Le chant du Monde et celui de Giono inondent les aquarelles de Jacques Ferrandez

Après avoir adapté Camus ou Pagnol, mis en dessins les mots de Tonino Benacquista et tellement voyagé, Jacques Ferrandez continue d’explorer le monde des mots pour y mettre ses couleurs et sa musique. Cette fois, c’est Jean Giono qui lui offre un superbe terrain d’aventure et de drame. Le chant du monde, un western  où la nature a son mot et sa beauté à dire.

© Ferrandez chez Gallimard

Résumé de l’éditeur : Antonio, dit «Bouche d’or», est un homme du fleuve. Mais lorsque Matelot, le vieux bûcheron, vient lui demander de l’aide pour retrouver son fils disparu, il n’hésite pas à emprunter avec lui un chemin plus périlleux qu’il n’y paraît. Les deux hommes se dirigent vers le Haut Pays, territoire du terrible Maudru, chef des bouviers qui règne en maître sur les hommes et les bêtes…

© Ferrandez chez Gallimard

Il a déjà été plus loin, bien plus loin, Jacques Ferrandez. Mais la France, entre hier et aujourd’hui, n’est pas en reste pour célébrer l’aventure, le western, la tragédie. La Durance n’est pas une longue rivière tranquille quand les hommes veulent imposer leurs cris, de rage ou de détresse, au bruit de la nature qui les entoure.

© Ferrandez chez Gallimard

La nature, douce et dure à la fois, aurait-elle le contrôle sur le destin et les actes des hommes. C’est sûr l’environnement influence les manières de réagir face aux situations. Et entre les montagnes et les eaux tumultueuses, à la belle étoile ou sous le soleil de plomb, dans la neige, Bouche d’or et Matelot se mettent en quête d’un fils perdu. Slalomant entre les rencontres, chaque fois uniques et habitées, pour donner un surplus de psychologie à cette fable menée autant par le survival que la vengeance.

Dans des pièces éclairées à la lumière du feu ou à la lumière naturelle, les aquarelles de Jacques Ferrandez font merveille et donnent l’intensité nécessaire aux turpitudes au grand air que Giono avait imaginé, dans une lutte des classes dont les compteurs sont remis à zéro par Mère Nature. En deux parties et un épilogue, l’auteur fait sienne la poésie et le sens du verbe de Jean Giono pour réussir une oeuvre prenante, désespérée et n’ayant rien à envier aux westerns italiens ou américains. Et quel décor !

Notons qu’au moment de la sortie de l’album, il y a quelques mois, un documentaire (bien plus qu’un making-of) avait été diffusé sur France 3. Extrait: 

Titre: Le chant du monde

Récit complet

D’après l’oeuvre de Jean Giono

Scénario, dessin et couleurs : Jacques Ferrandez

Genre: Aventure, Drame, Western

Éditeur: Gallimard

Nbre de pages: 160

Prix: 22€

Date de sortie: 25/09/2019

Extraits:

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