Hunter porte un premier coup fatal, mortellement metal !

Le paysage metal belge chaque année voit l’éclosion de nombreux nouveaux bands, certains très talentueux. Hunter est de ceux là, et le band vient de sortir un premier album particulièrement réussi, qui vaut son pesant de cacahuètes.

Hunter est un groupe de heavy metal belge composé de cinq musiciens qui se connaissent depuis plus de vingt ans et qui ont uni leurs forces en 2016 pour donner naissance à un band qui joue du true metal dans la plus pure tradition du mot. Ici on est en présence d’un groupe qui a sa personnalité propre mais qui se situe dans la filiation évidente de mastodontes du genre comme Iron Maiden ou Judas Priest, avec de grosses influences émanant aussi de groupes comme Metal Church, Omen ou Diamond Head.

Riffs tranchants, guitares incisives, rythmique d’enfer qui écrase tout sur son passage tel un panzer, le band s’impose comme une valeur sûre du renouveau du metal traditionnel, même s’il n’en est aujourd’hui qu’à son premier opus. Composé de musiciens chevronnés comme Joost Vlasschaert – Guitar, Thomas Abeel – Guitar, Jeroen Wauters – Bass , Dries Deturck – Drums et David Walgrave – Vocals le combo frappe un grand coup avec ce premier effort éponyme. Hunter, l’album possède d’énormes qualités, et ne souffre que d’un seul défaut, c’est d’étre trop court. En effet dès que le dernier titre s’arrête on n’a qu’une envie c’est de se repasser l’album en boucle.

Composé de sept titres (on aurait aimé deux ou trois titres de plus) ce brûlot incandescent débute avec « Dominion » , une pièce épique oú vocaux et guitares s’en donnent à coeur joie et qui nous parle de la lutte entre le bien et le mal.

« Infiltrator » et son mid tempo évoque la marche d’un cyborg, tandis que « Then Comes The Night » (un titre qui s’impose vite comme un futur classique avec ses guitares mélodiques fulgurantes) nous plonge dans le Londres du 19ème siècle et nous conte l’histoire de Jack l’Eventreur sortant de la nuit dans un épais brouillard pour aller commettre ses crimes.

« Underground » se pose la question de l’existence, de la vie, de la mort, et de l’au delà. Sans doute le titre le plus optimiste de l’album, avec une fin qui apporte l’espoir d’un monde meilleur.

No Man’s Land «  est une charge épique sur le thème de la guerre que n’aurait pas renié Iron Maiden qui met en scène un dragon rouge vorace et buveur de sang.

« The Night of the Black Rose », avant dernier titre de l’album nous parle des aventures de Lord Soth un personnage issu des Dragonlance series qui sombrera dans la folie, et nous plonge dans un univers proche de Tolkien. « Glorious » clôture l’album de belle manière en faisant le lien avec  « Dominion » le titre d’ouverture.

Hunter s’affirme donc comme un groupe prometteur auteur d’un premier essai magistralement transformé et mis en valeur par une pochette accrocheuse qui nous présente un personnage qui pourrait devenir la mascotte du groupe comme Eddie l’est devenu pour Iron Maiden.

Gageons que leur prochain album proposera plus de titres et que sa production sera encore plus aboutie, car le groupe possède tout le talent nécessaire pour se trouver une place de choix dans l’univers du metal belge et même européen.

Une réussite !

Le groupe sera en concert à Bruxelles le 28/03/2020 au GC Everna à Evere en compagnie de Wildheart. Infos et ticketshttp://www.rockoasis.be

Jean-pierre Vanderlinden

Web : http://www.huntermetal.be/?fbclid=IwAR0xZsyA_KpaFtPa1WxhFXn98nLqw0toCovIFYuycjHDxB–ACwO7Zecm-A

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