignant le désaveu même des siens.

© Durpaire/Boudjellal chez Mourad Éditions

Pas de surprise. Ceux qui ont aimé détester le (non-)style pris par Farid Boudjellal sur La Présidente ne changeront pas d’avis. En se servant de photos, rebidouillées sur logiciels, retravaillées par quelques traits, avec un effet pixel pas toujours des mieux réussis, le dessinateur réalise un assemblage d’images finalement neutres, sur lesquelles le regard glisse, mais auxquelles on peut tout faire dire (c’est la mode, à présent, regarder encore le débat propagande ou vérité autour des sinistres images venue du charnier de Boutcha en Ukraine). Ce que fait François Durpaire, donc, en ramenant le témoignage tangible des perspectives qu’il offre à la France, des projections, mais aussi des fausses anecdotes sur le froid régnant lors du passage de flambeau. Ce JT est un laboratoire, tentant de sonder l’imprévisible humain (y compris dans les comportements politiques) avec les quelques thèmes phares porter aux nues par le candidat Zemmour. Les auteurs ne nous assomment pas, la lecture est fluide (même pour un Belge qui ne vit pas la France et ses débats au quotidien), peut-être un peu trop courte et trop légère. D’une trilogie, on est passé à un épisode de 98 pages. Le duo aurait pu aboutir plus cette dystopie mais vu le laps de temps dans lequel Zemmour est devenu candidat, il y avait urgence… commerciale? Pour ceux qui ne sont pas éclairés au pays des Lumières, voilà un témoignage choc mais trop soft qui peut toutefois faire oeuvre utile et ouvrir le dialogue en faisant tomber les masques machiavéliques. En manquant toutefois de férocité et d’un ton extradiégétique.

Ulysse Nobody, de l’errance à l’aura, et vice-versa

Résumé de l’éditeur : Acteur dévalué, réduit à faire le « zouzou » à la radio, Ulysse Nobody vient de se faire jeter de Radio Plus, après une prestation désastreuse en direct. Rejeté de partout, Ulysse se retrouve sans travail, sans droits au chômage, sans le sou. Sans rien. Le voici aux abois. Une rencontre va changer son destin. Pour le meilleur, momentanément, et le pire, durablement. Fabio, un ancien collègue de Radio Plus, travaillant désormais « dans la communication », souhaite aider Ulysse : il l’a toujours trouvé « génial » et il estime de la plus grande injustice qu’un talent comme le sien ne soit pas reconnu. En fait de « communication », Fabio milite pour le PFF, le Parti fasciste français, dirigé par Maréchal, candidat à l’élection présidentielle. Fabio propose à l’acteur de prendre la parole sur la scène du Zénith de Lille où se tient le grand meeting fasciste : « Il y aura 10 000 personnes pour t’applaudir. » De fait, Nobody fait un tabac : « Vive le PFF, vive la France ! », conclut-il sous une avalanche de vivats enthousiastes. Maréchal, ravi de son « show », lui propose alors d’être un candidat du Parti fasciste aux législatives.

© Mordillat/Gnaedig chez Futuropolis

Ah ben, si vous vouliez lire dans ÉlyZée la rétrospective d’un artiste, homme de télé ou de radio qui en arrive à briguer un mandat au plus haut échelon de la République, voilà un album qui pourrait bien vous contenter. Avec Ulysse Nobody, homme de radio et comédien raté qui joue son dernier rôle, son va-tout, devant le plus beau parterre depuis des lunes, Gérard Mordillat et Sébastien Gnaedig racontent le parcours d’un candidat tombé du ciel pour le Parti fasciste français. Un never-been bonhomme mais avec ce petit truc pour faire chavirer les foules et qui obtient tout d’un coup un fameux coup de projecteur. Un destin qui n’est pas sans évoquer le virage politique, extrême, pris par Franck de la Personne, il y a quelques années, en appuyant le Front national de Marine Le Pen. L’acteur s’était pris les pieds dans le tapis au point d’être effacé d’un film et de voir sa carrière artistique adopter l’encéphalogramme plat. Qui joue peut gagner mais peut perdre souvent.

© Mordillat/Gnaedig chez Futuropolis

Car si l’homme politique peut être vu comme un rôle de plus, paroles et actes peuvent vous poursuivre beaucoup plus loin que le moment où vous déciderez de changer de costume. C’est ce qu’Ulysse va apprendre à ses dépens. Et si son côté « à part » peut être séduisant – tout d’un coup il se sent à nouveau désiré d’une femme, il fait salle (et meeting) comble, trouve de nouveaux amis -, force est de constater que la hype d’un moment peut vite retomber. Encore plus quand on n’est pas rompu à l’exercice de la représentation permanente à toute heure du jour et de la nuit. Même dans la peau de celui qu’on n’est pas vraiment, il faut avoir les épaules solides, tenir le coup.

© Mordillat/Gnaedig chez Futuropolis

Qu’en pense Ulysse ? Rien ou pas grand-chose, c’est un électron libre, il suit le courant, engageant son visage et ses mots mais peut-être pas ses vrais credo. Quand on est nobody, ne peut-on pas être tout le monde? Et tant qu’à parler de l’eau, celle qui est omniprésente en couverture et dans laquelle le personnage semble se noyer, c’est l’une des belles idées poétiques de cette bande dessinée. La mer peut être calme mais peut aussi être prise de courants contraires. Dans le grand bain, Ulysse est en apnée, bridée dans son art de la créativité mais pas dans celui de cliver. Durablement. Qu’en pensent les potes du café multiculturel où il a ses habitudes?

© Mordillat/Gnaedig chez Futuropolis

De cette machine à broyer les petites mains qui peuvent faire avancer la cause, honnie, Gérard Mordillat et Sébastien Gnaedig livrent une fable graphique qui remodèle la fiction à partir de faits déjà arrivés et qui arriveront encore. Une montagne russe donc l’ascension est courte et fameuse mais dont la dégringolade ne s’ose pas à vélo même avec des bons freins. Si le dessin de Gnaedig est parfois inconstant et manque de relief (le décor est tristounet, souvent vide, Ulysse Nobody est un roman graphique tour à tour drôle et effrayant, très réussi notamment par les nuances qu’il apporte (il y en a rarement dans les discours de ces meetings racistes et populistes) à cet homme qui frôle la diabolisation mais reste attachant parce que totalement perdu dans un monde qu’il ne reconnaît plus. Et auquel il contribue malgré lui.

© Mordillat/Gnaedig chez Futuropolis

Res Publica: loin des punchlines qui dévient l’attention, voilà le bilan profond et éclairant qu’Emmanuel Macron avait promis sans jamais s’y risquer

© Chauvel/Kerfriden chez Delcourt

Résumé de l’éditeur : « Qui a du fer a du pain. » écrivait Blanqui en 1851. Presque deux siècles plus tard, les Français ont dû avoir recours à l’un pour conserver l’autre. Dernier pays occidental à ne pas avoir plié sous le joug néolibéral, la France a dû livrer une bataille parfois sanglante pour ne pas se laisser laminer par le fameux projet d’Emmanuel Macron. Ce livre raconte ces cinq années de résistance.

© Chauvel/Kerfriden chez Delcourt

On le disait, une pique en chasse une autre et le bon mot relègue parfois le concept et l’étude en profondeur. Puisqu’Emmanuel Macron avait promis un examen annuel du boulot de son gouvernement mais ne s’y est pas vraiment risqué, David Chauvel et Malo Kerfriden le font pour lui dans un album somme: 340 et quelques pages pour nous replonger dans ce que fut la Macronie entre 2017 et 2021. Un bilan intense et profond d’une période qui a vu les pépins se succéder : gilets jaunes, Covid et plein de polémiques au travers desquels le leader de LREM (ça fait un peu LVMH, comme ça non?) a tenté de passer, sans toujours réussir à donner l’impression qu’il était du même monde que la majorité de ses administrés.

© Chauvel/Kerfriden chez Delcourt

Car, résolument, il ne vient pas du même univers et n’a pas la même conscience de la valeur de l’argent, du travail, qu’ on en trouve ou pas. Méthodiquement, David Chauvel et Malo Kerfriden retracent donc les premières années présidentielles, et ministérielles, avant ça, de ce golden boy pour qui la politique est arrivée très vite, sans vraiment qu’il en ait fait un projet. Mais avec les armes acquises dans ces expériences professionnelles dans la haute finance qui l’ont rendu millionnaire.

© Chauvel/Kerfriden chez Delcourt

Face à ce petit (mais trapu) livre jaune, on aurait pu se retrouver complètement désarçonné par l’omniprésence du texte et de planches surchargées par des discussions, des graphiques… Il n’en est rien. Dès les premières pages, on est happés par le travail dément et profond des deux auteurs. Parce que forcément, au rythme où va l’actualité, et d’autant plus quand on est belge comme moi, des sujets peuvent nous échapper et, de toute façon, il est difficile d’aller au fond des choses. Encore plus, de nos jours, quand elles tentent d’être noyée par des petits arrangements avec l’Histoire, des fake news ou les buzz et bad buzz. Il y a aussi les petites paroles gratuites, parfois incompréhensibles mais ça fait partie du jeu, qui font leur effet et éclipsent le vrai débat. Malin, le tandem ouvre d’ailleurs chaque chapitre par l’une ou l’autre déclaration du président Macron puis en fait la démonstration, ou le démontage.

© Chauvel/Kerfriden chez Delcourt

Mais, alors que dans quelques jours le peuple hexagonal dira, pourquoi pas, stop ou encore, le moment choisi par le duo d’auteurs est parfait pour nous replonger dans le mandat d’Emmanuel Macron, pas toujours à la hauteur mais ne manquant pas d’aplomb pour dire aux Français que s’il leur fait mal, c’est pour leur bien. Ce livre est le témoin de l’incompréhension entre le citoyen et son dirigeant. Quand le second dit au premier que s’il remet une loin en cause, c’est parce qu’il ne la comprend pas. Et si c’était l’élite, au pouvoir, dans un entre-soi assez regrettable quand on sait que le projet était de mettre des membres de la société civile aux rennes de l’État, qui était à côté de la plaque? Parce qu’ils n’ont pas le même salaire et les mêmes préoccupations que les petits. Parce qu’il y a agenda de ministre et horaire d’ouvrier.

© Chauvel/Kerfriden chez Delcourt

En long et en large, ce roman graphique passionnant, remet l’église (mais pas l’Olympe) au milieu du village, et a ceci de bouleversant qu’il acte comment la violence institutionnelle mais aussi physique a pu s’installer durablement à défaut du dialogue raisonné. En ramenant des ronds-points des témoignages de gilets jaunes, David Chauvel et Malo Kerfriden montrent à quel point c’est la diversité d’une population qui a souffert, et non quelques casseurs qu’on montre facilement du doigt. En allant rechercher le Macron d’il y a vingt-cinq ans, épouvantail sur sa pièce de théâtre, déjà sous le regard de Brigitte, les deux auteurs montrent à quel point, si le destin politique lui a ouvert grand les bras, Macron continue de se croire le héros d’une fiction, alors que son rêve est devenu le cauchemar de certains qui ne joignent plus les deux bouts. Le constat est fracassant, le propos est averti, Malo Kerfriden, lui, est habile à illustrer tous les sujets imaginables au cours d’un mandat. Entre symbolisme, reconstitution, répétition de scènes et création. Et si les discussions sont nombreuses, le dessinateur jamais ne nous lasse, saisissant toutes les opportunités dans cette brique pour être créatif et rendre cet album aussi convaincant que ludique. Res Publica, la chose est publique et doit le rester, dans la plus grande transparence.

© Chauvel/Kerfriden chez Delcourt

Innocent: politique-fiction entre espionnage et action, mais on sait à quel point la réalité est parfois plus loufoque que l’inventé

Résumé de l’éditeur : Aux yeux de sa famille, Innocent Le Mézec est avocat en droit des affaires ; alors qu’il est en réalité, un officier du contre-espionnage. Au lendemain du premier tour de la Présidentielle 2022, Innocent a pour mission de contrecarrer une opération d’espionnage Russe, visant à truquer les élections au bénéfice d’un parti d’extrême droite. Opérations d’influence en ligne, fake news et intoxication politique, Innocent va devoir remonter le flux des réseaux, affronter des espions étrangers et leurs hommes de main, au risque de mettre sa famille en danger de mort dans un duel final sans pitié.

© Traesch/Pacheco chez L’aqueduc bleu

Nouveau venu, indépendant, dans le monde de la (micro) édition, L’Aquebuc Bleu ouvre sa voie en surfant la vague des élections françaises avec un bon mix entre espionnage, thriller politico-juridique et geeks. Innocent, c’est l’album le plus détonnant de cette fiction, qui conjugue à la française les soupçons de corruption lors des dernières élections américaines.

© Traesch/Pacheco chez L’aqueduc bleu
© Traesch/Pacheco chez L’aqueduc bleu

Avec un scénariste-mystère , Bruno Traesch, dont c’est a priori le premier scénario (mais qui est l’éditeur derrière L’Aqueduc Bleu), Chico Pacheco (l’homme qui a dessinée l’inénarrable Un jour sans Jésus et Octofight) trouve une histoire complètement folle de testostérone et de rebondissements. À fond la caisse, cet album jongle avec la géopolitique internationale avec saveur et sans complexe, utilisant les clichés à bon escient pour dresser un portrait au karcher de nos dirigeants, leurs sbires et le monde interlope dans lequel ils se placent. On ne s’embête pas une seule seconde dans ce format petit mais costaud. En France aussi, on sait faire du cinéma d’action… même en BD!

© Traesch/Pacheco chez L’aqueduc bleu
© Traesch/Pacheco chez L’aqueduc bleu

Titre : Elyzée

Récit complet

Scénario : François Durpaire

Dessin : Farid Boudjellal

Noir et blanc

Genre : Docu-fiction, Dystopie, Politique, Roman photo-graphique

Éditeur : Mourad Éditions

Nbre de pages : 104

Prix : 18,50€

Date de sortie : le 10/03/2022

Extraits :

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Titre : Ulysse Nobody

Récit complet

Scénario : Gérard Mordillat

Dessin et couleurs : Sébastien Gnaedig

Genre : Drame, Politique

Éditeur : Futuropolis

Nbre de pages : 144

Prix : 20€

Date de sortie : le 09/02/2022

Extraits : 

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Titre : Res Publica

Récit complet

Scénario : David Chauvel

Dessin : Malo Kerfriden

Noir et blanc

Genre : Documentaire, Essai, Politique, Société

Éditeur : Delcourt

Nbre de pages : 320

Prix : 29,95€

Date de sortie : le 09/02/2022

Extraits :

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Titre : Innocent

Récit complet

Scénario : Bruno Traesch

Dessin : Chico Pacheco

Noir et blanc

Genre : Action, Espionnage, Politique, Thriller

Éditeur : L’Aqueduc Bleu

Nbre de pages : 132

Prix : 10€

Date de sortie : le 08/03/2022

Extraits : 

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