Aposimz, la planète des marionnettes: nouveau manga post-apocalyptique en demi-teinte du surdoué Tsutomu Nihei

Un nouveau manga SF à la beauté subtile et à l’intrigue enivrante: Aposimz. Le dessin ainsi que la trame de l’histoire nous montrent tout le potentiel d’un mangaka qui excelle dans ce domaine: Tsutomu Nihei.

Résumé: Sur l’astre géant Aposimz. En plein milieu d’un exercice de marche, Ao, Biko et Essro, habitants de la « poutrelle à la marche blanche », viennent au secours d’une fille étrange poursuivie par des soldats de l’empire de Revidor. Celle-ci leur confie un « code » et sept projectiles capables de bouleverser le monde!

Quel est cet environnement? Quel désastre a parcouru la surface de cette petite planète? Ce que l’on sait c’est que les humains survivants vivent cachés et sont à la recherche de nourriture. C’est lors d’une sortie d’un petit groupe de ceux-ci que l’intrigue démarre. Venant en aide à une jeune femme, ils se voient poursuivi par une troupe d’humanoïdes. Ils découvrent alors qu’en réalité la jeune femme est une cyborg poursuivie par des sbires de Revidor, l’Empire ayant remporté, semble-t-il, la bataille qui a ravagé Aposimz.

Tsutomu Nihei est un mangaka atypique. Après ses études d’architecture, il part aux États-Unis (New York) mais ne parvient pas à s’y faire une place. Il décide alors de retourner au Japon et intègre la plus grande maison d’édition du Japon (Kòdansha). Il remporte un prix en 1995 pour une histoire courte de « Blame« . Il décide alors de la développer et « Blame! » prend son essor. Il atteint alors la consécration international et est présenté à Angoulême en 2001, une exposition lui sera dédiée en 2019. Depuis, les succès s’enchainent, il est également l’auteur de « Knight of Sidonia ». Mais il dessine également un Wolverine pour Panini Comics, preuve de tout le potentiel tous azimuts de l’artiste.

Wolverine

Graphiquement, c’est une belle réussite. Le mangaka performe dans cet univers SF post-apocalyptique. Les traits sont gracieux et précis. On a l’impression qu’il se sert plus du blanc que du noir dans son dessin. La trame blanche invite d’ailleurs à la rêverie, on a l’impression, par moments, que dans les personnages et l’environnement tout est stylisé, proche du croquis. On comprend que nous avons affaire à un prodige du dessin et qu’il travaille à l’ancienne (à la main). Il y a des irrégularités mais c’est voulu.

L’ambiance qu’il met dans son manga nous plonge directement dans l’intrigue. Il développe un monde cruel où les cadavres jonchent le sol. Toute la gentille petite bande du début se fait dézinguer très rapidement. Et nous montre toute la difficulté de survivre dans cet univers de glace. Là, le mécanisme classique rentre en scène, le héros au charisme discutable n’a qu’une idée en tête: se venger. On tombe dès lors dans un scénario classique. Nous verrons comment l’auteur va pouvoir se réinventer et nous faire vivre autre chose…

Un premier tome en demi-teinte, donc. Le graphisme est époustouflant mais le scénario n’est pas des plus originaux. J’attends beaucoup de ce manga et de Tsutomu Nihei. Espérons qu’il puisse se démarquer de la concurrence.

Titre: Aposimz La planète des marionnettes

Tome:1

Scénario et Dessin : Tsutomu Nihei

Traduction: Yohan Leclerc

Genre: Action/Science-fiction/Post apocalyptique

Éditeur: Glénat

Collection: Glénat Seinen Manga

Nombre de page: 176

Prix: 7,60€

Date de sortie: le 10/11/2018

 

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